Le Premier ministre Ousmane Sonko se présentera ce vendredi 21 février 2025 devant les députés de la 15e législature pour une séance de questions d’actualité, conformément à l’article 85 de la Constitution. Un exercice parlementaire qui s’inscrit dans la mission de contrôle de l’action gouvernementale par les représentants du peuple.
Un rendez-vous constitutionnel attendu
Le face-à-face entre Ousmane Sonko et les parlementaires débutera à 16 heures à l’Hémicycle. Cette obligation constitutionnelle permet aux députés d’interpeller le Premier ministre sur des sujets d’intérêt national. Selon Alioune Souaré, spécialiste des questions parlementaires, cette procédure s’appuie sur l’article 92 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui fixe les modalités de cette séance.
Un dispositif bien encadré
L’expert rappelle que les questions d’actualité, introduites dans le Règlement intérieur en 2010, doivent porter sur des faits remontant à un mois au moins. Dès l’ouverture de la séance, le président de l’Assemblée nationale rappellera les règles et distribuera la parole selon un planning préétabli. Pour cette session, 10 députés interviendront : huit du groupe Pastef, un du groupe « Takku Wallu Sénégal » et un non-inscrit. Chaque parlementaire disposera de trois minutes pour poser sa question, avant la réponse du Premier ministre.
Un dispositif à améliorer ?
Alioune Souaré souligne que l’article 85 de la Constitution impose au gouvernement de répondre aux questions des députés au moins une fois par mois. Cependant, il s’interroge sur la fréquence de ces séances, qui pourraient contraindre le Premier ministre à se présenter jusqu’à neuf fois par session parlementaire. « C’est un mécanisme essentiel de contrôle, mais il faudrait mieux l’encadrer pour éviter qu’il ne perturbe l’agenda institutionnel du chef du gouvernement », prévient-il.
Une tradition républicaine respectée
L’expert en droit parlementaire rappelle que cette pratique, inspirée du modèle français en 2010, a été appliquée par les prédécesseurs d’Ousmane Sonko, notamment Mahammed Boun Abdallah Dionne et Amadou Ba. Il se félicite du respect de cette tradition républicaine et espère que l’exercice permettra aux citoyens d’obtenir des réponses claires sur les grands enjeux du pays.
Cette séance parlementaire suscite un vif intérêt, tant du côté des politiques que de l’opinion publique, impatiente d’entendre les explications du Premier ministre sur les dossiers brûlants de l’actualité nationale.
