Dans le cadre de la cooperation interministérielle, les ministres en charge de l’Energie, du Pétrole et des Mines et celui des Forces armées ont signé ce mercredi un contrat de construction du centre traitement des grands brûlés de l’hôpital principal de Dakar.
Le nouveau centre, d’un coût de 15 milliards de FCFA, vise à renforcer la capacité de prise en charge des cas les plus critiques.
L’ambitionne, c’est également de faire chuter le taux de mortalité des grands brûlés à moins de 5 %, grâce à des équipements modernes et un personnel spécialisé.
Le ministère de Forces, le Général Birame DIOP a déploré la très faible offre litière dont dispose le Sénégal.
« L’hôpital de référence dont on parle, ne dispose que de 3 lits qui peuvent prendre en charge les grands brûlés».
Il plaide ainsi pour une accélération des travaux afin qu’au bout des 18 mois prévus, le Sénégal puisse avoir son Centre qui va traiter les grands brûlés.
L’ambition est d’autant plus grande que son co-signataire, ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop annonce que le centre sera un « hub dans la sous-région ».
Il rassure que ses services travaillent dur pour la mise en œuvre.
« La fondation Senelec a pu mobiliser la moitié des 15 milliards prévus ».
Les autorités ministérielles s’engagent à livrer le centre de traitement des grands brûlés dans les 18 mois à venir.
Une infrastructure pour répondre à une urgence sanitaire : 25 000 cas de brûlures chaque année dont au moins 1 000 graves
Le Chef du Gouvernement Ousmane Sonko avait procédé, le 4 juillet 2025, à la pose de la première pierre du Centre de Traitement des Grands Brûlés de l’Hôpital Principal de Dakar. Une première infrastructure du genre au Sénégal, qui vient répondre à une urgence sanitaire souvent négligée.
Chaque année, le pays enregistre plus de 25 000 cas de brûlures, dont au moins 1 000 cas graves nécessitant une hospitalisation. À ce jour, l’Hôpital Principal de Dakar, seule structure de référence, prend en charge quelque 800 patients brûlés par an, avec seulement 3 lits dédiés au traitement de ces cas, dont 200 enfants suivis en pédiatrie.
Ce projet constitue une avancée importante dans le secteur de la santé publique au Sénégal, en particulier dans la lutte contre les traumatismes liés aux brûlures, longtemps relégués au second plan dans les politiques sanitaires.
