Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr El Hadj Abdourahmane Diouf, a lancé un vibrant appel à la paix au sein des universités sénégalaises. Face aux défis multiples qui entravent le bon fonctionnement de ces institutions, il a exhorté les étudiants, enseignants et personnels administratifs à unir leurs efforts pour stabiliser le calendrier académique et améliorer les conditions d’apprentissage.
Lors d’une déclaration faite vendredi 6 décembre, le ministre a dressé un bilan des maux qui gangrènent l’enseignement supérieur : insuffisance budgétaire, instabilité des calendriers académiques et problématiques liées aux bourses. Il a rappelé qu’un besoin urgent de 150 milliards FCFA avait été identifié pour combler les déficits et répondre aux attentes des universités.
DES SOLUTIONS EN COURS POUR STABILISER L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Dr Diouf a insisté sur l’importance de démarrer les années académiques dans les délais pour éviter les chevauchements. Il a souligné que des infrastructures promises étaient en cours de réalisation, malgré des contraintes persistantes. « Nous sommes encore dans le temps de mise en œuvre de nos engagements », a-t-il déclaré, tout en appelant les acteurs à faire preuve de patience et de responsabilité.
Lors d’un séminaire à Saly Portudal, les parties prenantes ont débattu de solutions pour stabiliser les années académiques. Cependant, le ministre a reconnu que certaines universités ne pourront pas encore offrir une rentrée normale. Il a néanmoins encouragé les efforts collectifs pour construire un avenir meilleur.
LA FERMETURE DE L’UASZ : UNE DÉCISION CONTROVERSÉE

Réagissant à la fermeture de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) après des violences étudiantes, Dr Diouf a affirmé qu’il soutenait la décision prise par le Conseil académique. « Je préfère être critiqué pour une fermeture d’université plutôt que d’assumer la mort d’un étudiant ou d’un policier », a-t-il déclaré avec fermeté.
Il a toutefois rappelé que cette décision ne relève pas de son autorité, mais bien des instances universitaires compétentes. Le ministre a condamné les violences tout en appelant les étudiants à privilégier le dialogue pour résoudre leurs différends.
LES AUTORITÉS RÉAGISSENT AUX PROBLÈMES STRUCTURELS
Plusieurs responsables ont apporté leur éclairage sur les défis des universités :
- Alioune Sène, directeur de la maintenance, a évoqué les projets d’urgence pour moderniser les infrastructures.
- Jean Amede Diatta, directeur des Bourses, a détaillé le paiement de 116 milliards FCFA pour les bourses nationales et étrangères. Il a plaidé pour plus de solidarité de la part des étudiants.
- Babacar Diop, directeur du CROUS de Saint-Louis, a alerté sur les impacts financiers des revendications estudiantines, appelant à la responsabilité collective.
- Saliou Diouf, vice-recteur de l’UGB, a souligné la nécessité d’augmenter les budgets et d’instaurer un pacte de paix pour renforcer le système éducatif.
UN APPEL À LA COHÉSION POUR L’AVENIR
Le ministre a conclu en lançant un message d’unité : « Laissez vos jeunes frères et sœurs venir s’inscrire dans les universités. » Pour lui, la paix est essentielle pour bâtir un enseignement supérieur capable de répondre aux attentes des générations futures. Malgré les défis, Dr Diouf reste optimiste, affirmant que les efforts en cours finiront par porter leurs fruits.
