Le Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT) a vivement critiqué le pouvoir en place dans une déclaration rendue publique ce 30 mai 2026 sous le titre évocateur : « Le Sénégal ne doit pas sombrer ». Dans ce texte, le parti dénonce ce qu’il considère comme une dérive politique et institutionnelle du régime de PASTEF et appelle à une mobilisation des forces démocratiques pour « sortir le pays de l’ornière ».
Le PIT s’attaque notamment à l’accession d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale, qu’il qualifie d’« usurpation commise au grand jour ». Selon le parti, le nouveau président de l’institution parlementaire s’est arrogé le statut de deuxième personnalité de l’État à travers un « jeu de chaises musicales » qu’il juge contraire à l’esprit démocratique.
La formation politique critique également le discours prononcé par Ousmane Sonko lors de son installation, notamment ses références à l’éthique et à la morale en politique. Le PIT estime que ces propos contrastent avec les actes qu’il reproche au régime actuel.
Dans sa déclaration, le parti dresse un tableau sombre de la situation nationale, évoquant une crise économique, financière, sociale et politique « d’une rare sévérité ». Il accuse le pouvoir de poursuivre des politiques ayant conduit à la destruction d’emplois, à l’affaiblissement du secteur agricole et à une détérioration générale des conditions de vie des populations.
Le PIT s’est également inquiété de la continuité annoncée par le nouveau Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lô. Selon le parti, la volonté affichée de maintenir le même cap gouvernemental malgré un changement d’équipe ne laisse entrevoir aucune rupture avec les orientations actuelles.
Face à cette situation, le PIT invite les composantes de l’opposition, notamment le Front pour la Défense de la République (FDR) et la Conférence des leaders de l’opposition, à renforcer leurs initiatives dans le respect des lois de la République. Le parti appelle également les citoyens à une prise de conscience collective afin de préserver les acquis démocratiques du pays.
« Il est encore possible d’agir », affirme le PIT, qui estime toutefois que chaque retard dans la réaction des forces politiques et citoyennes pourrait accentuer les difficultés du Sénégal.
