Les inquiétudes autour de la cybersécurité des infrastructures critiques de l’Etat, les recompositions du champ politique sénégalais et le sommet Africa Forward de Nairobi dominent la livraison de la presse quotidienne de ce mardi.
Les journaux accordent une large place à la multiplication des cyberattaques visant plusieurs structures stratégiques de l’Etat sénégalais.
Le Quotidien évoque ainsi ‘’une grosse faille dans le système’’ après une cyberattaque visant le Trésor public. Le journal souligne qu’après la Direction générale des impôts et domaines (DGID) et la Direction de l’administration générale et de l’équipement (DAF), ‘’le Trésor est le troisième +service+ stratégique de l’Etat attaqué’’.
Même tonalité chez L’AS qui parle d’’’insécurité informatique’’ et rappelle qu’ ‘’après les impôts et la DAF, le Trésor public piraté’’.
Les quotidiens reviennent également sur les dynamiques politiques internes marquées par des mouvements de restructuration et de repositionnement au sein des formations politiques.
L’AS évoque des ‘’restructurations tous azimuts’’. Selon le journal, Ousmane Sonko ‘’blinde son parti’’, tandis que ‘’les choix de Diomaye’’ montreraient un président qui ‘’avance méthodiquement ses pions et semble attendre l’instant parfait pour dévoiler sa véritable stratégie’’.
Le même quotidien rapporte également que ‘’l’AFP fait sa mue et dresse un réquisitoire sévère contre le régime actuel’’, en revenant sur une rencontre de cette formation politique à Saint-Louis.
Pour sa part, WalfQuotidien ouvre ses colonnes au porte-parole de la présidence et membre de la coalition Diomaye Président, Abdoulaye Tine, revenant sur le meeting de Mbour. ‘’Nous avons atteint les objectifs stratégiques du meeting’’, déclare-t-il.
Le sommet Africa Forward, organisé à Nairobi, retient aussi l’attention de plusieurs quotidiens qui y voient un moment de redéfinition des relations entre l’Afrique et la France, sur fond d’enjeux économiques, diplomatiques et sécuritaires.
Sud Quotidien affiche à sa une : ‘’Nairobi redéfinit l’axe Afrique-France’’. Le journal estime que cette rencontre ‘’redessine les contours d’une relation Afrique-France en pleine recomposition, sur fond d’exigences souverainistes, d’objectifs sécuritaires et d’ambitions économiques renouvelées’’.
Le quotidien souligne également l’appel lancé par des acteurs économiques africains en faveur d’« une Afrique plus engagée dans la valorisation des ressources, le développement des marchés et la conquête de sa souveraineté économique’’.
Dans le même registre, Le Quotidien met en avant ‘’l’appel de Baidy Agne au secteur privé africain à assumer ses responsabilités’’, alors que WalfQuotidien relaie les attentes exprimées par les patronats africains et français.
Selon le journal, le président du patronat sénégalais a estimé les besoins du continent en infrastructures à ‘’120,8 milliards de dollars par an d’ici à 2030’’.
La participation du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, au sommet de Nairobi occupe également une place importante dans les colonnes des quotidiens.
L’AS revient notamment sur la rencontre entre le chef de l’Etat sénégalais et son homologue français, Emmanuel Macron. Le journal rapporte que ‘’cette rencontre bilatérale a permis aux deux chefs d’Etat d’échanger sur les relations de coopération entre le Sénégal et la France, dans un contexte marqué par une volonté de renforcer les partenariats stratégiques entre les deux pays’’.
Le Soleil évoque pour sa part un agenda présidentiel rythmé par ‘’panels et audiences’’. Le quotidien indique que ‘’des discussions de haut niveau sur le sport et le développement ont permis au chef de l’Etat d’aborder les Jeux olympiques de la jeunesse’’, tout en insistant sur des audiences destinées à ‘’mobiliser les partenaires autour de l’agenda national 2025’’.
De son côté, EnQuête parle de ‘’l’heure des vérités’’ dans les relations entre le Sénégal et la France. ‘’Paris en recul au Sahel, Dakar en équilibre : une relation à réinventer sous contrainte’’, analyse le journal.
WalfQuotidien estime enfin que le président Bassirou Diomaye Faye est ‘’à la croisée des chemins’’, en s’attardant sur les enjeux économiques et diplomatiques liés à sa participation au sommet de Nairobi.
