LÉGISLATIVES : ABASS FALL NOUVEAU  »BOROM NDAKAARU »

Le Pastef vient de remporter une victoire historique dans la capitale sénégalaise, raflant tous les sièges face à ses opposants. Cette razzia électorale, marquée par un score de 222.231 voix, confirme la suprématie des Patriotes à Dakar huit mois après le succès de leur coalition Diomaye-Président.

Face à Barthelemy Dias et sa coalition Sàmm Sa Kàddu, qui n’a obtenu que 92.435 voix, le Pastef a conquis des bastions stratégiques historiques. Grand-Yoff et Parcelles Assainies, véritables greniers électoraux par excellence et par « démographie », sont tombés dans l’escarcelle du parti au pouvoir. Même la commune de Sacré-Cœur-Mermoz, longtemps acquise à la cause de « Boy Ndakaar », n’a pas résisté aux vents violents de l’Ouragan-Pastef, surnommé « Missile-Patriot ». Seule la commune de la Médina est parvenue à limiter les dégâts causés par les « attentats législatifs » du 17 novembre.

Pour l’ancien « Borom Ndakaru », Barthelemy Dias, l’avenir s’écrit désormais en pointillés. Après la défaite de Taxawu Sénégal lors des élections présidentielles sous la direction de son mentor politique, la dégringolade se poursuit. Sa coalition, qui avait mené une « campagne de tension », n’a pas su convaincre l’électorat. Son style de communication, jugé agressif, et ses attaques répétées contre Ousmane Sonko et Abass Fall auraient aliéné une partie importante des électeurs dakarois.

La stature de Barthelemy Dias, jusqu’alors perçu comme un acteur incontournable sur l’échiquier national, subit un revers significatif. Lourdement battu, le maire n’est pas parvenu à capitaliser sur son bilan municipal ni à transformer sa posture offensive en mobilisation électorale. Ses critiques fréquentes contre le leader du Pastef, utilisées comme levier central de sa campagne, semblent avoir eu l’effet inverse, renforçant potentiellement l’attractivité d’Abass Fall, désormais présenté comme un prétendant sérieux pour les prochaines élections locales.

Les partis traditionnels ont également essuyé une défaite cuisante. La coalition Tàkku Wàllu n’a récolté que 9.288 voix, confirmant que la capitale ne sourit plus à l’ex-président Macky Sall depuis la présidentielle de 2019. Du côté de la coalition Jàmm ak Njarin d’Amadou Bâ, le constat est identique, témoignant de la décadence des partis traditionnels qui touche les grandes démocraties mondiales.

Cette nouvelle recomposition politique pourrait marquer l’avènement d’une ère où seuls les leaders capables de conjuguer éthique, vision et efficacité pourront s’imposer durablement. Pour le Pastef, le défi sera maintenant de traduire cette victoire électorale en résultats concrets, face à des attentes citoyennes immenses dont l’insatisfaction pourrait rapidement éroder le capital politique acquis.

Cette victoire historique dans la capitale sénégalaise met en lumière la chute des vieilles formations politiques, incapables de répondre aux attentes d’un électorat audacieux en quête de renouvellement et de résultats concrets.

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