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ASER-AEE Power EPC : Thierno Alassane Sall annonce de nouvelles révélations sur les 37 milliards

Le député Thierno Alassane Sall promet de nouvelles révélations dans le dossier ASER-AEE Power EPC. Le président de République des Valeurs a annoncé la tenue d’une conférence de presse ce vendredi au cours de laquelle il compte présenter des documents qu’il dit avoir reçus de la justice espagnole concernant les transactions bancaires liées à ce marché d’électrification rurale.

« J’ai reçu, de la justice espagnole, des documents exhaustifs relatifs aux transactions bancaires au cœur de l’affaire AEE Power EPC-ASER », a déclaré l’ancien ministre de l’Énergie sur ses réseaux sociaux. Il affirme que ces pièces permettront d’éclairer l’opinion sur la destination des 37 milliards de francs CFA qui font l’objet de vives controverses depuis plusieurs mois.

L’annonce intervient alors que l’affaire connaît des développements judiciaires à la fois au Sénégal et en Espagne.

Le document judiciaire espagnol publié par Thierno Alassane Sall émane du Tribunal de première instance de Madrid, précisément de la Section d’instruction n°52. Datée du 9 juin 2026, la décision judiciaire fait état d’une procédure préliminaire ouverte pour des faits qualifiés d’« appropriation indue ».

Le juge indique avoir reçu la réponse de la Banco Santander à une demande d’informations adressée dans le cadre de l’enquête. Les documents transmis par l’établissement bancaire sont versés au dossier et communiqués à la partie plaignante. Le magistrat relève également qu’AEE Power EPC n’a pas encore répondu à une précédente demande formulée par la juridiction espagnole et ordonne qu’un nouveau rappel lui soit adressé en raison du caractère urgent de la procédure.

Au Sénégal, le dossier suit également son cours devant la justice. Le Pool judiciaire financier (PJF) a ouvert plusieurs procédures liées à cette affaire à la suite de plaintes et dénonciations portant notamment sur des soupçons de détournement de deniers publics, de faux et usage de faux ainsi que sur diverses irrégularités présumées dans l’exécution du contrat.

Depuis plusieurs mois, Thierno Alassane Sall multiplie les démarches judiciaires et politiques autour de ce dossier qu’il présente comme l’un des plus importants scandales financiers présumés de ces dernières années. Il soutient que l’avance de démarrage de 37 milliards de francs CFA versée dans le cadre du projet d’électrification rurale n’aurait pas été utilisée conformément à sa destination.

Face à ces accusations, les différentes parties impliquées ont jusqu’ici contesté toute malversation et défendu la régularité des opérations réalisées dans le cadre du marché.

La conférence de presse annoncée ce vendredi est donc particulièrement attendue. Elle pourrait permettre de mieux comprendre la nature des transactions bancaires désormais entre les mains de la justice espagnole et les éléments que le député affirme avoir obtenus dans le cadre de ses démarches judiciaires.

Coalition Diomaye Président : le Chef de l’État renforce son dispositif politique

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à une réorganisation de la coalition Diomaye Président à travers la nomination de plusieurs superviseurs adjoints chargés d’accompagner le travail de structuration et d’animation politique de la coalition sur l’ensemble du territoire national.

Dans une correspondance adressée à la superviseure générale de la coalition, le Chef de l’État salue « l’engagement dynamique » des responsables et leaders impliqués dans l’implantation de la coalition dans les différentes localités du pays. Il relève également les progrès enregistrés dans le processus de structuration de cette plateforme politique qui l’a porté au pouvoir.

Afin de consolider cette dynamique et de renforcer la présence de la coalition sur le terrain, le président Bassirou Diomaye Faye a décidé d’élargir l’équipe dirigeante en désignant cinq superviseurs adjoints aux missions spécifiques.

Ainsi, Serigne Guèye Diop est nommé superviseur adjoint chargé des structures et de la massification. El Hadji Abdourahmane Diouf hérite du portefeuille des stratégies et de la communication. Pour sa part, Mamadou Thiaw est chargé de la coordination avec les élus.

La gestion administrative et logistique revient à Fally Seck, tandis qu’Aldiouma Sow est désigné superviseur adjoint chargé des questions électorales.

À travers ces nominations, le Président de la République semble vouloir accélérer la structuration de sa coalition en perspective des prochaines échéances politiques et électorales.

Revue de Presse : Climat politique sous tension, OFNAC en action et les Lions à l’heure du Mondial au menu des quotidiens

L’actualité nationale est dominée ce jeudi par les inquiétudes autour du climat politique, les débats institutionnels, la lutte contre la corruption, l’exercice de la profession d’avocat au Sénégal et les derniers réglages des Lions avant l’ouverture de la Coupe du monde 2026.

Politique : la société civile redoute une crise institutionnelle

Plusieurs quotidiens reviennent sur les tensions observées dans l’espace politique. Le Quotidien barre sa Une sur le « risque de crise institutionnelle » et relaie l’appel de la société civile et des syndicats qui mettent en garde contre les conséquences économiques et sociales d’une éventuelle dégradation du climat politique.

Dans la même veine, WalfQuotidien évoque « les inquiétudes de la société civile », tandis que L’AS donne la parole à Maguette Sène qui estime que « l’Assemblée s’écarte dangereusement de ses missions ».

Les recours déposés contre le retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale occupent également les manchettes. L’AS parle d’un « cas inédit » soumis aux sept sages du Conseil constitutionnel. Yoor-Yoor Bi, au contraire, considère que le recours est juridiquement voué à l’échec, estimant que le Conseil constitutionnel n’est pas compétent pour statuer sur les actes internes de l’Assemblée nationale.

Autre sujet politique, Sud Quotidien s’interroge sur un possible report des élections locales prévues en janvier 2027, un débat qui continue d’alimenter les discussions au sein de la classe politique.

Gouvernance et lutte contre la corruption : l’OFNAC passe à la vitesse supérieure

La lutte contre la corruption occupe une place importante dans plusieurs journaux.

EnQuête révèle que l’OFNAC a reçu une centaine de plaintes et dénonciations depuis le début de l’année et a déjà ouvert 36 enquêtes. L’institution souhaite renforcer la protection des lanceurs d’alerte et encourager davantage la participation citoyenne.

Le Soleil consacre également sa Une à la question des lanceurs d’alerte, indiquant que près de 100 signalements ont été enregistrés en neuf mois.

L’AS confirme cette dynamique en soulignant que 36 enquêtes ont été ouvertes à la suite de signalements, parfois anonymes.

Justice : plusieurs dossiers sous les projecteurs

Le contentieux opposant Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang reste d’actualité. EnQuête annonce le report des débats tandis que Les Échos précise que l’affaire concernant la mutation de la villa de Sonko est renvoyée au 22 juillet.

Libération s’intéresse à plusieurs affaires judiciaires sensibles, notamment trois nouveaux dossiers de viols sur mineures à Kaolack et Fatick, ainsi qu’à l’inculpation de l’oustaz Assane Touré après une plainte déposée par Sokhna Aïda Diallo.

L’Observateur revient sur la détention prolongée de Khadim Ba, une affaire qui, selon son avocat, soulève de nombreuses interrogations.

Avocats étrangers : le Barreau hausse le ton

L’installation de cabinets d’avocats étrangers à Dakar provoque une forte réaction de l’Ordre des avocats.

Le Quotidien, EnQuête, Les Échos et L’AS consacrent tous des articles à ce dossier. Le Barreau dénonce des installations jugées irrégulières et annonce des poursuites judiciaires contre les structures concernées.

Diplomatie et économie

Le Soleil met en avant la visite de l’envoyé spécial du président mauritanien reçu par le chef de l’État, soulignant la solidité des relations entre Dakar et Nouakchott.

De son côté, Le Quotidien rapporte que Baïdy Agne, au siège du BIT, plaide pour « une Afrique plus productive ».

Coupe du monde 2026 : entre espoirs et interrogations

L’ouverture de la Coupe du monde aujourd’hui aux États-Unis, au Canada et au Mexique monopolise une large partie de l’espace médiatique.

Le Soleil affiche : « 48 nations, un même rêve ».

Record annonce le match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud au stade Azteca et publie une déclaration forte de Marcel Desailly : « Le champion d’Afrique, ça reste le Sénégal ».

Malgré cet optimisme, plusieurs journaux s’interrogent sur l’état de forme des Lions. WalfQuotidien relève une défense centrale préoccupante et un rendement offensif insuffisant lors des matches de préparation.

EnQuête parle d’une préparation « en demi-teinte », tandis que Les Échos rapporte les propos du sélectionneur Pape Thiaw : « Il y a des points positifs et des points négatifs », tout en rappelant que « la Coupe du monde est un marathon, pas un sprint ».

L’AS relaie également son avertissement : « Il n’y a pas d’excuses, il faut être prêt contre la France ».

Enfin, L’Observateur publie une interview de l’ancien sélectionneur Alain Giresse qui estime que le Sénégal possède le potentiel nécessaire pour atteindre au moins les demi-finales.

Faits divers

Le drame le plus marquant est rapporté par Le Quotidien : quatre frères sont morts noyés dans une fosse à Vélingara, plongeant toute une localité dans la consternation.

Sénégal : l’Ordre des avocats dénonce l’installation « illégale » de cabinets étrangers

Dans un communiqué , le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Sénégal alerte sur ce qu’il qualifie d’« exercice illégal de la profession d’avocat » sur le territoire sénégalais.

Selon l’Ordre, plusieurs cabinets d’avocats étrangers se seraient installés récemment au Sénégal, notamment dans la capitale, en dehors de tout cadre légal et déontologique. Ces structures, parfois issues de barreaux situés hors de l’espace UEMOA, opéreraient en violation des règles régissant la profession, affirme l’institution.

Le communiqué cite notamment le Règlement n°05/2014/CM/UEMOA relatif à l’harmonisation des règles de la profession d’avocat dans l’espace communautaire, ainsi que le Règlement n°10/2006/CM/UEMOA sur la libre circulation et l’établissement des avocats. Il rappelle également la loi n°84-09 du 4 janvier 1984 portant création de l’Ordre des avocats du Sénégal.

Pour le Conseil de l’Ordre, seuls les avocats inscrits dans un barreau d’un État membre de l’UEMOA peuvent s’installer au Sénégal, et uniquement dans des conditions précises, après autorisation des instances compétentes. Or, à ce jour, précise le communiqué, aucun avocat issu d’un barreau hors UEMOA ni cabinet étranger n’aurait reçu d’habilitation officielle pour exercer dans le pays.

Face à cette situation jugée préoccupante, l’Ordre annonce avoir mandaté le Bâtonnier pour engager toutes les actions nécessaires, y compris des poursuites judiciaires contre les auteurs et complices de ces installations qu’il estime irrégulières.

Coupe du Monde FIFA 2026 : un dispositif spécial pour accompagner les supporters sénégalais aux États-Unis et au Canada

À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique, le ministère de la Jeunesse et des Sports a annoncé la mise en place d’un dispositif spécial destiné à faciliter la présence des supporters sénégalais lors des rencontres des Lions de la Teranga.

Cette initiative concerne particulièrement les ressortissants sénégalais établis aux États-Unis et au Canada qui souhaitent soutenir l’équipe nationale lors de ses matchs programmés à New Jersey et à Toronto. Dans ce cadre, un quota de 400 billets d’entrée par rencontre sera mis à leur disposition.

Selon le ministère, cette mesure tient compte du coût élevé des billets de la compétition, largement commenté tant au Sénégal qu’à l’international.

Un comité ad hoc pour garantir transparence et équité

Pour assurer une gestion transparente du programme, un comité ad hoc a été mis en place en collaboration avec les représentations diplomatiques et consulaires sénégalaises concernées. Il regroupe un représentant du ministère de la Jeunesse et des Sports, deux agents de chaque mission diplomatique ou consulaire impliquée ainsi que les présidents des associations de Sénégalais établis dans les juridictions concernées.

Le comité aura notamment pour mission d’informer la communauté sénégalaise, de recenser les supporters intéressés, d’assurer leur enregistrement et de coordonner la répartition des billets dans le respect des principes d’inclusion, d’équité et de transparence.

La répartition des billets sera effectuée au prorata du nombre d’inscrits recensés par les différentes associations. Le nombre de billets attribués à chaque structure sera rendu public. Le ministère précise également qu’un supporter ayant déjà bénéficié d’un billet ne pourra être à nouveau sélectionné qu’après que tous les autres inscrits auront eu la possibilité de profiter du programme.

48 avant chaque match des Lions, les associations devront transmettre au comité la liste définitive des bénéficiaires. Seules les personnes figurant sur cette liste pourront recevoir un billet. Les billets attribués sont personnels et non transférables, conformément aux règles de la FIFA. Un contrôle rigoureux de l’identité des détenteurs sera effectué à l’entrée des stades.

Macky Sall, Wadagni, les Locales et la préparation des lions : les sujets qui sont au cœur de l’actualité

L’actualité de ce mercredi est largement dominée par la diplomatie, la politique nationale, les ambitions internationales de l’ancien président Macky Sall et les préoccupations autour de la préparation des Lions du Sénégal à quelques jours de la Coupe du monde.

La visite du président béninois Romuald Wadagni à Dakar est l’un des événements majeurs du jour. Le Soleil met en exergue la convergence de vues entre le président Bassirou Diomaye Faye et son homologue béninois sur les défis auxquels fait face l’Afrique de l’Ouest. Les deux chefs d’État ont réaffirmé leur engagement en faveur du dialogue, de la coopération régionale et de l’intégration sous-régionale. Sud Quotidien revient également sur cette visite d’amitié et de travail qui marque la volonté des deux pays de renforcer davantage leurs relations bilatérales.

Le modèle béninois intéresse aussi la presse sénégalaise. EnQuête consacre sa Une à la gouvernance mise en place par Romuald Wadagni. Le journal souligne la forte présence de technocrates dans son gouvernement, la stabilité des équipes et la culture du résultat qui caractérisent l’expérience béninoise et suscitent l’intérêt dans plusieurs pays africains.

Autre sujet largement commenté : la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies. Le Quotidien parle de la « profession de foi » de l’ancien président sénégalais, auditionné hier à Genève en compagnie des autres candidats. Le journal détaille les principaux axes de son projet de réforme de l’organisation mondiale. Même tonalité dans L’Observateur qui revient sur les orientations stratégiques défendues par Macky Sall lors du débat des candidats. EnQuête évoque également son plaidoyer pour une ONU plus représentative et mieux adaptée aux réalités du monde actuel.

Plusieurs journaux s’intéressent aux évolutions du paysage politique national. Walf Quotidien estime que les réformes relatives aux pôles-territoires et à l’Acte 4 de la décentralisation pourraient ouvrir la voie à un report des élections locales. Une hypothèse qui risque d’alimenter les débats dans les prochains mois.

Au sein de la majorité, Source A révèle l’existence de tensions au sein du groupe parlementaire Pastef. Le député Mayabé Mbaye affirme que 11 députés du groupe ont été identifiés comme ne participant pas pleinement à la dynamique du parti. Une déclaration qui relance les interrogations sur la cohésion interne de la majorité parlementaire. Dans le même temps, L’AS estime qu’Ousmane Sonko continue d’occuper le devant de la scène politique au point d’éclipser une opposition encore en quête de repères.

La question du retour de Sonko à l’Assemblée nationale continue également de susciter des commentaires. Les Échos rapporte l’analyse du constitutionnaliste Souaré qui considère que la requête introduite contre la réintégration du leader de Pastef reste juridiquement fragile et appelle une clarification du Conseil constitutionnel.

Les affaires judiciaires occupent aussi une place importante dans les colonnes des quotidiens. Les Échos s’interroge sur les lenteurs observées dans le dossier de l’ancien ministre Mansour Faye, plusieurs mois après la clôture de l’instruction. Le journal se demande ce qui explique l’absence d’ordonnance définitive dans cette affaire très suivie.

Le foncier reste également une préoccupation majeure. Le Quotidien donne la parole au premier président de la Cour suprême, Mamadou Mansour Mbaye, qui estime qu’il sera difficile de venir définitivement à bout des conflits fonciers au Sénégal. L’AS annonce pour sa part une implication plus importante de la Cour suprême dans le traitement de ces contentieux.

Sur le plan économique, Sud Quotidien affiche une note d’optimisme en annonçant le retour du Sénégal à l’excédent commercial. Une performance présentée comme un signal encourageant pour l’économie nationale. À l’inverse, Walf Quotidien attire l’attention sur les défis que représente la Zone de libre-échange continentale africaine pour les entreprises sénégalaises confrontées à une concurrence de plus en plus forte.

Dans le domaine social, la polémique autour de la maltraitance de chatons continue de faire réagir. L’AS et EnQuête reviennent sur les sanctions prises contre le lutteur Reug Reug. Sud Quotidien, à travers une chronique d’Henriette Niang Kandé, s’interroge sur les contradictions de la société sénégalaise et la rapidité avec laquelle certains sujets deviennent des causes nationales.

La santé n’est pas en reste. Walf Quotidien révèle que les opérations cardiaques sont suspendues depuis une semaine au Centre des urgences de l’Hôpital Fann en raison d’une rupture de consommables, obligeant certains patients à rentrer chez eux.

Enfin, le sport demeure au cœur des préoccupations. Le match nul vierge entre le Sénégal et l’Arabie saoudite continue d’alimenter les commentaires. Sud Quotidien parle d’une équipe qui suscite encore beaucoup d’interrogations. Record estime que « ça grince toujours », tandis que L’AS juge les Lions « pas encore rassurants ». Pour L’Observateur, ce résultat doit être considéré comme un avertissement avant le choc contre la France. Source A évoque même des Lions « sans saveur ». Après une défaite contre les États-Unis et un match nul face à l’Arabie saoudite, les hommes de Pape Thiaw peinent encore à convaincre avant leur entrée en lice au Mondial.

Le Président béninois Romuald Wadagni en visite de travail au Sénégal

Le Président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, a effectué ce matin une visite d’amitié et de travail au Sénégal. Une visite qui marque une nouvelle étape dans le renforcement des relations entre Dakar et Cotonou.

Arrivé aux environs de 10 heures à l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor, le chef de l’État béninois a été accueilli avec les honneurs par le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye.

Les deux dirigeants se sont entretenus en tête-à-tête. Cette rencontre a permis d’aborder plusieurs questions d’intérêt commun, notamment le renforcement de la coopération bilatérale, les perspectives économiques et financières ainsi que les enjeux sécuritaires et politiques auxquels fait face l’Afrique de l’Ouest.

Les deux chefs d’État ont réaffirmé leur volonté de consolider davantage les liens entre leurs pays. Les discussions ont également mis l’accent sur la nécessité de dynamiser les échanges commerciaux et de renforcer l’intégration sous-régionale dans un contexte marqué par de nombreux défis économiques et sécuritaires.

La FSL sanctionne Reug Reug : 3 mois ferme et 10 % de retenue sur son reliquat

La Fédération Sénégalaise de Lutte (FSL) a décidé de sanctionner le lutteur Reug Reug à la suite de la controverse suscitée par des images diffusées lors des préparatifs mystiques de son combat du 7 juin 2026.

Dans un communiqué publié ce 9 juin à Dakar, l’instance dirigeante de la lutte sénégalaise indique avoir examiné les faits après les nombreuses réactions enregistrées au sein de l’opinion publique, des organisations de défense des animaux et de la société civile.

La Fédération prend acte de la reconnaissance des faits par le lutteur ainsi que des excuses publiques qu’il a adressées au peuple sénégalais et aux personnes choquées par l’incident. Elle exprime également ses regrets quant à la survenue de tels actes dans le cadre de la préparation d’un événement relevant de sa discipline.

Rappelant que la lutte sénégalaise est porteuse de valeurs de respect, de responsabilité, de discipline et d’exemplarité, la FSL affirme qu’aucun comportement susceptible de ternir l’image de ce sport ne saurait être toléré.

À l’issue de la procédure disciplinaire engagée, le Bureau exécutif compétent a prononcé deux sanctions à l’encontre de Reug Reug :

  • une retenue de 10 % sur le reliquat des sommes qui lui sont dues ;
  • une suspension de six mois, dont trois mois ferme et trois mois avec sursis.

Selon la Fédération, ces mesures visent à faire respecter les règles, préserver l’intégrité de la discipline et rappeler à tous les acteurs de l’arène leurs responsabilités vis-à-vis du public.

Élections territoriales : Moundiaye Cissé contre tout report et pour une fixation rapide de la date du scrutin

Les débats autour de la tenue des prochaines élections locales continuent d’alimenter la scène politique et la société civile au Sénégal. Pour Moundiaye Cissé, Directeur exécutif de l’ONG 3D et membre du COSCE, la question du calendrier électoral reste entourée d’un flou qui mérite clarification urgente.

S’exprimant sur le cadre juridique des scrutins locaux, le responsable de la société civile rappelle que, contrairement aux élections législatives et présidentielles encadrées par le Conseil constitutionnel, les dispositions du Code électoral, notamment les articles L236 et L269, laissent une marge de manœuvre à l’exécutif.

Selon lui, ces textes donnent la possibilité au chef de l’État de proroger les mandats des élus locaux, dans la limite de la cinquième année de leur exercice. Une option légale, mais qui ne saurait être activée sans dialogue, insiste-t-il.

« S’il doit le faire, il doit en parler avec les parties prenantes », soutient-il, estimant qu’un éventuel report des élections locales doit impérativement résulter d’un processus de concertation. Pour lui, un consensus est indispensable afin d’éviter toute décision unilatérale susceptible de fragiliser la confiance dans le processus électoral.

Moundiaye Cissé souligne également une incertitude persistante sur le calendrier actuel. « Aujourd’hui, on ne sait pas si les élections seront reportées ou non », déplore-t-il, évoquant un manque de lisibilité sur l’horloge électorale.

Face à cette situation, le membre du COSCE appelle les autorités à fixer clairement la date des élections ainsi que les périodes de révision des listes électorales, afin de lever toute ambiguïté.

Il plaide ainsi pour une clarification rapide de la situation par le chef de l’État, tout en rappelant la position de la société civile : le respect du calendrier électoral doit rester la norme, et tout report ne peut intervenir que sur la base d’un consensus avec les acteurs concernés.

« Nous sommes pour le respect du calendrier électoral. S’il doit y avoir report, ce doit être après un consensus », résume-t-il, estimant que la durée des mandats locaux doit être respectée au même titre que celle des mandats législatifs et présidentiels.

Fonds politiques, cumul des mandats, foncier et police : Guy Marius Sagna soumet 04 propositions de loi à Pastef-Les Patriotes

Le député Guy Marius Sagna a révélé avoir soumis quatre propositions de loi à son groupe parlementaire Pastef Les Patriotes.

La première vise à interdire certains cumuls de fonctions pour les responsables des exécutifs territoriaux. Le texte entend mettre fin à la possibilité pour une même personne d’exercer simultanément les fonctions de maire ou de président de conseil départemental avec celles de ministre ou de directeur général. Selon l’auteur de la proposition, cette réforme contribuerait à une meilleure gouvernance des collectivités territoriales.

La deuxième proposition concerne une modification de l’article 2 de la loi portant Code du domaine de l’État. Si les détails du texte n’ont pas encore été dévoilés, il s’inscrit dans le cadre des réformes foncières régulièrement évoquées au Parlement.

La troisième réforme porte sur le statut du personnel de la Police nationale. Guy Marius Sagna propose d’accorder aux policiers le droit syndical, tout en maintenant l’interdiction du droit de grève et de toute action collective susceptible de perturber le fonctionnement du service public de sécurité.

Enfin, la quatrième proposition prévoit la création d’une commission chargée de vérifier l’utilisation des crédits alloués aux fonds politiques. Pour le député, cette mesure s’inscrit dans une logique de transparence, de contrôle et de reddition des comptes.

Le parlementaire précise toutefois que la suite de ces initiatives dépendra désormais des instances de son groupe parlementaire, qui devront décider quelles propositions seront retenues, éventuellement amendées, puis soumises à la procédure législative.