Le Secrétaire d’État chargé du Développement des PME et PMI, Ibrahima Thiam, a réaffirmé l’ambition des autorités de faire des petites et moyennes entreprises un moteur central de la transformation économique du Sénégal.
Revenant sur la Stratégie nationale de promotion et de développement des PME/PMI, présentée en Conseil des ministres au mois de février dernier, il a expliqué que cette démarche vise avant tout à mettre en place « un cadre de gouvernance stable » ainsi qu’un programme structurant inscrit dans la durée.
Selon lui, cette stratégie s’inscrit dans le cadre plus large de la stratégie nationale de développement 2025-2029 et sera soutenue par un vaste programme d’appui aux entreprises qui constituera le point de départ de l’ensemble des objectifs fixés par l’État.
« Ce programme prend en compte l’ensemble des dispositifs issus de la stratégie nationale », a indiqué Ibrahima Thiam, précisant qu’il concernera aussi bien les PME, les PMI, les acteurs du secteur informel que les grandes industries.
Le programme en question est estimé à 71 milliards FCFA. Sa structuration est actuellement en discussion avec le ministère de l’Économie et des Finances, en vue d’une budgétisation dans une prochaine loi de finances.
Le Secrétaire d’État considère ce futur dispositif comme « une bonne nouvelle pour les entreprises », soulignant qu’il s’agira, pour la première fois, d’un programme porté directement par l’État avec un financement stable susceptible d’être accompagné par les partenaires techniques et financiers.
L’objectif affiché par les autorités est de renforcer durablement la compétitivité des entreprises sénégalaises à travers plusieurs leviers : la formalisation, l’accès au financement, l’amélioration de la compétitivité et l’accès aux marchés.
Concernant l’emploi, le gouvernement maintient son ambition de créer 500 000 emplois directs formels à l’horizon 2029. Un objectif que Ibrahima Thiam juge même dépassable si les mécanismes d’accompagnement et de financement sont renforcés.
Il a également annoncé des discussions autour de la mise en place d’un Fonds d’appui aux entreprises destiné à mobiliser davantage de ressources stables au profit des PME et PMI.
Sur la question de l’accès des PME aux marchés publics, Ibrahima Thiam a reconnu que les entreprises nationales rencontrent encore de nombreuses difficultés. Actuellement, leur part dans les marchés de l’État est estimée à seulement 7,5 %.
L’objectif fixé par les autorités est désormais de porter ce taux à 15 % d’ici 2029 afin de renforcer la présence des entreprises nationales dans la commande publique.
Pour corriger cette situation, les autorités travaillent avec les banques, les PME et la Caisse des dépôts et consignations afin de trouver des mécanismes permettant de faciliter le rachat des créances de l’État
