Les autorités béninoises ont suspendu Yango quelques mois après son lancement dans le pays, l’accusant d’opérer sans autorisation, et ont demandé à Gozem de régulariser sa situation « dans un délai de deux mois ».
Le directeur des transports terrestres et aériens du Benin, Jacques Ayadji, a notifié dans un courrier adressé au directeur de Yango au Bénin la « suspension immédiate » des activités du service de voitures de transport avec chauffeur (VTC) et l’a invité à procéder à « une demande d’autorisation ». « Des véhicules immatriculés au Bénin et arborant des affiches Yango effectuent en toute illégalité le transport de personnes à travers les villes de Cotonou et environs », a détaillé la lettre datée du 5 décembre.
Filiale du « Google russe »
Les services de VTC sont en plein essor sur le continent, où les transports publics sont souvent insuffisants, notamment auprès d’une jeunesse nombreuse et de plus en plus connectée. Yango, une start-up permettant de commander une voiture avec chauffeur via une application sur téléphone mobile, est arrivée au Bénin en août et est déjà présente dans une dizaine de pays d’Afrique comme le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, mais aussi en Asie, au Moyen-Orient, en Europe et en Amérique latine.
Cette société est une filiale du géant russe Yandex, surnommé le « Google russe », racheté en début d’année par des hommes d’affaires proches du Kremlin. En octobre, Yango avait déjà été suspendu au Togo voisin pour avoir opéré sans autorisation.
