La cérémonie officielle de remise des diplômes de la 53e promotion du Centre d’Études des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI) s’est tenue ce jeudi 21 mai 2026 à l’auditorium UCAD 2, sous la présidence du ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall.
Cette promotion porte le nom du journaliste Mame Less Camara, choisi comme parrain, tandis que le Bénin a été désigné pays invité d’honneur.
34 nouveaux diplômés sur le marché des médias
Au total, 34 journalistes ont reçu leur diplôme à l’issue de leur formation au CESTI, dont 12 journalistes spécialisés en télévision, 12 en radio et 10 en presse écrite. Une diversité de profils qui illustre, selon les responsables de l’école, l’adaptation du CESTI aux évolutions du paysage médiatique.
Mamadou Ndiaye met en garde contre les dérives du métier
Dans son discours , le directeur du CESTI, Mamadou Ndiaye, a exhorté les nouveaux diplômés à faire preuve d’éthique et de responsabilité.
« Soyez dignes du CESTI, cette école de référence. Soyez dignes de votre parrain Mame Less Camara, reconnu pour son respect des règles d’éthique et de déontologie », a-t-il déclaré.
Il a également dénoncé certaines dérives dans le paysage médiatique, regrettant que « la chronique était réservée à l’élite journalistique », avant d’appeler les jeunes reporters à « être au-dessus de la mêlée », en privilégiant rigueur, crédibilité et responsabilité.
Sur le plan institutionnel, il a alerté sur les conditions d’apprentissage : « Nous sommes à l’étroit », a-t-il reconnu, plaidant pour de nouvelles infrastructures adaptées aux ambitions de l’école.
Enfin, il a annoncé que cette cérémonie serait sa dernière remise de diplômes en tant que directeur, son second mandat arrivant à son terme dans les prochains mois.
L’État promet un soutien accru au secteur des médias
De son côté, le ministre Alioune Sall a salué la mémoire du parrain de la promotion et rendu hommage à son apport au journalisme sénégalais.
Il a surtout mis en avant l’engagement de l’État en faveur de la formation des professionnels des médias, soulignant l’augmentation du fonds d’appui, passé de 25 à 125 millions de FCFA, soit une hausse de plus de 400 %.
Selon lui, cette mesure traduit la volonté des autorités de renforcer les capacités des acteurs du secteur et de consolider la presse nationale.
Le ministre a également insisté sur la protection des travailleurs des médias : « Il ne peut y avoir de presse forte et crédible sans journalistes et techniciens protégés et respectés », a-t-il affirmé, appelant au respect de la convention collective et des cotisations sociales.
S’adressant aux nouveaux diplômés, il les a mis en garde contre les pressions du métier : « Vous serez confrontés au buzz et aux tentations de facilité. Souvenez-vous que la crédibilité est le premier capital du journaliste », a-t-il conclu.
