Docteure Aoua B. Ly-Tall, consultante internationale en développement humain et sociologue reconnue, a récemment été nommée membre du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA). Cette décision, bien qu’elle souligne son impressionnante carrière académique et professionnelle, suscite des controverses en raison de ses positions passées.
Dre Ly-Tall est une experte multidimensionnelle dont les contributions s’étendent à plusieurs domaines, notamment le genre, l’environnement et la diversité culturelle. Elle a travaillé avec des institutions prestigieuses telles que les Nations Unies (FNUAP, UNIFEM, FAO), des organisations gouvernementales et non gouvernementales, ainsi que des universités comme l’Université d’Ottawa et Mohammed V au Maroc.
Ses recherches se sont notamment concentrées sur des thématiques sensibles comme les mutilations génitales féminines (MGF), l’égalité de genre, et les droits des femmes dans des contextes religieux et culturels. En 2007, elle s’est illustrée par son étude approfondie sur le Code de la famille marocain (« Moudawana »), initiant des réflexions sur la compatibilité entre les préceptes islamiques et les droits humains universels.
Son expertise reconnue en genre et développement durable, son rôle de conférencière et ses initiatives académiques, comme le projet « Femmes, Religions et Paix », témoignent d’un engagement sans faille pour des causes sociales et humanitaires.
Malgré ce brillant parcours, sa nomination au CNRA fait l’objet de vives critiques. Plusieurs observateurs rappellent que Dre Ly-Tall a, dans le passé, exprimé des opinions jugées très critiques envers l’actuel Premier ministre et son parti. Ces prises de position publiques, souvent tranchées, sont perçues par certains comme incompatibles avec le rôle de régulation impartial attendu au sein du CNRA. D’autres vont plus loin, évoquant ses liens supposés avec l’ancien régime.
