La direction générale d’Air Sénégal a pris trois décisions majeures pour redresser la compagnie, en proie à des difficultés. Selon le journal L’Observateur, ces mesures ont été adoptées à l’issue d’une réunion entre le ministre des Transports aériens et les hauts responsables du pavillon national, en prélude au Conseil interministériel annoncé par le Premier ministre, Ousmane Sonko.
Équité salariale entre pilotes étrangers et nationaux
L’une des premières décisions du nouveau directeur général, Tidiane Ndiaye, est l’instauration de l’équité salariale entre les pilotes sénégalais et leurs homologues étrangers. Jusqu’ici, ces derniers percevaient des salaires deux fois supérieurs pour les mêmes prestations. De plus, ils bénéficiaient de logements pris en charge et d’un rythme de travail plus favorable : 15 jours de repos toutes les six semaines, contre seulement un mois de congés annuel pour les pilotes nationaux.
Formation et promotion des pilotes sénégalais
Une autre avancée significative concerne la montée en compétence des pilotes sénégalais. Désormais, neuf d’entre eux, dont cinq commandants de bord, sont habilités à piloter les Airbus A330, un privilège auparavant réservé aux expatriés. Deux commandants de bord ont également obtenu le titre d’instructeur sur ce type d’appareil.
Rationalisation des effectifs sans licenciements
Enfin, la restructuration d’Air Sénégal passe par une rationalisation des effectifs jugés pléthoriques. La direction générale assure toutefois qu’aucun licenciement n’est prévu. La réduction des coûts se fait principalement par le non-renouvellement des contrats à durée déterminée (CDD) et des contrats de prestation, sans toucher aux contrats à durée indéterminée (CDI).
Avec ces mesures, Air Sénégal amorce un tournant stratégique visant à améliorer sa compétitivité et à assurer une gestion plus équitable de ses ressources humaines.
