Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce mardi 30 juin 2026, au Palais de la République, la cérémonie de remise de diplômes aux 36 magistrats de la promotion 2024-2026 du Centre de formation judiciaire (CFJ). En sa qualité de Président du Conseil supérieur de la magistrature, le chef de l’État a saisi cette occasion pour réaffirmer son attachement à une justice indépendante, impartiale et accessible à tous.
La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, également vice-président du Conseil supérieur de la magistrature, ainsi que de plusieurs hautes autorités judiciaires. La promotion, placée sous le parrainage de Dior Fall Sow, compte 36 nouveaux magistrats appelés à intégrer les juridictions du pays.
Dans son allocution, le Président de la République a insisté sur la portée de la mission qui attend les nouveaux magistrats. « Rendre la justice est l’une des plus hautes responsabilités que la République puisse confier », a-t-il déclaré, avant de rappeler que l’indépendance de la justice ne constitue pas un privilège accordé aux magistrats, mais une garantie essentielle pour les citoyens.
Selon lui, cette indépendance représente « le bouclier du faible face au fort, du citoyen ordinaire face à la puissance publique, de l’accusé face à l’accusation ». Elle traduit, a-t-il poursuivi, la promesse républicaine selon laquelle « nul, si haut placé soit-il, n’est au-dessus de la Loi, et que nul, si humble soit-il, n’est en dehors de sa protection ».
Le chef de l’État a également mis en garde contre toute tentative d’influence sur les décisions de justice. « Là où les juges sont indépendants, les droits fondamentaux sont effectivement garantis. Là où la justice plie sous les volontés des puissants, la démocratie se vide de sa substance et l’État de droit n’est plus qu’une promesse trahie », a-t-il affirmé, qualifiant l’indépendance de la magistrature de « pilier intangible de la République » que le Sénégal entend consolider.
S’adressant directement aux nouveaux magistrats, Bassirou Diomaye Faye les a invités à exercer leurs fonctions avec intégrité, courage, impartialité et fidélité à la loi. Il leur a rappelé que leur indépendance constitue autant un droit pour les justiciables qu’une obligation morale pour ceux qui rendent la justice.
« L’indépendance du juge est un droit pour le justiciable, mais elle est, plus encore, un devoir pour le magistrat, un sacerdoce. Il vous faudra résister à toutes les formes de pression, et vous souvenir que la peur n’a jamais rendu un seul jugement juste », a-t-il lancé.
Le Président de la République a également évoqué les défis de la modernisation de la justice, notamment à travers la transformation numérique. Pour lui, le numérique ne constitue pas une finalité, mais un levier destiné à rapprocher davantage la justice des citoyens, en améliorant son efficacité, sa transparence et son accessibilité.
Cette nouvelle promotion du Centre de formation judiciaire s’inscrit dans la stratégie de renforcement des capacités humaines de l’a
