OUSMANE SONKO APPELLE À LA RESPONSABILITÉ ET AU PATRIOTISME POUR LA STABILITÉ SOCIALE

Lors de la séance plénière des questions d’actualité au Gouvernement, tenue le vendredi 21 février 2025 à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a exhorté les Sénégalais et les syndicats à faire preuve de responsabilité et de patriotisme pour préserver la stabilité sociale du pays. Devant un hémicycle composé de députés et de l’ensemble des membres du Gouvernement, le président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, a rappelé l’importance de cet exercice d’interpellation. « Cette initiative permet d’œuvrer pour la préservation du dialogue républicain et traduit la volonté du peuple souverain de construire un développement concerté. Elle reflète également le respect mutuel entre les institutions et l’attachement du Gouvernement au contrôle parlementaire de son action », a-t-il déclaré.

Interpellé par le député Mamadou Lamine Diaité sur le climat social tendu, marqué par les grèves dans le secteur de la santé et de l’enseignement supérieur, le Premier ministre a d’abord abordé la situation financière du pays, en s’appuyant sur les conclusions du rapport de la Cour des comptes. « Nous serons ouverts aux revendications, mais nous serons inflexibles sur les demandes qui dépassent les capacités financières de l’État », a-t-il averti. Appelant à un élan de sacrifice collectif, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité d’une prise de conscience nationale face aux défis économiques. « Ce qui ressort du rapport de la Cour des comptes est catastrophique et inquiétant. Il appelle chaque citoyen à un sursaut de responsabilité. Beaucoup ont pris conscience des dérives passées, mais peut-être pas encore pleinement de leurs implications », a-t-il ajouté.

Dans cette optique, le Premier ministre a annoncé la tenue d’une première édition du dialogue social le 27 février prochain. « Nous voulons un dialogue sincère et franc. Rien ne sera caché aux syndicats ni aux Sénégalais concernant les capacités du Gouvernement à répondre aux revendications », a-t-il affirmé. Il a par ailleurs appelé les acteurs sociaux à faire preuve de bon sens et de réalisme. « Un chef de famille ne peut satisfaire les besoins de son foyer qu’en fonction de ses moyens. Nous examinerons immédiatement certaines demandes, mais d’autres devront être différées », a-t-il expliqué.

En conclusion, Ousmane Sonko a réaffirmé l’attachement du Gouvernement à la liberté syndicale, tout en soulignant que certaines exigences doivent rester raisonnables. « Se crisper sur des revendications irréalisables ne saurait être considéré comme légitime », a-t-il prévenu.
Son message est clair : la stabilité sociale passe par un engagement collectif et une approche réaliste des enjeux financiers du pays.

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