À l’occasion de la commémoration du 80ᵉ anniversaire du Massacre de Thiaroye, le président Bassirou Diomaye Faye a présenté un ambitieux programme pour préserver la mémoire des tirailleurs sénégalais et transmettre leur histoire aux générations futures. Ces mesures visent à renforcer les liens historiques avec 16 pays africains ayant également contribué au recrutement de ces soldats.
Un mémorial à Thiaroye
Le chef de l’État a annoncé la construction d’un mémorial à Thiaroye, conçu comme un lieu de recueillement et de mémoire. Ce site sera ouvert au public et aux nations dont les tirailleurs étaient originaires, symbolisant ainsi une histoire partagée au-delà des frontières.
Un centre de documentation et de recherche
Pour sauvegarder les récits et archives liés aux tirailleurs, un centre de documentation et de recherche verra le jour. Ce lieu accueillera des chercheurs, des témoignages, et favorisera une meilleure compréhension de cet épisode marquant de l’histoire africaine.
Un hommage dans les espaces publics
Afin d’inscrire cet héritage dans le quotidien, des rues et des places seront renommées en mémoire des tirailleurs sénégalais et du Massacre de Thiaroye, perpétuant ainsi leur souvenir dans le paysage national.
Une intégration dans les curricula scolaires
L’histoire de Thiaroye sera désormais enseignée dans les écoles, offrant aux jeunes une meilleure connaissance de cet événement tragique. L’objectif est de transmettre un savoir historique et de renforcer le sentiment d’appartenance à une mémoire collective.
La création d’une journée dédiée
Le président a également décrété le 1er décembre comme la Journée des tirailleurs sénégalais, en hommage aux victimes du Massacre de Thiaroye. Cette date deviendra un moment annuel de commémoration et de réflexion.
Ces initiatives s’inscrivent dans une volonté de réappropriation et de valorisation de l’histoire des tirailleurs, symbole de courage et de sacrifices partagés. Le président Faye a ainsi souligné l’importance de garder vivante la mémoire de ces héros, tout en consolidant les liens entre les nations africaines qui partagent cet héritage commun.
