Le comité technique chargé d’évaluer la gestion des lotissements à Dakar et dans certaines localités de l’intérieur du pays a remis ses rapports au Premier ministre. Ces documents mettent en lumière des irrégularités dans les attributions foncières, et des mesures correctives ont été ordonnées pour remédier à ces dysfonctionnements.
Des mesures strictes pour des attributions équitables
À travers une note officielle, le chef du gouvernement a demandé une application rigoureuse des mesures de correction pour chaque lotissement. Cela inclut notamment le traitement des cas d’attributions multiples et des superficies excessives accordées. « Vous veillerez particulièrement à l’application stricte, pour chaque lotissement, des mesures de correction arrêtées », a insisté le Premier ministre.
Projets de réaménagement et annulations d’attributions
Le Premier ministre a également proposé de relocaliser le projet du stade municipal de Ouakam sur une partie des terrains concernés. En outre, les attributions effectuées sur les terrains situés entre l’océan et la VDN, dans les zones des Pôles urbains de développement (PUD) de Guédiawaye, Yeumbeul, Malika, et Tivaouane Peulh, devront être annulées.
Pour les lotissements litigieux à Yeumbeul, Malika, et Tivaouane Peulh, un réaménagement sera envisagé. Celui-ci devra tenir compte des demandes justifiées des collectifs avant toute redistribution. Concernant la Nouvelle-Ville de Thiès, les attributions réalisées dans cette zone seront également annulées.
Coordination entre les ministères et suivi rigoureux
Le chef du gouvernement a demandé au ministre des Finances de consulter les ministères compétents pour mettre en œuvre les recommandations liées à leurs prérogatives respectives. Ces ministères devront partager les informations nécessaires et signaler les éventuelles difficultés rencontrées lors de l’application des décisions auprès de la Primature, notamment au Conseiller technique chargé des affaires domaniales.
Enfin, le ministre des Finances et du Budget a été chargé de finaliser, d’ici au 31 janvier 2025, les rapports sur les lotissements qui n’ont pas encore été examinés. Cette échéance marque une volonté de transparence et de rigueur dans la gestion foncière, un secteur souvent sujet à des contestations au Sénégal.
