Le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a publié ce lundi son Rapport trimestriel d’exécution budgétaire (RTEB) couvrant la période allant du 1er janvier au 31 mars 2026. Le document met en évidence une progression des recettes publiques, une exécution maîtrisée des dépenses et un déficit budgétaire maintenu à un niveau jugé soutenable.
Selon le rapport, les recettes du budget général se sont élevées à 1 149,7 milliards FCFA à fin mars 2026, contre 1 027,8 milliards FCFA à la même période de l’année précédente, soit une hausse de 11,9 %. Cette évolution traduit, selon les autorités, les efforts continus de mobilisation des ressources publiques dans un contexte de poursuite des réformes économiques et fiscales.
Les recettes fiscales représentent l’essentiel de ces ressources avec 1 095,7 milliards FCFA collectés au cours du premier trimestre. Ce montant correspond à 96,2 % de la cible trimestrielle fixée à 1 138,7 milliards FCFA et à 20,3 % de l’objectif annuel inscrit dans la Loi de finances initiale (LFI). En glissement annuel, elles enregistrent une progression de 135,4 milliards FCFA, soit 14,1 %, portée notamment par la bonne tenue des impôts sur les sociétés, soutenus par les performances du secteur extractif, ainsi que par la dynamique des impôts indirects intérieurs.
Du côté des dépenses, le rapport indique que les dépenses budgétaires ont été exécutées à hauteur de 1 482,7 milliards FCFA, représentant 20,6 % des prévisions annuelles de la Loi de finances. Cette exécution a permis de prendre en charge les principales priorités de l’État, notamment dans les secteurs sociaux, les investissements publics et le fonctionnement des administrations.
Au terme du premier trimestre, le déficit budgétaire ressort à 333 milliards FCFA. Le ministère estime que ce niveau reflète à la fois une gestion prudente des dépenses publiques et les résultats obtenus dans le recouvrement des recettes.
