Alors qu’il s’apprête à participer à la cérémonie de réouverture de Notre-Dame à Paris, Donald Trump, président élu des États-Unis, a détaillé dans une interview à NBC News ses priorités pour son retour au pouvoir le 20 janvier prochain. Immigration, économie, géopolitique et défense, l’ancien président esquisse un programme radical qui ne manquera pas de faire réagir.
UNE POLITIQUE MIGRATOIRE SANS COMPROMIS
Donald Trump a réaffirmé son intention d’expulser tous les immigrés en situation irrégulière des États-Unis au cours de son mandat. « C’est une tâche complexe, mais nous devons le faire », a-t-il martelé. Ce projet, qui fut un pilier de sa précédente présidence, promet de raviver les débats sur la gestion de l’immigration aux États-Unis.
Il a également annoncé vouloir mettre fin au droit du sol dès le premier jour de son mandat, qualifiant ce principe de « ridicule ». Cette disposition constitutionnelle garantit la nationalité américaine à toute personne née sur le sol des États-Unis. Trump n’a toutefois pas précisé comment il comptait contourner cet ancrage constitutionnel.
DROITS DE DOUANE : UNE POLITIQUE RISQUÉE
Sur le plan économique, Donald Trump a défendu sa politique de droits de douane, tout en admettant ne pas pouvoir garantir qu’elle n’entraînerait pas une hausse des prix pour les consommateurs américains. « Je suis un fervent partisan de cette politique, mais je ne peux rien garantir », a-t-il déclaré. Cette posture, visant à protéger l’économie américaine, pourrait néanmoins alourdir le coût de la vie pour les ménages.
MOINS D’AIDE POUR L’UKRAINE
Côté géopolitique, Trump a laissé entendre que l’aide américaine à l’Ukraine serait réduite sous sa présidence. Interrogé sur ce point, il a répondu : « Oui, probablement ». Il a également exprimé son désir de mettre un terme au conflit entre l’Ukraine et la Russie, bien que les détails de son plan restent flous. Cette annonce risque de provoquer des inquiétudes parmi les alliés européens, alors que le soutien occidental à Kiev demeure crucial dans le contexte de l’invasion russe.
UN ULTIMATUM À L’OTAN
L’ancien président a également évoqué un possible retrait des États-Unis de l’OTAN si les autres membres de l’Alliance ne renforcent pas leur contribution financière. « S’ils paient leurs factures et nous traitent équitablement, nous resterons. Sinon, nous partirons », a-t-il averti. Cette déclaration marque une continuité avec sa position critique envers l’OTAN lors de son précédent mandat.
GRÂCES POUR LES ASSAILLANTS DU CAPITOLE ?
Enfin, Trump a révélé qu’il envisagerait des grâces pour les personnes impliquées dans l’assaut du Capitole du 6 janvier 2021. « Je vais agir très rapidement dès le premier jour », a-t-il annoncé, promettant d’examiner chaque cas individuellement. Une initiative qui pourrait raviver les divisions politiques aux États-Unis.
UN PROGRAMME QUI DIVISE
L’interview de Donald Trump, diffusée ce dimanche, confirme son intention de revenir avec un programme marqué par des choix radicaux et controversés. Alors qu’il s’apprête à retrouver la Maison-Blanche, son approche promet de redéfinir les priorités des États-Unis, au risque de polariser davantage le débat national et international.
