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Fonds politiques, cumul des mandats, foncier et police : Guy Marius Sagna soumet 04 propositions de loi à Pastef-Les Patriotes

Le député Guy Marius Sagna a révélé avoir soumis quatre propositions de loi à son groupe parlementaire Pastef Les Patriotes.

La première vise à interdire certains cumuls de fonctions pour les responsables des exécutifs territoriaux. Le texte entend mettre fin à la possibilité pour une même personne d’exercer simultanément les fonctions de maire ou de président de conseil départemental avec celles de ministre ou de directeur général. Selon l’auteur de la proposition, cette réforme contribuerait à une meilleure gouvernance des collectivités territoriales.

La deuxième proposition concerne une modification de l’article 2 de la loi portant Code du domaine de l’État. Si les détails du texte n’ont pas encore été dévoilés, il s’inscrit dans le cadre des réformes foncières régulièrement évoquées au Parlement.

La troisième réforme porte sur le statut du personnel de la Police nationale. Guy Marius Sagna propose d’accorder aux policiers le droit syndical, tout en maintenant l’interdiction du droit de grève et de toute action collective susceptible de perturber le fonctionnement du service public de sécurité.

Enfin, la quatrième proposition prévoit la création d’une commission chargée de vérifier l’utilisation des crédits alloués aux fonds politiques. Pour le député, cette mesure s’inscrit dans une logique de transparence, de contrôle et de reddition des comptes.

Le parlementaire précise toutefois que la suite de ces initiatives dépendra désormais des instances de son groupe parlementaire, qui devront décider quelles propositions seront retenues, éventuellement amendées, puis soumises à la procédure législative.

Lutte : La Direction des Parcs nationaux condamne l’utilisation de chatons lors du combat Reug Reug – Boy Niang 2

La Direction des Parcs nationaux (DPN) est sortie de sa réserve après la diffusion sur les réseaux sociaux d’images montrant l’utilisation de chatons dans le cadre de pratiques mystiques lors du combat de lutte opposant Reug Reug à Boy Niang 2, le 7 juin dernier.

Dans un communiqué publié ce lundi, la DPN fait part de sa vive préoccupation face à ces images qui ont suscité une vague de réactions au sein de l’opinion publique. L’institution estime que de tels actes soulèvent de légitimes inquiétudes quant au respect du bien-être animal et à la protection de la faune.

La Direction des Parcs nationaux condamne fermement toute forme de maltraitance animale et déplore la recrudescence d’actes portant atteinte aux animaux, de plus en plus exposés et relayés sur les réseaux sociaux.

Selon la DPN, les pratiques impliquant des animaux dans des rituels mystiques ou des spectacles sont contraires aux principes de respect du vivant ainsi qu’aux engagements du Sénégal en matière de conservation de la biodiversité. Elle rappelle que le pays a ratifié plusieurs conventions internationales relatives à la protection de la diversité biologique et dispose de textes législatifs et réglementaires destinés à garantir la protection des animaux.

L’institution souligne également que toute capture, détention, utilisation, transport ou mauvais traitement d’espèces de la faune sauvage en violation de la réglementation en vigueur est passible de sanctions administratives et pénales.

Face à cette situation jugée préoccupante, la DPN appelle les citoyens, les organisations sportives, les médias et les utilisateurs des réseaux sociaux à promouvoir une culture du respect des animaux et à bannir toute pratique susceptible de porter atteinte à leur bien-être.

Elle invite par ailleurs la Fédération sénégalaise de lutte à prendre toutes les mesures nécessaires afin d’éviter que de tels faits ne se reproduisent lors des compétitions et manifestations relevant de sa responsabilité.

La Direction des Parcs nationaux assure enfin qu’elle veillera au strict respect de la réglementation relative à la protection de la faune et prévient que toute infraction dûment constatée donnera lieu à l’application des sanctions prévues par la loi.

Élections locales, bataille autour de la réintégration de Sonko et ultime répétition des Lions : les principaux sujets à la Une de la presse de ce mardi 9 juin 2026.

L’actualité de ce mardi est dominée par les enjeux politiques autour des prochaines élections locales, les débats constitutionnels liés à la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, les préoccupations économiques exprimées par le secteur privé, sans oublier le football avec le dernier match de préparation des Lions avant la Coupe du monde 2026.

Élections locales : la société civile refuse tout report

La question des élections municipales et territoriales prévues en janvier 2027 s’invite à la Une de plusieurs quotidiens.

Sud Quotidien ouvre sur ce qu’il qualifie de « silence qui inquiète » concernant l’organisation du scrutin. Le journal révèle que les organisations de la société civile s’opposent fermement à toute tentative de report des élections locales et réclament de la visibilité sur le calendrier électoral.

Même tonalité dans Le Quotidien qui souligne que la société civile « vote contre tout report unilatéral ». Pour les acteurs concernés, toute modification du calendrier doit résulter d’un consensus politique et non d’une décision unilatérale du pouvoir.

Réintégration de Sonko : la bataille juridique se poursuit

La controverse autour du retour du Premier ministre Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale continue d’alimenter les débats.

EnQuête parle d’une véritable « bataille constitutionnelle ». Le journal rapporte que l’opposition a saisi le Conseil constitutionnel afin de contester la légalité de cette réintégration. Des constitutionnalistes interrogés s’interrogent sur la position que pourrait adopter la haute juridiction.

Dans le même registre, Source A révèle que des députés de l’opposition ont officiellement déposé leur recours et fourni plusieurs pièces justificatives pour soutenir leur argumentation. Ils estiment que l’acceptation des fonctions de Premier ministre équivaut à une renonciation au mandat parlementaire.

L’AS revient également sur ce dossier en donnant la parole au professeur Meïssa Diakhaté qui met en évidence plusieurs zones d’ombre juridiques dans la procédure.

Recomposition politique autour de Pastef

La recomposition du paysage politique se poursuit.

L’Observateur s’intéresse à la vague de fusions et de ralliements autour de Pastef. Le journal s’interroge sur les véritables bénéficiaires de cette dynamique politique qui redessine progressivement les équilibres de la scène nationale.

Le Quotidien note de son côté que l’ancien leader du Grand Parti, Malick Gackou, semble désormais s’effacer de la scène politique à la faveur du rapprochement avec Pastef.

Dans Source A, le ministre Yankhobé Diémé répond à ses détracteurs au sein même de Pastef. Il rappelle que son engagement est d’abord au service de la République avant celui du parti et revient sur ses relations personnelles avec le président Bassirou Diomaye Faye ainsi qu’avec Ousmane Sonko.

Économie : les inquiétudes persistent

L’économie occupe une place importante dans plusieurs journaux.

Walf Quotidien met en lumière les préoccupations du secteur privé à travers les concertations nationales. Le président de la CNES, Abd’El Kader Ndiaye, lance un avertissement : « L’économie ne peut plus attendre ».

Toujours dans Walf, la mission du FMI au Sénégal suscite des analyses contrastées. Certains experts y voient le début d’un nouveau partenariat financier, tandis que d’autres redoutent des mesures difficiles pour les populations.

Le même message est relayé dans Le Quotidien où le président de la CNES appelle à des décisions urgentes face aux difficultés économiques.

Du côté de Les Échos, l’attention est portée sur les conséquences potentielles de l’exploitation gazière offshore. Selon un rapport scientifique cité par le journal, certaines activités pétrochimiques pourraient avoir un impact sur les ressources halieutiques, notamment le thiof, la dorade et le capitaine.

Crise des médias : Babacar Diagne tire la sonnette d’alarme

La situation de la presse sénégalaise préoccupe également.

L’Observateur met en avant l’appel de Babacar Diagne, ancien directeur général de la RTS et ancien président du CNRA. Face aux difficultés économiques et structurelles du secteur, il propose une refondation articulée autour de cinq axes majeurs destinés à sauver les entreprises de presse.

Faits divers et justice

Plusieurs journaux reviennent sur le verdict du procès très médiatisé concernant les abus commis dans un daara de Touba.

Libération, L’AS, EnQuête et Source A rapportent la condamnation du maître coranique poursuivi dans cette affaire. La justice a prononcé une peine de vingt ans de réclusion criminelle.

Les Échos révèle quant à lui le démantèlement par la Brigade de recherches de Keur Massar d’un réseau de faux chirurgiens esthétiques. Une esthéticienne et un agent de santé communautaire sont accusés d’avoir pratiqué des interventions sans qualification appropriée.

Distinction et récompenses pour les champions d’Afrique

La réception des sélections nationales U15 et U17 au Palais de la République fait la Une de nombreux quotidiens.

Le Soleil célèbre les jeunes champions sous le titre « Gloire aux champions ». Le président Bassirou Diomaye Faye a félicité les deux équipes sacrées championnes d’Afrique et les a exhortées à poursuivre leurs études tout en continuant à travailler sur le plan sportif.

Source A, L’AS, Le Quotidien et L’Observateur détaillent l’important dispositif de récompenses mis à la disposition des joueurs et de leurs encadreurs : primes financières, bourses, assurances maladie, équipements informatiques et autres distinctions pour un montant global dépassant 311 millions de francs CFA.

Football : dernier test des Lions avant le Mondial

Enfin, le sport est dominé par la rencontre amicale entre le Sénégal et l’Arabie Saoudite prévue ce soir aux États-Unis.

Record estime que cette rencontre doit permettre aux Lions de dissiper les derniers doutes avant leur entrée en lice contre la France lors de la Coupe du monde.

Sud Quotidien évoque un match crucial pour renforcer la stabilité du groupe et la confiance avant le grand rendez-vous mondial.

Walf Quotidien considère également cette rencontre comme l’occasion idéale pour affiner le onze type qui affrontera les Bleus.

Quant à L’Observateur, il parle de l’ultime test permettant au sélectionneur Pape Thiaw de tirer les derniers enseignements avant le début de la compétition.

Le Président Diomaye Faye honore les champions d’Afrique U17 et U15

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce lundi au Palais de la République les sélections nationales U17 et U15, sacrées championnes d’Afrique dans leurs catégories respectives.

Premiers à être célébrés, les U15 du football scolaire ont écrit une page historique en avril dernier à Harare, en décrochant, sans la moindre défaite, le tout premier titre continental du Sénégal dans cette compétition. Quelques semaines plus tard, à Rabat, les Lions U17 ont confirmé la montée en puissance du football sénégalais en remportant une deuxième couronne africaine, au terme d’un parcours marqué par la détermination, le courage et la maîtrise.

Pour saluer ces performances exceptionnelles, le chef de l’État a élevé les joueurs ainsi que l’ensemble des membres des encadrements techniques à la Médaille Gaïndé de la performance. Une distinction qui récompense leur contribution au rayonnement du Sénégal sur la scène continentale.

Au-delà des décorations, d’importantes récompenses financières ont été attribuées aux deux équipes. Une enveloppe globale de 179,5 millions de francs CFA a été accordée aux U17, tandis que les U15 ont bénéficié de 131,9 millions de francs CFA.

Le Président de la République a également tenu à inscrire cette reconnaissance dans une dynamique durable, axée sur la formation et l’éducation. Chaque champion a ainsi reçu une bourse scolaire et de formation, une couverture maladie pour lui et sa famille, un outil numérique de travail ainsi qu’un appui destiné à son club ou à son établissement scolaire d’origine. Une enveloppe financière a également été remise à chaque joueur et à sa famille.

Avant d’affronter le Sénégal au Mondial, la France se rassure avec un triplé d’Olise face à l’Irlande du Nord (3-1)

Battue la semaine dernière par la Côte d’Ivoire lors de son précédent match de préparation, l’équipe de France a parfaitement réagi ce lundi en dominant l’Irlande du Nord (3-1), à huit jours de son entrée en lice à la Coupe du monde 2026.

Longtemps contrariés par une défense nord-irlandaise bien organisée, les Bleus ont finalement trouvé la faille juste avant la pause grâce à Michael Olise. Bien servi après une action initiée par Ousmane Dembélé, le joueur français a repris sans contrôle un ballon repoussé dans la surface pour ouvrir le score à la 43e minute (1-0).

Au retour des vestiaires, Olise a récidivé. À la conclusion d’une action menée par Malo Gusto et Théo Hernandez, l’ailier français a profité d’un ballon mal dégagé par la défense adverse pour inscrire son deuxième but de la soirée d’une puissante demi-volée (49e, 2-0).

Alors que la France semblait maîtriser son sujet, l’Irlande du Nord a réduit l’écart à la 64e minute. Profitant d’une perte de balle française au milieu de terrain, Shea Charles a débordé sur le côté gauche avant d’adresser un centre repris victorieusement par Patrick Kelly devant le but (2-1).

Mais Michael Olise était dans un grand soir. À la 75e minute, le Français a signé un superbe triplé. Parti de l’aile droite, il a éliminé deux défenseurs avant de décocher une magnifique frappe enroulée du pied gauche qui a terminé sa course sur le poteau rentrant, laissant le gardien sans réaction (3-1).

Auteur des trois buts français, Michael Olise s’impose comme le grand artisan de ce succès rassurant des hommes de Didier Deschamps. Cette victoire permet aux Bleus de retrouver de la confiance après leur revers face à la Côte d’Ivoire et d’aborder avec davantage de sérénité leur entrée prochaine dans le Mondial.

Avec ce succès convaincant, la France envoie un signal positif à ses futurs adversaires, dont le Sénégal, qu’elle affrontera lors de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026.

Congrès de Pastef, dette publique et exploit de Reug Reug : les sujets qui font la Une

L’actualité de ce lundi 8 juin est largement dominée par le premier congrès ordinaire du parti Pastef, la situation économique marquée par les échéances de la dette publique, la visite du Président Bassirou Diomaye Faye à Touba ainsi que l’actualité sportive avec la victoire de Reug Reug sur Boy Niang 2 et les déclarations rassurantes de Kalidou Koulibaly à quelques jours du début de la Coupe du monde.

En politique, tous les regards sont tournés vers le premier congrès ordinaire de Pastef tenu ce week-end à Diamniadio. Un rendez-vous qui a permis à Ousmane Sonko d’être réélu à la tête du parti et de délivrer un message politique suivi de près par la presse nationale.

Le Soleil met l’accent sur le plébiscite dont a bénéficié l’ancien Premier ministre à la tête de sa formation politique. Le journal revient également sur les grandes orientations dégagées à l’issue de ce congrès qui marque une nouvelle étape dans l’évolution de Pastef, désormais confronté aux défis de l’exercice du pouvoir.

Pour Libération, Ousmane Sonko a tracé sa voie en 48 heures chrono. Le quotidien souligne plusieurs messages forts du leader de Pastef, notamment son opposition à tout report des élections locales, son rejet de l’existence d’une crise institutionnelle au Sénégal et son appel à rester fidèle aux idéaux qui ont porté le parti au pouvoir.

Même tonalité dans les colonnes de Yoor-Yoor Bi qui estime que Sonko a profité de ce congrès pour préparer l’horizon 2029. Le journal de Serigne Saliou Gueye évoque une véritable feuille de route politique reposant sur la massification du parti, avec notamment l’ambition de mettre en place dix mille cellules à travers le pays afin de renforcer son ancrage territorial.

De son côté, EnQuête voit dans les déclarations du Président de PASTEF les signes d’une prise de distance avec certaines orientations du pouvoir. Le journal titre d’ailleurs : « Sonko, la voie de l’opposition », en référence aux critiques formulées contre ce qu’il appelle les « pratiques du Palais » et aux mises en garde adressées aux « marchands de crise ».

Le Quotidien, quant à lui, considère que Sonko a « bandé les muscles » face au Président Diomaye Faye, tandis que Source A évoque un leader qui « tutoie Diomaye » à travers des déclarations jugées particulièrement directes sur la gestion du pouvoir et les échéances électorales.

L’AS, Sud Quotidien et L’Observateur reviennent également sur cette forte mobilisation politique à Dakar Arena et sur les nombreux messages délivrés devant des milliers de militants.

Sur le plan économique, la question de la dette publique occupe une place importante dans plusieurs journaux.

Le Soleil révèle que le Sénégal a procédé au paiement anticipé de deux échéances importantes de sa dette extérieure. Pour le quotidien national, cette décision constitue un signal fort envoyé aux partenaires financiers et aux marchés internationaux quant à la capacité du pays à honorer ses engagements.

Le Quotidien parle d’un règlement anticipé de près de 58 milliards de francs CFA avant l’arrivée d’une mission du Fonds monétaire international. Une démarche qui, selon le journal, vise à rassurer les partenaires économiques du Sénégal.

Même lecture chez EnQuête qui estime que Dakar cherche à convaincre les investisseurs et les bailleurs de fonds en affichant sa volonté de respecter ses engagements financiers malgré un contexte économique difficile.

L’Observateur va encore plus loin en évoquant « le mur financier le plus dangereux du mandat » du Président Bassirou Diomaye Faye. Le journal de la Medina détaille les défis liés aux prochaines échéances de la dette et les choix qui pourraient s’imposer aux autorités dans les mois à venir.

L’actualité est également marquée par la visite du chef de l’État à Touba. Le Président Bassirou Diomaye Faye s’y est rendu pour présenter les condoléances de la Nation à la suite du rappel à Dieu de Serigne Cheikh Ibn Serigne Saliou Mbacké.

Le Soleil met en avant le message de compassion adressé au khalife général des mourides. Libération et EnQuête s’intéressent davantage aux recommandations et conseils formulés par le khalife à l’endroit du chef de l’État, dans un contexte où les attentes sociales et économiques demeurent fortes.

En Sport, La victoire de Reug Reug face à Boy Niang 2 occupe une place de choix dans la plupart des quotidiens. Le Soleil estime que le lutteur de Thiaroye a imposé sa loi. Sud Quotidien considère qu’il est désormais sur la voie royale. Record juge que le choc tant attendu n’a finalement pas eu lieu tant la domination de Reug Reug a été nette.

Source A met l’accent sur les déclarations du vainqueur qui a déjà les yeux tournés vers un éventuel affrontement avec Franc. EnQuête, L’Observateur et Tribune Sport reviennent eux aussi sur cette démonstration de force qui relance complètement la hiérarchie de l’arène.

À quelques jours du début de la Coupe du monde 2026, les Lions occupent également les colonnes des journaux sportifs.

Kalidou Koulibaly, blessé depuis plusieurs semaines mais retenu dans la liste des 26 joueurs, se veut rassurant. Les Échos, Walf Quotidien, L’Observateur, Record et L’AS reprennent ses déclarations dans lesquelles il affirme se sentir très bien physiquement.

Le capitaine des Lions espère retrouver la compétition lors du match contre l’Arabie saoudite et refuse de faire du duel face à la France l’unique enjeu de la phase de groupes. Pour lui, l’objectif reste d’aller le plus loin possible dans la compétition et de réussir une Coupe du monde historique.

Enfin, plusieurs faits divers retiennent l’attention de la presse.

Libération révèle une affaire particulièrement troublante à Yeumbeul avec l’arrestation d’un père poursuivi pour des faits présumés de violences sexuelles sur sa fille mineure. Le quotidien revient également sur le décès d’un ouvrier aux Industries Chimiques du Sénégal après une chute dans un bassin d’acide.

L’Observateur raconte une spectaculaire affaire d’escroquerie sentimentale dans laquelle un commerçant aurait été dépouillé de plusieurs millions de francs CFA par une jeune femme lui promettant le mariage.

L’AS rapporte quant à lui une affaire de braquage à ZAC Mbao impliquant une arme à feu et le vol de plusieurs centaines de milliers de francs CFA.

Mondial 2026 : Kalidou Koulibaly rassure sur son état de santé et se projette sur le choc face à la France

À quelques jours de l’entrée en lice du Sénégal à la Coupe du monde 2026, le capitaine des Lions, Kalidou Koulibaly, s’est montré rassurant quant à son état de santé. Blessé depuis plus d’un mois mais maintenu dans la liste des 26 joueurs retenus pour la compétition, le défenseur central affirme être sur la bonne voie.

« Je me sens très bien. On a pris notre temps et on a fait les choses avec intelligence. On ne voulait pas se presser et, pour le moment, je me sens très bien », a déclaré le capitaine sénégalais.

Revenu à l’entraînement collectif depuis quelques jours, Koulibaly se réjouit de retrouver progressivement ses coéquipiers. Toutefois, il préfère rester prudent concernant son retour à la compétition.

« Je me suis repris avec le groupe depuis quelques jours et je suis très content. Maintenant, on va voir quand je pourrai jouer. J’espère contre l’Arabie saoudite, mais on verra bien. C’est le coach qui décidera et surtout, on ne va pas prendre de risque », a-t-il expliqué.

Le défenseur des Lions s’est également exprimé sur le premier rendez-vous du Sénégal dans cette Coupe du monde, prévu le 16 juin face à la France. Un match forcément particulier, 24 ans après l’exploit historique de 2002, lorsque le Sénégal avait battu les Bleus lors du match d’ouverture du Mondial en Corée du Sud et au Japon.

Pour autant, Koulibaly refuse de vivre dans le passé.

« Ce sera un match très important parce que c’est notre premier match dans cette Coupe du monde. Nous allons tout faire pour le gagner, mais il faut oublier ce qui s’est passé en 2002. Aujourd’hui, nous sommes en 2026. Ce sont d’autres joueurs, une autre équipe de France, championne du monde il n’y a pas si longtemps et finaliste lors de la dernière édition », a-t-il souligné.

Conscient de la qualité de l’adversaire, le capitaine des Lions reste néanmoins ambitieux.

« Nous savons que ce sera difficile, mais nous allons tout faire pour les mettre en difficulté. Nous savons que nous en sommes capables », a-t-il assuré.

Kalidou Koulibaly a enfin appelé à ne pas focaliser toute l’attention sur cette seule affiche face aux Bleus.

« Il ne faut pas résumer cette Coupe du monde à ce match contre la France. Il faut penser à l’ensemble des trois matchs de groupe. Notre objectif est de les gagner pour pouvoir nous qualifier dans un premier temps », a conclu le capitaine sénégalais.

Lutte : Reug Reug s’impose face à Boy Niang 2

Le combat tant attendu entre Reug Reug et Boy Niang 2 de l’école de lutte De Gaulle a finalement eu lieu ce dimanche 6 juin à l’Arène nationale, après plusieurs reports.

La confrontation a débuté par une phase d’observation marquée par environ huit minutes de balancements des bras, sans véritable engagement décisif. Les deux lutteurs ont cherché à prendre l’ascendant psychologique dans une arène à moitié remplie.

Au fil du combat, les sanctions arbitrales ont pesé sur le déroulement de la rencontre. Reug Reug a écopé de deux avertissements, contre un seul pour Boy Niang 2. Confronté à un deuxième avertissement, Reug Reug a été contraint de réagir rapidement afin d’éviter une sanction supplémentaire.

C’est dans ce contexte qu’il a réussi à saisir le ngimb de son adversaire, avant de prendre le dessus et de le terrasser de manière décisive, s’imposant ainsi dans ce duel très attendu des amateurs de lutte.

Avec cette victoire, Reug Reug, âgé de 34 ans, porte désormais son bilan à 16 victoires, 1 défaite et 2 combats sans verdict, soit 19 combats disputés au total.

Ce succès confirme sa montée en puissance dans l’arène sénégalaise et renforce sa position parmi les figures majeures de la lutte. De son côté, Boy Niang 2 concède une sixième défaite dans sa carrière professionnelle.

Ousmane Sonko rejette tout report des élections locales et fixe l’objectif de 70 % en 2029

Au lendemain de son élection à la présidence du parti PASTEF, Ousmane Sonko a réaffirmé sa volonté de voir les prochaines échéances électorales se tenir à bonne date. Face à des milliers de militants réunis ce dimanche à Dakar Arena, prise d’assaut dès les premières heures de la matinée, le nouveau président du parti a rejeté toute idée de report des élections et appelé à une meilleure organisation des instances du parti.

Dans son discours, Ousmane Sonko a tenu à dissiper ce qu’il considère comme des interprétations erronées de la situation nationale. Selon lui, « il n’existe aucune crise institutionnelle au Sénégal », mais seulement des divergences de points de vue entre acteurs politiques.

Le leader de PASTEF a dénoncé ce qu’il qualifie de tentatives d’instrumentalisation des institutions à des fins politiques. « Ce pays a déjà souffert des complots. Les institutions doivent rester au service du peuple sénégalais », a-t-il déclaré, en appelant les fonctionnaires ainsi que les Forces de défense et de sécurité à demeurer attachés à leur mission républicaine.

Abordant la question électorale, Ousmane Sonko a été catégorique : son parti ne soutiendra aucune initiative visant à repousser les élections. « Si certains ne sont pas prêts, nous le sommes déjà », a-t-il lancé devant une foule acquise à sa cause.

Le président de PASTEF a également rappelé que toute modification du calendrier électoral devrait nécessairement passer par l’Assemblée nationale. Dans ce contexte, il a invité le Président de la République à signer le décret convoquant le corps électoral et à fixer la date des élections.

« Privilégier les intérêts du parti »

S’adressant directement aux militants, Ousmane Sonko les a exhortés à renforcer leur organisation en vue des échéances à venir. Il a notamment mis en avant l’adoption de la Charte des élections par les instances du parti, estimant qu’elle devra guider le comportement des responsables et des candidats.

« Il faut privilégier les intérêts du parti, faire preuve d’ouverture et travailler à élargir notre base à l’ensemble des Sénégalais », a-t-il insisté.

Tout en appelant à la mobilisation, le nouveau président de PASTEF a toutefois tenu à rappeler que son mouvement ne devait pas se réduire à une simple machine électorale. « Nous ne sommes pas un parti qui vit au rythme des élections. Nous devons revenir à nos fondamentaux, à nos valeurs et à notre projet de transformation du Sénégal », a-t-il affirmé.
S’adressant aux militants, il les a exhortés à éviter de tomber dans les « pièges » politiques et à renforcer leur engagement sur le terrain. Il leur a notamment demandé de procéder sans délai au placement des cartes de membres et à une meilleure structuration du parti.

Ousmane Sonko a également insisté sur la nécessité de préparer dès à présent l’élection présidentielle de 2029. Selon lui, l’objectif du parti est clair : obtenir au moins 70 % des suffrages à cette échéance.

Gouvernement Al Aminou Lo : Me Abibatou Samb déplore la faible présence des femmes et appelle à un rééquilibrage

Invitée de l’émission EN VÉRITÉ sur RSI, Me Abibatou Samb, présidente de l’ONG Voix de Victimes et membre de la société civile, a exprimé sa déception face à la faible représentation féminine dans le nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Al Aminou Lo.

Avec seulement quatre femmes sur trente membres, la composition de l’équipe gouvernementale est, selon elle, loin de refléter la réalité démographique du Sénégal.

« Ce chiffre me paraît très minime puisqu’on est dans un pays qui est naturellement paritaire. On a autant d’hommes que de femmes », a-t-elle déclaré, en référence aux données démographiques nationales.

Pour Me Samb, la présence des femmes dans les organes de décision est un impératif démocratique. Elle estime que les femmes jouent un rôle majeur dans la société sénégalaise et doivent être davantage associées aux instances où se décident les orientations stratégiques du pays.

« Il est particulièrement important qu’elles soient autour de la table là où les décisions se prennent pour engager l’avenir de notre nation », a-t-elle insisté.

La présidente de l’ONG Voix de Victimes plaide ainsi pour des mesures correctives rapides. Elle souhaite notamment une plus grande prise en compte des femmes dans les nominations aux postes de direction et n’exclut pas la possibilité d’un futur remaniement gouvernemental permettant de rétablir un meilleur équilibre.

Au cours de l’entretien, Me Abibatou Samb a également rendu hommage à l’ancien président Abdoulaye Wade, qu’elle considère comme « le père de la démocratie sénégalaise », en mettant en avant plusieurs réformes qu’elle juge favorables à la promotion des femmes.

Selon elle, l’accession de femmes à des postes ministériels de premier plan, l’adoption de la loi sur la parité ainsi que l’introduction dans la Constitution de dispositions relatives à l’accès des femmes à la terre figurent parmi les avancées majeures enregistrées sous son magistère.

« La continuité, ce n’est pas de reculer, mais d’avancer », a-t-elle soutenu, appelant les autorités actuelles à poursuivre et renforcer les acquis enregistrés depuis l’alternance de 2000.

Au-delà des fonctions électives déjà concernées par la loi sur la parité, Me Samb estime que le principe d’égalité doit désormais être étendu aux fonctions nominatives afin de garantir une représentation équilibrée des hommes et des femmes dans toutes les sphères de décision.

« Il faut impérativement continuer ce processus qui était déjà engagé depuis l’année 2000 », a-t-elle conclu.