Diamniadio a accueilli ce samedi le premier Congrès ordinaire de PASTEF-Les Patriotes, un rendez-vous marqué par la réélection d’Ousmane Sonko à la présidence du parti. Le président de PASTEF-Les Patriotes a, dans son discours, retracé le parcours du parti depuis sa création tout en fixant les orientations de la nouvelle phase de son action.
Devant des délégués venus des 553 communes du Sénégal ainsi que de la diaspora, Ousmane Sonko a présenté ce congrès comme un tournant majeur, marquant le passage de « la rupture politique » à « la transformation historique » du Sénégal.
Selon lui, la conquête du pouvoir n’était qu’une étape. Le véritable défi demeure désormais la transformation profonde de l’État et de l’économie afin de garantir une souveraineté politique, économique et culturelle du Sénégal.
« Organiser la souveraineté », tel est le mot d’ordre qu’il a lancé aux militants, défendant un projet fondé sur le panafricanisme, la démocratie populaire et la justice sociale.
Le leader de PASTEF a également insisté sur le rôle central du parti dans la conduite du projet politique en cours. Il a appelé les responsables et militants à préserver l’esprit de sacrifice qui a accompagné les années de lutte et à éviter toute forme d’éloignement du peuple.
Ousmane Sonko a également mis en garde contre les risques de ralentissement ou de détournement du projet de transformation une fois confronté aux réalités du pouvoir. Il a affirmé que la « révolution sénégalaise » ne repose pas sur des trajectoires individuelles, mais sur « un peuple, un parti, une mouvance et une conscience historique collective ».
Sur le bilan de l’exercice du pouvoir depuis 2024, il a défendu les choix opérés, citant notamment la transparence dans la gestion publique, la reddition des comptes, la rationalisation de l’État, la renégociation de certains contrats miniers, pétroliers et gaziers, ainsi que les efforts en faveur de la souveraineté économique.
Le président de PASTEF-Les Patriotes a appelé les militants à demeurer fidèles aux idéaux de souveraineté, de dignité et de justice qui ont fondé le parti, tout en invitant le Sénégal à poursuivre sa marche vers ce qu’il a qualifié de « liberté historique ».
