La coalition « Takku Wallu » est sortie de son mutisme depuis les législatives du 17 novembre passée. Et sur ce, la porte parole du jour qui n’est personne d’autre que l’ancien Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Aissata Tall Sall, par ailleurs députée est revenue sur la question de la loi d’Amnistie, alors que la première session de l’Assemblée nationale est fixée au 02 décembre 2024.
L’autre chose qu’ils disent, on va abroger la loi d’amnistie. On attend. Ils n’ont qu’à essayer d’abroger la loi d’amnistie. C’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Et c’est une spécialiste qui vous parle. Et je parle sous le contrôle de mes confrères » , a déclaré Aissata Tall Sall.
Vous savez quel est le problème ? En droit pénal, il y a ce qu’on appelle l’intangibilité des droits acquis et la non-rétroactivité des lois. Alors, les gens, certaines personnes ont bénéficié de la loi d’amnistie. Et pas n’importe laquelle. Je rappelle que le Président de la République et son Premier ministre sont sortis de prison grâce à la loi d’amnistie. » , ajoute-t-elle.
« Alors, la non-rétroactivité des lois permet que la loi qui abroge la loi d’amnistie, ou ne permet pas que la loi qui abroge la loi d’amnistie fasse rétroagir et aller chercher des actes qui sont couverts par la loi d’amnistie. C’est un débat sérieux. Il ne faut pas qu’on s’amuse avec ça. Parce que nous amuser avec ça, veut dire que le Sénégal, justement, ne sera plus un État de droit. Nous amuser avec ça, veut dire qu’on va ramener notre régime à un régime ‘naha-naha’ où on peut faire n’importe quoi seulement parce qu’on a une majorité, une majorité soi-disant écrasante à l’Assemblée nationale » , a déclaré la députée.
