Les efforts de déminage en Casamance progressent significativement, avec plus de 2,2 millions de m² assainis depuis 2008 dans 54 localités. Lors d’une réunion cruciale du comité régional de pilotage, les autorités ont fait le point sur cette opération humanitaire majeure.
Le directeur du Centre national d’action antimine (Cnams), l’ambassadeur Papa Magueye Diop, a révélé que 504 engins explosifs ont été détruits. Sur les 20 localités restantes, 14 sont actuellement abandonnées et 6 font l’objet d’enquêtes.
Le gouverneur de la région, Mor Talla Tine, a souligné l’importance stratégique du déminage dans le processus de paix. « L’État a décidé d’investir 15 milliards de FCfa pour accélérer les opérations », a-t-il déclaré, réaffirmant l’objectif de rendre le Sénégal exempt de mines d’ici 2026.
Le bilan est lourd : 870 victimes officiellement répertoriées, dont 186 présentent des séquelles physiques. Les élus locaux, comme Maurice Diédhiou et Sagar Coly, demandent une intervention plus rapide pour permettre le retour des populations déplacées.
Depuis 2023, l’ONG Humanité Inclusion mène des opérations de déminage dans l’arrondissement de Nyassia, après la sécurisation du terrain par l’armée. Malgré les progrès, des défis persistent, notamment dans des communes comme Santhiaba Manjack où de nombreux villages restent encore à déminer.
L’engagement des autorités est clair : transformer la Casamance en territoire sûr et faciliter le retour des populations déplacées.
