Accueil Blog Page 3

Ousmane Sonko rejette tout report des élections locales et fixe l’objectif de 70 % en 2029

Au lendemain de son élection à la présidence du parti PASTEF, Ousmane Sonko a réaffirmé sa volonté de voir les prochaines échéances électorales se tenir à bonne date. Face à des milliers de militants réunis ce dimanche à Dakar Arena, prise d’assaut dès les premières heures de la matinée, le nouveau président du parti a rejeté toute idée de report des élections et appelé à une meilleure organisation des instances du parti.

Dans son discours, Ousmane Sonko a tenu à dissiper ce qu’il considère comme des interprétations erronées de la situation nationale. Selon lui, « il n’existe aucune crise institutionnelle au Sénégal », mais seulement des divergences de points de vue entre acteurs politiques.

Le leader de PASTEF a dénoncé ce qu’il qualifie de tentatives d’instrumentalisation des institutions à des fins politiques. « Ce pays a déjà souffert des complots. Les institutions doivent rester au service du peuple sénégalais », a-t-il déclaré, en appelant les fonctionnaires ainsi que les Forces de défense et de sécurité à demeurer attachés à leur mission républicaine.

Abordant la question électorale, Ousmane Sonko a été catégorique : son parti ne soutiendra aucune initiative visant à repousser les élections. « Si certains ne sont pas prêts, nous le sommes déjà », a-t-il lancé devant une foule acquise à sa cause.

Le président de PASTEF a également rappelé que toute modification du calendrier électoral devrait nécessairement passer par l’Assemblée nationale. Dans ce contexte, il a invité le Président de la République à signer le décret convoquant le corps électoral et à fixer la date des élections.

« Privilégier les intérêts du parti »

S’adressant directement aux militants, Ousmane Sonko les a exhortés à renforcer leur organisation en vue des échéances à venir. Il a notamment mis en avant l’adoption de la Charte des élections par les instances du parti, estimant qu’elle devra guider le comportement des responsables et des candidats.

« Il faut privilégier les intérêts du parti, faire preuve d’ouverture et travailler à élargir notre base à l’ensemble des Sénégalais », a-t-il insisté.

Tout en appelant à la mobilisation, le nouveau président de PASTEF a toutefois tenu à rappeler que son mouvement ne devait pas se réduire à une simple machine électorale. « Nous ne sommes pas un parti qui vit au rythme des élections. Nous devons revenir à nos fondamentaux, à nos valeurs et à notre projet de transformation du Sénégal », a-t-il affirmé.
S’adressant aux militants, il les a exhortés à éviter de tomber dans les « pièges » politiques et à renforcer leur engagement sur le terrain. Il leur a notamment demandé de procéder sans délai au placement des cartes de membres et à une meilleure structuration du parti.

Ousmane Sonko a également insisté sur la nécessité de préparer dès à présent l’élection présidentielle de 2029. Selon lui, l’objectif du parti est clair : obtenir au moins 70 % des suffrages à cette échéance.

Gouvernement Al Aminou Lo : Me Abibatou Samb déplore la faible présence des femmes et appelle à un rééquilibrage

Invitée de l’émission EN VÉRITÉ sur RSI, Me Abibatou Samb, présidente de l’ONG Voix de Victimes et membre de la société civile, a exprimé sa déception face à la faible représentation féminine dans le nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Al Aminou Lo.

Avec seulement quatre femmes sur trente membres, la composition de l’équipe gouvernementale est, selon elle, loin de refléter la réalité démographique du Sénégal.

« Ce chiffre me paraît très minime puisqu’on est dans un pays qui est naturellement paritaire. On a autant d’hommes que de femmes », a-t-elle déclaré, en référence aux données démographiques nationales.

Pour Me Samb, la présence des femmes dans les organes de décision est un impératif démocratique. Elle estime que les femmes jouent un rôle majeur dans la société sénégalaise et doivent être davantage associées aux instances où se décident les orientations stratégiques du pays.

« Il est particulièrement important qu’elles soient autour de la table là où les décisions se prennent pour engager l’avenir de notre nation », a-t-elle insisté.

La présidente de l’ONG Voix de Victimes plaide ainsi pour des mesures correctives rapides. Elle souhaite notamment une plus grande prise en compte des femmes dans les nominations aux postes de direction et n’exclut pas la possibilité d’un futur remaniement gouvernemental permettant de rétablir un meilleur équilibre.

Au cours de l’entretien, Me Abibatou Samb a également rendu hommage à l’ancien président Abdoulaye Wade, qu’elle considère comme « le père de la démocratie sénégalaise », en mettant en avant plusieurs réformes qu’elle juge favorables à la promotion des femmes.

Selon elle, l’accession de femmes à des postes ministériels de premier plan, l’adoption de la loi sur la parité ainsi que l’introduction dans la Constitution de dispositions relatives à l’accès des femmes à la terre figurent parmi les avancées majeures enregistrées sous son magistère.

« La continuité, ce n’est pas de reculer, mais d’avancer », a-t-elle soutenu, appelant les autorités actuelles à poursuivre et renforcer les acquis enregistrés depuis l’alternance de 2000.

Au-delà des fonctions électives déjà concernées par la loi sur la parité, Me Samb estime que le principe d’égalité doit désormais être étendu aux fonctions nominatives afin de garantir une représentation équilibrée des hommes et des femmes dans toutes les sphères de décision.

« Il faut impérativement continuer ce processus qui était déjà engagé depuis l’année 2000 », a-t-elle conclu.

Congrès de PASTEF : Sonko fixe le cap : « Organiser la souveraineté »

Diamniadio a accueilli ce samedi le premier Congrès ordinaire de PASTEF-Les Patriotes, un rendez-vous marqué par la réélection d’Ousmane Sonko à la présidence du parti. Le président de PASTEF-Les Patriotes a, dans son discours, retracé le parcours du parti depuis sa création tout en fixant les orientations de la nouvelle phase de son action.

Devant des délégués venus des 553 communes du Sénégal ainsi que de la diaspora, Ousmane Sonko a présenté ce congrès comme un tournant majeur, marquant le passage de « la rupture politique » à « la transformation historique » du Sénégal.

Selon lui, la conquête du pouvoir n’était qu’une étape. Le véritable défi demeure désormais la transformation profonde de l’État et de l’économie afin de garantir une souveraineté politique, économique et culturelle du Sénégal.

« Organiser la souveraineté », tel est le mot d’ordre qu’il a lancé aux militants, défendant un projet fondé sur le panafricanisme, la démocratie populaire et la justice sociale.

Le leader de PASTEF a également insisté sur le rôle central du parti dans la conduite du projet politique en cours. Il a appelé les responsables et militants à préserver l’esprit de sacrifice qui a accompagné les années de lutte et à éviter toute forme d’éloignement du peuple.

Ousmane Sonko a également mis en garde contre les risques de ralentissement ou de détournement du projet de transformation une fois confronté aux réalités du pouvoir. Il a affirmé que la « révolution sénégalaise » ne repose pas sur des trajectoires individuelles, mais sur « un peuple, un parti, une mouvance et une conscience historique collective ».

Sur le bilan de l’exercice du pouvoir depuis 2024, il a défendu les choix opérés, citant notamment la transparence dans la gestion publique, la reddition des comptes, la rationalisation de l’État, la renégociation de certains contrats miniers, pétroliers et gaziers, ainsi que les efforts en faveur de la souveraineté économique.

Le président de PASTEF-Les Patriotes a appelé les militants à demeurer fidèles aux idéaux de souveraineté, de dignité et de justice qui ont fondé le parti, tout en invitant le Sénégal à poursuivre sa marche vers ce qu’il a qualifié de « liberté historique ».

1er Congrès de PASTEF : Ousmane Sonko élu président avec 100 % des suffrages exprimés

Le premier Congrès national de PASTEF-Les Patriotes, tenu ce samedi 6 juin 2026, a consacré l’élection d’Ousmane Sonko à la présidence du parti. Selon les résultats provisoires proclamés par la commission électorale du congrès, 589 procès-verbaux ont été réceptionnés sur les 598 attendus, soit un taux de participation de 98,5 %.

Dans le détail, 553 procès-verbaux sur 553 ont été reçus sur l’ensemble du territoire national, tandis que 36 procès-verbaux sur 45 sont parvenus de la diaspora. Sur les 589 procès-verbaux validés, Ousmane Sonko a obtenu 589 voix, sans aucun bulletin blanc enregistré.

Cette élection intervient au terme d’un congrès historique pour la formation politique fondée en 2014, douze ans après sa création. Le rendez-vous avait notamment pour objectif de doter officiellement le parti de ses nouvelles instances dirigeantes et de définir ses orientations stratégiques pour les années à venir.  

REVUE DE PRESSE | Diomaye imprime le rythme, Pastef se renforce, l’ASER à la Une des quotidiens parus ce samedi.

L’actualité de ce week-end est dominée par le premier conseil des ministres du gouvernement d Al Aminou Lo , le Congrès de Pastef , l’affaire ASER-AEE Power et plusieurs faits divers qui continuent de faire réagir l’opinion.

En politique d’abord, le premier Conseil des ministres du gouvernement dirigé par Ahmadou Al Aminou Lo est largement commenté par la presse. Le président Bassirou Diomaye Faye a donné le ton. Les quotidiens parlent d’un chef de l’État pressé d’obtenir des résultats.

« Le Président imprime le rythme », titre Le Soleil. L’Observateur évoque une « thérapie de choc » pour remettre l’État sur les rails, tandis que Les Échos souligne l’exigence présidentielle d’un gouvernement de travail, d’actions et de résultats rapides. Pour Sud Quotidien, le message est sans ambiguïté : le nouveau gouvernement est sommé d’agir vite.

Autre sujet incontournable : la recomposition du paysage politique autour de Pastef. À la veille de son premier congrès extraordinaire, le parti au pouvoir enregistre l’arrivée d’une soixantaine de partis et mouvements politiques.

Les Échos annonce qu’une soixantaine de formations ont signé un protocole de fusion avec Pastef. Walf Quotidien parle d’un parti qui « prend du volume », tandis que L’Observateur voit dans cette opération une véritable démonstration de force politique.

Parmi les personnalités ayant choisi de rejoindre la formation dirigée par Ousmane Sonko figurent notamment Malick Gakou, Aïda Mbodj et Habib Sy. Une dynamique qui conforte davantage le parti PASTEF à l’approche des prochaines échéances électorales.

Ousmane Sonko, lui, fixe déjà l’horizon : « Le cap, c’est 2029. Aux prochaines échéances électorales, on saura qui pèse quoi », rapporte la presse.

L’autre grand dossier du week-end reste l’affaire ASER-AEE Power. Le Pool judiciaire financier a franchi une nouvelle étape en lançant plusieurs procédures d’enquête.

Le Quotidien parle de « lumières du PJF sur une nébuleuse ». Walf Quotidien révèle l’existence d’une fausse quittance portant sur plus de 918 millions de francs CFA. Les Échos indique que trois enquêtes distinctes sont désormais ouvertes, tandis que L’Observateur évoque le passage d’une bataille financière à une instruction judiciaire de grande ampleur.

Dans ce dossier, le député Thierno Alassane Sall maintient la pression et affirme que « 37 milliards de francs CFA ne s’évaporent pas sans coupable ».

Dans le registre judiciaire et sécuritaire, plusieurs faits divers occupent également les unes.

À Koungheul, une affaire de viol présumé sur une adolescente de 14 ans choque l’opinion. Selon LIBÉRATION , une somme de 150 000 francs CFA aurait été remise pour tenter d’étouffer l’affaire. La grand-mère de la victime a été interpellée pour non-dénonciation de crime.

Le même journal revient également sur l’arrestation d’un agent de banque soupçonné d’avoir abusé de son neveu âgé de sept ans ainsi que sur une affaire de viol impliquant une fillette de douze ans à Thiaroye.

De son côté, L’Observateur relate le calvaire d’une adolescente de seize ans qui aurait été séquestrée et agressée pendant deux jours à Guinaw-Rails.

Sur le front de la société, Le Soleil attire l’attention sur la progression inquiétante des cyberviolences. Le quotidien révèle que près de 5 000 dossiers liés à la diffusion de vidéos intimes ont été enregistrés par la Division spéciale de la cybersécurité depuis 2018, illustrant l’ampleur grandissante de ce phénomène numérique.

Enfin, en sport, tous les regards sont tournés vers l’Arène nationale où se dispute ce dimanche le très attendu combat entre Reug Reug et Boy Niang 2. Un choc présenté comme l’un des grands rendez-vous de la saison.

À suivre également, la finale de la Coupe de la Ligue entre Sonacos et Diambars, ainsi que les performances des Lions du para-basket engagés dans le tournoi de repêchage pour la Coupe du monde 2026.

Malick Gakou : « La fusion avec PASTEF n’est ni un renoncement à notre histoire ni un abandon de nos valeurs »

Le Président du Grand Parti, Malick Gakou, a officiellement acté la fusion de sa formation politique avec PASTEF, ce vendredi, en compagnie d’une soixantaine de partis et mouvements politiques.

Malick Gakou présente cette décision comme « une nouvelle étape » dans son engagement politique, qu’il place sous le signe de « l’intérêt supérieur de la Nation ». Il insiste sur le fait que cette fusion ne constitue ni un renoncement à l’histoire du Grand Parti ni un abandon de ses valeurs, mais plutôt un choix stratégique visant à « rassembler les forces patriotiques » et à accompagner les transformations engagées depuis l’alternance de 2024.

L’ancien ministre du Commerce et des Sports a rendu un hommage appuyé à Ousmane Sonko, dont il a salué le leadership, la résilience, le courage et la constance. Selon lui, le parcours du leader de PASTEF, marqué par de nombreuses épreuves, a contribué à ouvrir « une nouvelle page de l’histoire politique du Sénégal ». Il affirme désormais partager avec lui une ambition commune : servir le pays dans un esprit de responsabilité et de dévouement.

À travers cette fusion, l’ancien candidat à l’élection présidentielle affirme faire le choix de « l’unité, de la responsabilité et de l’efficacité » afin de contribuer à la construction d’un Sénégal « souverain, juste, prospère et solidaire ».

PREMIER CONSEIL DES MINISTRES DU GOUVERNEMENT AL AMINOU LO : DIOMAYE FIXE LE CAP DE L’ACCÉLÉRATION ET DES RÉSULTATS

Réuni exceptionnellement ce vendredi 5 juin 2026 au Palais de la République, le premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo a été marqué par un message clair du Président Bassirou Diomaye Faye : accélérer l’action publique et produire des résultats rapides au bénéfice des populations.

Après avoir salué le travail accompli par le gouvernement sortant, le Chef de l’État a félicité le nouveau Premier ministre et son équipe, tout en rappelant que le Sénégal traverse une phase décisive de son histoire. Selon lui, les défis économiques, sociaux, sécuritaires et institutionnels imposent une mobilisation totale de l’exécutif.

Le Président de la République a ainsi insisté sur la nécessité de faire du nouveau gouvernement un « gouvernement de travail, d’actions, de réalisations et de résultats rapides ». Il a demandé au Premier ministre de lui soumettre dans les meilleurs délais un Plan d’actions gouvernemental intégrant notamment la relance de l’économie, l’assainissement des finances publiques, le traitement de la dette souveraine, l’apurement de la dette intérieure et la redynamisation des secteurs stratégiques.

Parmi les priorités fixées figurent également l’amélioration de l’environnement des affaires, le soutien au secteur privé national, aux PME et à l’économie informelle, le bon déroulement de la campagne agricole, le renforcement des programmes sociaux et l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages.

Dans la même dynamique, le Chef de l’État a demandé une modernisation accrue de l’administration et une communication gouvernementale davantage axée sur les résultats concrets obtenus. Il a également insisté sur la préparation des prochaines échéances budgétaires, notamment la Loi de finances rectificative 2026 et le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2027-2029.

Prenant la parole, le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo a décliné ce qu’il présente comme une nouvelle méthode de conduite de l’action gouvernementale. Il a annoncé une Primature fonctionnant sous le signe de « l’interministérialité active et quotidienne », avec un pilotage centré sur la résolution des problèmes, la recherche de résultats, la coopération entre ministères et l’efficacité opérationnelle.

Le nouveau chef du gouvernement a également mis l’accent sur l’élaboration d’un Code d’éthique et de déontologie de l’administration publique, le renforcement de la performance administrative, la gestion des risques et la cybersécurité.

Concernant les priorités immédiates, il a cité la campagne agricole, la sécurité alimentaire durant la période de soudure, l’organisation des examens et concours, la prévention des inondations, l’évaluation du Programme de redressement économique et social (PRES) ainsi que la mise en œuvre du Plan Diomaye pour la Casamance et du Plan Diomaye pour le Sénégal oriental.

Au cours de cette réunion, le Président de la République est également revenu sur la célébration du centenaire de l’ancien Président Abdoulaye Wade, saluant son apport à la démocratie sénégalaise, ainsi que sur les enseignements tirés du Dialogue national et la mobilisation autour des Lions de la Téranga à l’approche de la Coupe du monde 2026.

Sur le plan législatif, le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de loi d’orientation agrosylvopastorale et halieutique.

Affaire ASER – AEE POWER : TAS et Jean Michel Sène, suite et pas fin

Le communiqué du Pool judiciaire financier (PJF), annonçant l’ouverture d’une enquête sur des soupçons de faux, usage de faux et détournement présumé de deniers publics dans le dossier ASER–AEE Power, a immédiatement ravivé un face-à-face politique déjà bien installé. D’un côté, le député Thierno Alassane Sall, à l’origine d’une plainte dans ce dossier. De l’autre, Jean Michel Sène, directeur général de l’ASER.

Thierno Alassane Sall salue l’ouverture de l’enquête et insiste sur la transparence

Le député Thierno Alassane Sall, à l’origine d’une plainte déposée en octobre 2025 dans ce dossier, a exprimé sa satisfaction après les premières avancées judiciaires.

Dans sa réaction, il estime que les 37 milliards en cause ne peuvent disparaître sans qu’il y ait des responsabilités à établir. Il appelle le Pool judiciaire financier à aller jusqu’au bout de la procédure et insiste sur la nécessité de faire toute la lumière sur la gestion du dossier.

Le parlementaire rappelle la gravité des faits présumés, évoquant un détournement d’argent public destiné à l’électrification rurale, ce qu’il qualifie d’atteinte directe aux populations des campagnes.

« Détourner l’argent d’un marché d’électrification rurale est un crime contre nos compatriotes des campagnes. Il ne fait aucun doute que des têtes vont tomber », a-t-il réagi sur ses réseaux sociaux.

Il affirme également maintenir sa vigilance et évoque des procédures déjà engagées devant les juridictions espagnoles.

Jean Michel Sène réagit et dénonce une lecture politique du dossier

De son côté, Jean Michel Sène, directeur général de l’ASER, n’a pas tardé à réagir aux déclarations du député. Sur les réseaux sociaux, il accuse ce dernier de faire une lecture sélective du communiqué du PJF et de passer sous silence certains éléments du dossier.

Il cite notamment des signalements liés à des quittances et à des montages financiers présumés, qu’il estime ignorés dans la prise de parole du député.

« Il lit le communiqué du PJF et n’y relève ni la plainte de l’espagnol, encore moins celle de l’Agent Judiciaire de l’État sur les fausses quittances de plus de 918 millions », a-t-il écrit.

Jean Michel Sène va plus loin en affirmant que le député aurait une connaissance détaillée des circuits de décision et d’exécution des montants en question, tout en choisissant, selon lui, une posture politique.

Il accuse enfin Thierno Alassane Sall de défendre Saïdou Kane qu’il accuse d’utiliser le même operandi dans ce dossier

AFFAIRE ASER – AEE POWER : UNE ENQUÊTE OUVERTE POUR FAIRE LA LUMIÈRE SUR DES FAITS PRÉSUMÉS

Le Pool judiciaire financier a saisi la Section de recherches de Dakar pour une enquête visant à faire toute la lumière sur des faits présumés de faux et usage de faux ainsi que de détournement de deniers publics.

Cette procédure s’inscrit dans un ensemble de dossiers judiciaires suivis par le Pool judiciaire financier de Dakar, relatifs à des faits impliquant la société AEE POWER et des opérations contractuelles liées à l’ASER. Selon le Parquet financier, plusieurs procédures distinctes mais connexes sont en cours d’examen.

Le 17 septembre 2024, l’administrateur de la société AEE POWER EPC SAU, société de droit espagnol, a déposé une plainte avec constitution de partie civile devant le Doyen des juges du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Cette plainte vise l’administrateur de la société AEE POWER SENEGAL, le Project manager ainsi que la société elle-même, pour tentative d’escroquerie, faux et usage de faux en écritures administratives et manœuvres frauduleuses.

À la suite du dessaisissement du Doyen des juges d’instruction, la procédure a été transférée au Procureur de la République financier, qui a saisi un juge d’instruction le 23 mars 2026.

Par ailleurs, une enquête distincte avait été ouverte le 6 janvier 2025 par la Division des Investigations Criminelles (DIC), à la suite d’une plainte de l’Agent judiciaire de l’État. Celle-ci porte sur des faits de faux et usage de faux en écriture administrative, notamment l’utilisation présumée d’une fausse quittance d’un montant de 918 339 800 FCFA dans le cadre de l’enregistrement d’un contrat entre AEE POWER EPC et l’ASER.

Le Parquet financier souligne l’existence de liens de connexité entre les différentes procédures, pouvant conduire à une jonction des dossiers devant le même juge d’instruction.

Les investigations se poursuivent. Le Parquet financier indique que l’ensemble des procédures est en cours afin d’établir les responsabilités éventuelles dans cette affaire.

58 partis et mouvements politiques rejoignent PASTEF : Gakou, Aïda Mbodj, Habib Sy et Mame Diarra Fam dans le lot

À la veille de son Congrès extraordinaire, prévu ce samedi 6 juin 2026, PASTEF s’apprête à franchir un nouveau cap dans sa stratégie de consolidation politique. Selon des informations recueillies auprès de plusieurs responsables, pas moins de 58 partis politiques et mouvements citoyens ont décidé de fusionner avec la formation dirigée par le Premier ministre et président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko.

Parmi les personnalités les plus en vue de cette vague de ralliements figurent Malick Gakou, leader du Grand Parti, Aïda Mbodj, Directrice générale de la Délégation générale à l’Entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ), ainsi que Habib Sy, PCA de la SENELEC et président du mouvement PEM/YRM.

La liste comprend également plusieurs responsables politiques connus du grand public. C’est notamment le cas de Mouhamadou Lamine Barra Lô, directeur général de l’Office national de formation professionnelle (ONFP) et président du mouvement Farlu, de Mame Diarra Fam, ancienne députée et ancienne responsable du PDS à travers le MAF, ainsi que de l’avocat Me Abdy Nar Ndiaye, président du mouvement RPS/Sénégal.

Au-delà de ces figures politiques reconnues, cette fusion regroupe des dizaines de partis et mouvements présents dans plusieurs régions du pays. L’objectif affiché est de renforcer l’unité autour du projet politique porté par PASTEF et de rassembler sous une même bannière des organisations qui, pour la plupart, entretenaient déjà des liens de proximité avec le parti.

Cette vague de fusion signe-t-elle la mort de la coalition APTE ?