L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime (MPEM) ont célébré, hier lundi au Grand Théâtre de Dakar, la Journée nationale de l’huître (JNH).
La cérémonie organisée dans le cadre de Fish 4 ACP, a servi à la sensibilisation et à la promotion de la chaîne de valeurs Huître au Sénégal. Le programme Fish4ACP est financé au Sénégal par l’Union Européenne et le Ministère allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ), pour accompagner la durabilité des chaînes de valeurs de la pêche et de l’aquaculture.
« Cette filière se comporte bien mais si on recule de 10 ans, on peut dire que cette filière manquait cruellement d’organisation surtout sur le niveau organisationnel et institutionnel. Au niveau infrastructurel il y’avait quelque chose même si cela datait des années 60. Mais aujourd’hui tel n’est plus le cas car non seulement il y’a un programme qui vise à identifier les points faibles de cette filière et en faire de telle sorte que des mesures correctives soient prises et appliquées et ceci est déjà fait » a-fait savoir Makhfous Sarr.

Mieux, M. Sarr de souligner que tout comme au niveau institutionnel, un diagnostique est déjà fait pour régler tout ça. En partenariat avec la FAO, il y’a un programme STDF qui permet à cette filière de régler les manquements et les textes sont déjà en cours d’élaboration dans le but de passer à la mise en œuvre. Mieux, un réseau a été mis en place au niveau national et celui-ci a un programme et une vision bien éclairée. Et c’est une filière qui entre dans le cadre de l’aquaculture et qui montre aujourd’hui que les tendances au niveau de la pêche est baissière et c’est au niveau mondial et les dernières publications de la FAO confirment la donne et paradoxalement les captures de pêche continentale sont à la hausse dans toutes ses composantes. Nous avons besoin de trouver des alternatives pour remplacer ces captures maritimes par l’aquaculture.
Ainsi, la FAO et le ministère de la Pêche ambitionnent de faire évoluer cet événement dans les années à venir, en véritable outil de promotion et de communication des produits ostréicoles du Sénégal.
« Notre pays a ainsi l’occasion de profiter de ce projet pour développer cette filière en vue d’améliorer la valeur ajoutée. Le projet privilégie une approche à la fois globale, inclusive et innovante pour faire émerger ce secteur dans une dynamique de croissance économique soutenue et plus productive » a dit le représentant du ministre. En outre, la production et la transformation d’huître sont des activités à haute intensité de main d’œuvre. Son impact sur l’emploi en général et surtout du genre féminin est très important. La célébration de cette journée au Sénégal ouvre de nouvelles perspectives pour la filière huître au Sénégal.
Sur les défis à relever, il s’agit notamment de surmonter les difficultés que les sites de production connaissent concernant la surexploitation au niveau des mangroves. L’accroissement du commerce international et la forte demande mondiale stimulent ce secteur et offrent une nouvelle opportunité aux producteurs surtout les femmes qui s’investissent massivement dans ce secteur a expliqué M Diédhiou, directeur de cabinet du ministère des Pêches.
