Le Groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal hausse le ton après la décision du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de solliciter une seconde lecture de la loi modifiant l’article L29 et abrogeant l’article L30 du Code électoral.
Dans un communiqué publié ce vendredi, le groupe parlementaire de l’opposition affirme avoir lui-même suggéré cette option au chef de l’État. Mais Takku Wallu dénonce surtout la rapidité avec laquelle la procédure a été enclenchée au sein de Assemblée nationale du Sénégal.
Selon le communiqué, le président de l’Assemblée nationale aurait convoqué successivement le bureau, la conférence des présidents, la Commission des lois puis la séance plénière dans des délais jugés « précipités ». Le groupe estime qu’« rien n’obligeait l’Assemblée nationale à se précipiter ainsi » et parle d’une « violation manifeste » du règlement intérieur.
Takku Wallu Sénégal accuse également le président de l’Assemblée nationale de vouloir engager l’institution dans un « bras de fer politique » avec le président de la République. Le groupe parlementaire considère que cette démarche transforme l’Assemblée en « bras armé d’un groupuscule dans une guerre qui ne saurait la concerner ».
Malgré les protestations de certains députés, l’opposition affirme que la procédure s’est poursuivie sans prise en compte de leurs observations. Elle refuse ainsi de « s’associer à une telle forfaiture » et appelle les parlementaires à prendre leurs responsabilités afin de préserver l’image et le rôle de l’institution parlementaire.
Dans son communiqué, Takku Wallu Sénégal avertit également des risques d’une « crise institutionnelle » qui serait désormais installée au cœur de l’Assemblée nationale. Le groupe appelle enfin à mettre un terme immédiat à ce qu’il qualifie de « mauvais jeu politicien », dans « l’intérêt exclusif du peuple sénégalais ».
