Invité de l’émission Point de Vue sur la RTS ce dimanche, Ahmadou Al Aminou Lo, ministre secrétaire général du gouvernement, s’est exprimé sur plusieurs thématiques d’actualité, notamment la situation économique et sociale du pays, ainsi que le rapport de la Cour des comptes.
Une relance économique en 24 mois
Le ministre s’est montré optimiste quant à la capacité du gouvernement à redresser l’économie nationale d’ici deux ans, à condition que la rigueur et la discipline financière soient de mise. Dans le cadre de la Vision Sénégal 2050, des réformes structurelles seront mises en place afin de réduire drastiquement le train de vie de l’État.
Des suppressions d’agences et une révision des subventions
Le premier levier d’action concerne la maîtrise des dépenses publiques. Ahmadou Lo a pointé du doigt la multiplication des agences publiques, annonçant des suppressions imminentes. Par ailleurs, une rationalisation des exonérations fiscales, qui avoisinent les 1 000 milliards de francs CFA, est également à l’étude. Sur la question des subventions, notamment celles destinées à l’électricité et au carburant, le ministre a estimé qu’elles doivent bénéficier uniquement aux populations vulnérables. « Il faut que nous retournions à la vérité des prix », a-t-il déclaré.
Une baisse des hauts salaires envisagée
Un rebasing salarial est également en préparation. Ahmadou Lo a affirmé que certaines rémunérations, jugées excessives dans certaines agences et directions générales, seront revues à la baisse. Toutefois, il a rassuré que « les petits salaires ne seront pas touchés ».
L’impôt, un enjeu crucial pour les recettes de l’État
Pour renforcer la mobilisation des recettes fiscales, le gouvernement envisage une refonte du code fiscal et du code des impôts. Ahmadou Lo a déploré le faible taux de déclarations d’impôt foncier et sur le revenu par les citoyens, insistant sur la nécessité de sensibiliser la population à son devoir fiscal.
Vers une loi de finance rectificative pour réduire le déficit
L’un des objectifs majeurs du gouvernement est de ramener le déficit budgétaire à un niveau soutenable. « Dès 2025, nous viserons un déficit aux alentours de 5 % », a annoncé Ahmadou Lo. Une loi de finance rectificative sera prochainement présentée pour aligner les dépenses publiques sur les ressources disponibles. En conclusion, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à mener ces réformes avec fermeté afin de garantir une stabilité économique et budgétaire durable pour le Sénégal.
