L’Assemblée nationale sénégalaise entre dans une nouvelle ère avec l’élection d’El Malick Ndiaye à sa présidence, une nomination qui symbolise les bouleversements politiques en cours.
Ce lundi 2 décembre, El Malick Ndiaye, 44 ans, a été élu président de l’Assemblée nationale du Sénégal lors de la séance inaugurale de la 15e législature. Il a obtenu 134 voix sur les 165 députés que compte le parlement, malgré des débats tendus sur son éligibilité, rapidement dissipés par des clarifications sur sa démission du gouvernement d’Ousmane Sonko.
Un parcours inspirant

Originaire de Dahra Djolof, dans la région de Louga, El Malick Ndiaye est un expert en transport et logistique ayant étudié à l’IAE Paris-Sorbonne et à l’Université Paris Dauphine-PSL. Avant de s’engager en politique en 2015 en rejoignant Pastef, il a travaillé dans des multinationales telles que Maersk Line et Eramet.
Ancien ministre des Transports terrestres et aériens, il a traversé des épreuves sous le régime de Macky Sall, notamment une inculpation assortie d’un bracelet électronique. Une amnistie adoptée cette année a permis de tourner la page de ces tensions politiques.
Un contexte politique en mutation
Son élection reflète les reconfigurations du paysage politique sénégalais. Pastef, désormais majoritaire avec 130 sièges sur 165, entend marquer cette législature d’un renouveau démocratique. Le président sortant, Amadou Mame Diop, cède sa place après une période marquée par la cohabitation politique.
Un héritage parlementaire riche

El Malick Ndiaye s’inscrit dans une longue lignée de figures emblématiques ayant présidé l’Assemblée nationale. De Lamine Guèye, premier président post-indépendance, à Moustapha Niasse, qui a incarné la stabilité parlementaire durant une décennie, chaque mandat a laissé une empreinte dans l’histoire institutionnelle du pays.
Un défi de taille pour le plus jeune président
En accédant à ce poste clé, deuxième dans l’ordre protocolaire de l’État, El Malick Ndiaye devient le plus jeune à occuper cette fonction. Sa mission : incarner un nouveau souffle pour une Assemblée nationale au centre des réformes politiques et économiques du Sénégal.
Cette élection marque un tournant, non seulement pour Pastef, mais aussi pour les institutions du pays, dans une dynamique qui promet de redéfinir les contours de la démocratie sénégalaise.
