Réintégration annoncée de Sonko à l’Assemblée : ARC dénonce une « tentative de braquage institutionnel »

Le mouvement politique ARC (Alternative pour la Relève Citoyenne), dirigé par la députée Anta Babacar Ngom, a rejoint la vague de contestation contre le retour annoncé de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Dans un communiqué , Anta Babacar Ngom estime qu’une telle démarche serait contraire aux textes en vigueur et constituerait une « tentative de braquage institutionnel ».

Elle soutient que la Constitution sénégalaise, le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale ainsi que le Code électoral consacrent clairement l’incompatibilité entre les fonctions de membre du gouvernement et le mandat de député. Le document rappelle notamment que l’article 54 de la Constitution interdit le cumul entre les fonctions gouvernementales et un mandat parlementaire.

La députée affirme également qu’Ousmane Sonko, déjà Premier ministre lors de son élection comme député, n’aurait jamais été effectivement installé à l’Assemblée nationale. Dès lors, ARC considère qu’aucune suspension de mandat ne pouvait exister juridiquement et, par conséquent, qu’aucune réintégration ne saurait être envisagée aujourd’hui.

Le mouvement ARC critique par ailleurs l’idée d’appliquer les nouvelles dispositions issues de la réforme parlementaire de 2025 à une situation née en 2024, évoquant un risque de rétroactivité contraire au principe de sécurité juridique.

Au-delà de l’aspect légal, ARC dénonce ce qu’il qualifie de « dérive institutionnelle préoccupante », pointant des procédures parlementaires accélérées et des décisions prises dans la précipitation sur des questions jugées sensibles.

Dans ce contexte politique tendu, le mouvement appelle les Sénégalais à la vigilance afin de préserver l’État de droit et le bon fonctionnement des institutions républicaines.

Commentaire

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus récents