La capitale sénégalaise, Dakar, fera face à une qualité de l’air très dégradée ce jeudi, selon un bulletin conjoint de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) et du Centre de gestion de la qualité de l’air (CGQA). La cause principale serait un renforcement du vent sur le Sahara, entraînant une importante transportée de poussière vers le territoire sénégalais.
Un indice rouge pour les prochaines 48 heures
Les prévisionnistes annoncent que l’indice de qualité de l’air restera au niveau « rouge », indiquant une qualité « très mauvaise », pendant les prochaines 48 heures. Cette situation est attribuée à un renforcement du vent sur le désert du Sahara entre mercredi et vendredi, causant un soulèvement massif de poussière transportée vers le Sénégal.
Des régions lourdement affectées
La dense couche de poussière affectera l’ensemble du pays, avec une intensité particulière dans les régions de Dakar, Thiès, Diourbel, Fatick, Kaolack et Kaffrine, situées au centre et à l’ouest. Les régions de Saint-Louis, Louga, Matam, Podor, Linguère et Tambacounda, dans le nord et l’est, seront également touchées. En revanche, la Casamance sera relativement moins impactée.
Les visibilités seront réduites dans ces zones, une conséquence directe de la densité de la poussière qui perturbe également la qualité de l’air.
Précautions et recommandations
Les autorités prévoient une baisse progressive des concentrations de particules à partir de samedi, mais appellent d’ici là à une grande vigilance. Le port du masque est fortement recommandé pour se protéger de l’exposition à ces particules nocives. Il est conseillé d’éviter les activités sportives intenses à l’extérieur et de limiter l’exposition à l’air ambiant.
Des niveaux de pollution alarmants
Selon le bulletin, la qualité de l’air à Dakar est très mauvaise, avec des concentrations de particules PM10 dépassant 1000 microgrammes par mètre cube et des PM2,5 atteignant 500 microgrammes par mètre cube. Ces chiffres traduisent un risque élevé pour la santé publique.
Face à cette situation critique, les populations sont invitées à adopter des comportements prudents pour minimiser les effets de cette pollution atmosphérique.
