Riz Local : le gouvernement annonce des mesures pour faciliter l’écoulement des stocks

Le ministère de l’Industrie et du Commerce annonce de nouvelles mesures pour faciliter l’écoulement du riz local sur le marché intérieur. Face aux difficultés rencontrées par les riziers, l’État entend renforcer l’intégration de la production nationale dans les circuits de distribution et soutenir la politique d’importation-substitution.
Dans un communiqué, le ministère rappelle son engagement à garantir un approvisionnement régulier du marché, à préserver la stabilité des prix et à promouvoir la consommation des produits locaux. À ce titre, plusieurs mesures ont déjà été prises en faveur des filières nationales, notamment le gel des importations de banane, d’oignon et de pomme de terre, afin de favoriser la commercialisation des productions locales.
Concernant le riz, le département en charge du Commerce reconnaît les difficultés de compétitivité auxquelles fait face la filière nationale, notamment en raison des coûts de production et des conditions de commercialisation comparativement au riz importé.
Pour répondre aux préoccupations des riziers, qui ont récemment alerté sur les difficultés d’écoulement de leurs stocks, le ministère indique avoir engagé des discussions avec les commerçants et opérateurs économiques. Ces échanges ont permis d’obtenir l’engagement de plusieurs acteurs à acheter du riz local et à participer activement à sa distribution à travers le pays.
Une étape importante est prévue avec la signature d’un Mémorandum d’Entente (MOU) entre l’État et les commerçants partenaires. La rencontre, programmée mercredi à 10 heures au ministère en charge du Commerce, devra permettre de formaliser les engagements des différents acteurs.
L’accord portera notamment sur l’actualisation des quantités de riz local que les commerçants s’engagent à acquérir, les modalités pratiques d’écoulement, le calendrier de distribution ainsi que les conditions logistiques. Il devra également contribuer à une meilleure régulation des prix, en préservant les intérêts des producteurs, des distributeurs et des consommateurs.
Le ministère réaffirme ainsi la volonté de l’État de faire de la filière rizicole un levier majeur de sécurité alimentaire et de souveraineté économique. Les autorités assurent que les préoccupations des riziers sont prises en compte et que les mesures engagées visent à garantir des débouchés durables à la production nationale, tout en protégeant le pouvoir d’achat des ménages.

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