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58 partis et mouvements politiques rejoignent PASTEF : Gakou, Aïda Mbodj, Habib Sy et Mame Diarra Fam dans le lot

À la veille de son Congrès extraordinaire, prévu ce samedi 6 juin 2026, PASTEF s’apprête à franchir un nouveau cap dans sa stratégie de consolidation politique. Selon des informations recueillies auprès de plusieurs responsables, pas moins de 58 partis politiques et mouvements citoyens ont décidé de fusionner avec la formation dirigée par le Premier ministre et président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko.

Parmi les personnalités les plus en vue de cette vague de ralliements figurent Malick Gakou, leader du Grand Parti, Aïda Mbodj, Directrice générale de la Délégation générale à l’Entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ), ainsi que Habib Sy, PCA de la SENELEC et président du mouvement PEM/YRM.

La liste comprend également plusieurs responsables politiques connus du grand public. C’est notamment le cas de Mouhamadou Lamine Barra Lô, directeur général de l’Office national de formation professionnelle (ONFP) et président du mouvement Farlu, de Mame Diarra Fam, ancienne députée et ancienne responsable du PDS à travers le MAF, ainsi que de l’avocat Me Abdy Nar Ndiaye, président du mouvement RPS/Sénégal.

Au-delà de ces figures politiques reconnues, cette fusion regroupe des dizaines de partis et mouvements présents dans plusieurs régions du pays. L’objectif affiché est de renforcer l’unité autour du projet politique porté par PASTEF et de rassembler sous une même bannière des organisations qui, pour la plupart, entretenaient déjà des liens de proximité avec le parti.

Cette vague de fusion signe-t-elle la mort de la coalition APTE ?

ASSEMBLÉE NATIONALE : OUSMANE SONKO TIENT SA PREMIÈRE RÉUNION DU BUREAU, AMADOU BA ET MOMATH TALLA NDAO RÉINTÈGRENT L’HÉMICYCLE

Le Président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a présidé ce vendredi 5 juin 2026 sa première réunion du Bureau de l’institution parlementaire depuis son accession à la tête de l’hémicycle.

Cette rencontre marque le démarrage effectif des activités parlementaires sous sa présidence. Elle a permis aux membres du Bureau d’examiner plusieurs questions liées au fonctionnement de l’Assemblée nationale et de définir les grandes orientations devant guider l’organisation des travaux parlementaires dans les prochains mois.

L’un des points majeurs examinés lors de cette réunion concerne la réintégration de deux députés ayant récemment quitté le gouvernement. Le Bureau a ainsi validé le retour à l’Assemblée nationale d’Amadou Ba et de Momath Talla Ndao, conformément aux dispositions de l’article 54 de la Constitution et de l’article 124 du Règlement intérieur.

Les deux hommes avaient rejoint le gouvernement dans sa précédente configuration. Amadou Ba occupait les fonctions de ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, tandis que Momath Talla Ndao était secrétaire d’État au Logement. Leur départ de l’équipe gouvernementale à la faveur du dernier remaniement leur permet de retrouver leur mandat parlementaire.

PASTEF : LE GRAND PARTI DE MALICK GACKOU SUR LE POINT DE FUSIONNER AVEC LE PARTI D’OUSMANE SONKO

À quelques heures de son premier Congrès extraordinaire prévu ce samedi 6 juin 2026, PASTEF s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa stratégie de consolidation politique.

Selon des informations obtenues de sources concordantes, Le Grand Parti (LGP) d’El Hadji Malick Gackou devrait figurer parmi les formations politiques qui signeront ce vendredi la charte de fusion avec PASTEF lors de la cérémonie annoncée à Dakar.

Cette fusion, si elle est confirmée, constituerait l’un des faits politiques majeurs de cette séquence pré-congrès. Fondé par Malick Gackou après son départ de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP), Le Grand Parti a longtemps occupé une place singulière dans le paysage politique sénégalais, notamment dans la banlieue dakaroise et particulièrement à Guédiawaye, fief politique de son leader.

L’annonce de PASTEF évoque l’adhésion d’une soixantaine de partis politiques et mouvements citoyens à travers une « charte de fusion ». Le parti dirigé par Ousmane Sonko précise que cette dynamique se poursuivra au-delà du congrès et restera ouverte aux forces patriotiques, panafricanistes et souverainistes souhaitant rejoindre le projet politique porté par le Pastef.

Selon nos informations, Habib Sy et Aïda Mbodj auraient également donné leur accord de principe pour rejoindre cette dynamique de fusion avec PASTEF, aux côtés d’autres responsables et formations politiques dont les noms devraient être dévoilés lors de la cérémonie.

Pour PASTEF, cette vague d’adhésions apparaît comme une démonstration de force à la veille d’un congrès historique qui doit notamment consacrer l’élection du président du parti et définir ses orientations stratégiques pour les prochaines années.

La cérémonie de signature est prévue ce vendredi à Dakar et devrait permettre de lever définitivement le voile sur l’identité des formations politiques concernées.

Hommages à Wade, départ de Moussa Bala Fofana de PASTEF, retour annoncé du FMI et sacre de Teungueth FC : les grands sujets du jour.

L’essentiel de l’actualité nationale est largement dominé ce matin par la célébration du centenaire de l’ancien président Abdoulaye Wade. Une commémoration qui a réuni hier la classe politique et et les plus hautes autorités du pays autour de celui que beaucoup présentent comme l’une des figures majeures de l’histoire politique sénégalaise.


Le centenaire de Wade au cœur de toutes les Unes

Sud Quotidien titre : « Hommages au bâtisseur ». Le journal met en avant les témoignages du président Bassirou Diomaye Faye, de Macky Sall, de Alassane Ouattara et de Olusegun Obasanjo. Tous saluent le parcours d’un homme décrit comme un défenseur de la démocratie, de la souveraineté africaine et du développement du continent.

Même tonalité dans Le Soleil, qui évoque une véritable « pluie d’hommages » rendue au fondateur du Parti Démocratique Sénégalais. Le quotidien national souligne un discours remarqué du chef de l’État et le témoignage émouvant de sa fille, Sindiély Wade.

Le Quotidien barre sa Une d’un titre solennel : « Wade, un destin pour le Sénégal ». Le journal retient particulièrement les leçons de démocratie tirées par Bassirou Diomaye Faye du parcours de l’ancien président : la patience en politique, le respect de l’adversaire et la transmission pacifique du pouvoir.

EnQuête parle de « La leçon Wade de Diomaye ». Selon le journal, le président de la République a érigé les 26 années de combat politique de Wade avant l’alternance de 2000 en modèle de persévérance pour les nouvelles générations.

Un discours présidentiel qui fait débat

Au-delà des hommages, plusieurs journaux s’attardent sur la portée politique du discours présidentiel.

Les Échos estime que Bassirou Diomaye Faye a « chanté Wade et charmé les libéraux ». Le journal met en exergue plusieurs phrases fortes du chef de l’État : « Aucune querelle ne mérite que l’on déchire le pays » ou encore « On peut s’opposer sans se déchirer et se succéder sans se détruire ».

L’Observateur va plus loin et considère qu’il s’agit de l’un des discours les plus marquants du magistère du président. Le quotidien parle d’une présidence en affirmation et décrypte ce qu’il considère comme un message politique adressé à son propre camp.

Libération publie également de larges extraits de l’allocution présidentielle et retient cette formule : « Le président Abdoulaye Wade appartient désormais au patrimoine de la Nation ».

À contre-courant, Yoor-Yoor Bi voit dans cette célébration une opération politique. Sous le titre « Opération de charme à droite, coup de couteau à gauche », le journal accuse le chef de l’État d’avoir utilisé le centenaire pour adresser un message critique à son ancien mentor politique et séduire l’électorat libéral.

Moussa Bala Fofana quitte officiellement PASTEF

Autre sujet fortement commenté ce matin : la décision de Moussa Bala Fofana de quitter PASTEF après sa reconduction au gouvernement.

Sud Quotidien, Les Échos et plusieurs autres quotidiens reprennent ses explications. Le ministre affirme avoir privilégié le service de la Nation à une logique partisane.

Il reconnaît avoir accepté de perdre « une famille politique » et d’affronter critiques, calomnies et insultes, mais assume pleinement son choix de poursuivre sa mission au sein de l’État.

FMI : retour annoncé à Dakar

Sur le front économique, plusieurs journaux annoncent le retour prochain d’une mission du Fonds monétaire international à Dakar.

Le Quotidien, Libération, L’Observateur et Les Échos indiquent qu’une délégation technique du FMI est attendue à partir du 15 juin pour poursuivre les discussions avec les autorités sénégalaises.

Alors que les négociations autour d’un nouveau programme sont scrutées de près, le ministre des Finances, Cheikh Diba, appelle à la patience.

Sports : Teungueth FC champion du Sénégal

Dans les pages sportives, l’information majeure est le sacre de Teungueth FC au terme de la 30e et dernière journée de Ligue 1.

Record titre : « Et de trois pour Teungueth FC ! » et souligne le nouvel exploit de l’entraîneur Malick Daf.

Sud Quotidien, Le Soleil, L’Observateur et Point Actu reviennent également sur ce titre remporté au bout du suspense.

Dans le bas du classement, la relégation de Sonacos est confirmée tandis que plusieurs formations ont lutté jusqu’au bout pour leur maintien.

Autres sujets

  • Les Échos revient sur la passation de service au ministère des Sports, où l’ancienne ministre Khady Diène Gaye a dénoncé l’existence de lobbys dans le secteur sportif.
  • Le Soleil consacre un dossier aux dix années des Zones économiques spéciales et aux réformes envisagées.
  • Libération révèle de nouveaux développements dans le scandale judiciaire de Linguère.
  • Le Soleil annonce également le décès de la journaliste Mame Diarra Dasylva, présentée comme une voix engagée de la radio sénégalaise.

Avant d’affronter le Sénégal, la France tombe face à la Côte d’Ivoire

Le premier test n’a pas été concluant pour les Bleus. À quelques jours de la Coupe du monde 2026, la France s’est inclinée à domicile face à la Côte d’Ivoire (2-1) lors de son premier match de préparation.

Pourtant, les hommes de Didier Deschamps avaient idéalement lancé la rencontre grâce à l’ouverture du score de Rayan Cherki. Mais les Ivoiriens ont renversé la situation en seconde période. Guéla Doué, défenseur de Strasbourg, a remis les deux équipes à égalité avant de délivrer une passe décisive à Amad Diallo pour le but de la victoire.

Comme la France, le Sénégal a également connu une entrée en matière difficile dans sa préparation. Les Lions de Pape Thiaw ont été battus par les États-Unis (3-2), malgré une prestation encourageante par séquences.

Avant le grand rendez-vous du 16 juin, les deux sélections auront l’occasion de peaufiner leurs réglages. La France disputera un dernier match amical contre l’Irlande du Nord, tandis que le Sénégal se mesurera à l’Arabie saoudite.

Tous les regards sont désormais tournés vers le New Jersey où Sénégalais et Français se retrouveront pour l’un des chocs les plus attendus du groupe I. Un duel chargé d’histoire entre deux nations qui restent sur une défaite en préparation et qui chercheront à retrouver confiance avant leur entrée en lice dans la compétition.

Champion d’Afrique sur le terrain après son succès en finale contre le Maroc lors de la CAN 2025, le Sénégal espère confirmer son statut face à une équipe de France qui figure parmi les favoris du tournoi. De leur côté, les Bleus voudront rapidement effacer le revers subi face à la Côte d’Ivoire et éviter une nouvelle déconvenue avant le Mondial.

Passation de service au ministère de la Jeunesse et des Sports : Djiréye Clotilde Coly prend les rênes

La passation de service entre la ministre sortante de la Jeunesse et des Sports, Khady Diène Gaye, et sa successeure, Djiréye Clotilde Coly, s’est déroulée ce jeudi, en présence des autorités administratives, des acteurs du mouvement sportif et des organisations de jeunesse.

La cérémonie a été marquée par de nombreux hommages rendus à Khady Diène Gaye pour les réformes engagées durant ses deux années et deux mois à la tête du département. Parmi les réalisations mises en avant figurent l’adoption du Code du sport, la relance du championnat scolaire et de la Semaine nationale de la Jeunesse, la création de la Fédération sénégalaise de lutte, ainsi que le renforcement des infrastructures sportives.

Dans son allocution, la ministre sortante a salué les performances enregistrées par le sport sénégalais, notamment le sacre continental des Lionceaux U17, tout en rappelant les efforts consentis pour moderniser la gestion du ministère et renforcer la transparence administrative.

« La passation de service n’est pas une fin, mais un passage de témoin », a déclaré Khady Diène Gaye, avant de souhaiter plein succès à sa successeure dans la conduite des grands chantiers du secteur, en particulier l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.

Prenant officiellement fonction, Djiréye Clotilde Coly a inscrit son action dans la continuité des acquis, tout en promettant de renforcer les politiques en faveur de la jeunesse, de l’emploi, de l’entrepreneuriat et de la citoyenneté. Elle a également réaffirmé son ambition de créer les meilleures conditions de performance pour les sportifs sénégalais à l’approche des grandes compétitions internationales.

La nouvelle ministre a enfin appelé la jeunesse sénégalaise à s’engager davantage dans le développement économique et social du pays, tout en plaçant son mandat sous le signe de l’écoute, de la transparence et de l’efficacité.

Ligue 1 : Teungueth FC sacré champion, Sonacos et Camberène relégués

Le rideau est tombé sur la saison 2025-2026 de Ligue 1 sénégalaise. Au terme d’une ultime journée disputée sous haute tension, Teungueth FC a décroché le titre de champion du Sénégal, tandis que Sonacos de Diourbel et l’ASC Camberène quittent l’élite.

Une dernière journée qui a tenu toutes ses promesses avec du suspense aussi bien en tête qu’au bas du classement.

Teungueth FC au bout du suspense

La bataille pour le titre s’est jouée jusqu’à la dernière minute entre deux clubs de Rufisque : Teungueth FC et l’AJEL.

Leader avant cette 30e journée, le TFC n’avait pas droit à l’erreur lors de son déplacement à Guédiawaye. Les hommes de Malick Daf ont répondu présents en s’imposant sur la plus petite des marges (1-0) face à une équipe de Guédiawaye FC déjà assurée de son maintien.

Dans le même temps, l’AJEL Rufisque faisait également le travail en allant battre Génération Foot (1-0). Mais cette victoire n’a pas suffi.

Les deux équipes terminent la saison avec 54 points chacune. Grâce à un meilleur bilan dans les confrontations directes, Teungueth FC conserve la première place et s’adjuge le titre national.

Le club de Rufisque succède ainsi au Jaraaf de Dakar, champion sortant.

Malick Daf réussit l’exploit

Ce sacre porte aussi la signature de Malick Daf.

L’ ancien entraîneur  du Port Autonome de Dakar réalise une performance remarquable en remportant deux championnats consécutifs avec deux clubs différents. Champion du Sénégal la saison dernière avec le Jaraaf de Dakar, il récidive cette année avec Teungueth FC. Un exploit rare qui confirme son statut parmi les techniciens les plus performants du football sénégalais.

AJEL, le grand regret de la saison

L’AJEL peut nourrir d’immenses regrets. Longtemps en tête du championnat, le club rufisquois a cru jusqu’au bout à son premier sacre national. Sa victoire sur la pelouse de Génération Foot n’aura finalement servi qu’à entretenir l’espoir. Avec 54 points, soit le même total que le champion, l’AJEL échoue à quelques détails d’un exploit historique.

Gorée sur le podium

Derrière le duo de tête, l’US Gorée termine à la troisième place après son match nul (0-0) contre le Stade de Mbour. Génération Foot, battu à domicile lors de cette dernière journée, termine quatrième devant Wallydaan FC.

La bataille pour le maintien a livré son verdict

Si le suspense était total pour le titre, il l’était également dans la lutte pour le maintien. Déjà condamné avant cette dernière journée, ou presque, l’ASC Camberène avait besoin d’un miracle. Les Camberénois n’ont pas réussi à l’obtenir et se sont inclinés à domicile face au Jaraaf de Dakar (0-2). Avec seulement 24 points, l’ASC Camberène termine à la dernière place du championnat et évoluera en Ligue 2 la saison prochaine.

L’autre ticket pour la relégation s’est joué entre Sonacos et La Linguère.

Battue à Ouakam (2-1), Sonacos n’a pas réussi à se sauver. Les Huiliers terminent quinzièmes avec 25 points et accompagnent Camberène à l’étage inférieur.

Dans le même temps, La Linguère de Saint-Louis a obtenu le point dont elle avait besoin face à Wallydaan (1-1). Les Saint-Louisiens terminent à la quatorzième place et assurent leur maintien parmi l’élite.

Les résultats de la 30e journée

  • Génération Foot 0-1 AJEL Rufisque
  • ASC Camberène 0-2 Jaraaf
  • ASC HLM 2-1 AS Pikine
  • Casa Sports 1-2 Dakar Sacré-Cœur
  • US Ouakam 2-1 Sonacos
  • US Gorée 0-0 Stade de Mbour
  • Guédiawaye FC 0-1 Teungueth FC
  • La Linguère 1-1 Wallydaan FC

PASTEF FRANCE : LA REVANCHE D’ALIOUNE SALL

Pendant plusieurs mois, Alioune Sall a été au cœur d’une contestation interne sans précédent au sein de PASTEF France. Certains militants l’accusaient d’être davantage proche du président Bassirou Diomaye Faye que d’Ousmane Sonko. D’autres remettaient en cause sa légitimité à diriger la coordination française, allant jusqu’à créer une structure dissidente baptisée « PASTEF-Refondation France ».

L’un des moments les plus marquants de cette crise fut sans doute l’annulation du grand « Péta-meeting » que devait présider Ousmane Sonko à Paris le 19 avril 2026. Annoncé avec faste par le Bureau exécutif de PASTEF France dirigé par Alioune Sall, l’événement devait constituer une démonstration de force de la diaspora et un moment historique entre le leader du parti et ses militants établis en Europe.

Mais à mesure que les contestations internes prenaient de l’ampleur, plusieurs responsables et militants multipliaient les critiques contre la coordination conduite par Alioune Sall. Dans ce climat de tensions, le déplacement parisien d’Ousmane Sonko sera finalement reporté, alimentant toutes les spéculations.

Quelques mois plus tard, les événements semblent pourtant raconter une autre histoire.

Dans son discours du 2 juin 2026, Ousmane Sonko a révélé avoir mandaté plusieurs responsables du parti pour maintenir le dialogue avec Bassirou Diomaye Faye au moment où les relations entre les deux hommes traversaient une zone de fortes turbulences. Parmi les quatre personnalités choisies figurait Alioune Sall, cité comme l’un des témoins et intermédiaires de confiance dans les tentatives de rapprochement.

Une information qui vient contredire l’une des principales accusations portées contre le responsable de PASTEF France : celle d’avoir roulé pour Diomaye Faye contre Ousmane Sonko. Les faits montrent plutôt qu’Alioune Sall entretenait des relations personnelles avec les deux hommes tout en conservant la confiance du président de PASTEF. Au moment décisif, c’est même Sonko lui-même qui l’a désigné parmi les responsables chargés d’aller rencontrer le chef de l’État lorsque les canaux de communication semblaient rompus.

Cette lecture est d’autant plus renforcée qu’au moment de la reconfiguration du Gouvernement, Alioune Sall n’a pas choisi de rester aux côtés du président Bassirou Diomaye Faye malgré les possibilités qui s’offraient à lui. Il a plutôt fait le choix de suivre Ousmane Sonko et de rester aligné sur la ligne politique du parti, un acte que ses soutiens présentent aujourd’hui comme la preuve de sa fidélité au leadership de PASTEF.

La création de PASTEF-Refondation France, les appels à son remplacement et les accusations de proximité excessive avec Diomaye Faye avaient nourri une campagne de contestation durable. Mais la séquence politique actuelle a profondément rebattu les cartes.

Les faits d’aujourd’hui placent Alioune Sall parmi les responsables auxquels Ousmane Sonko continue d’accorder sa confiance dans l’un des moments les plus sensibles de l’histoire récente du parti.

Centenaire de Wade : Diomaye célèbre la patience, le respect de l’adversaire et l’amour du Sénégal

À l’occasion du centenaire de l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade, le président de la République Bassirou Diomaye Faye a prononcé un discours empreint d’émotion, d’admiration et de symboles politiques forts. Devant une assistance largement acquise à la cause libérale, le chef de l’État a rendu hommage à celui qu’il considère comme une figure majeure de l’histoire politique du Sénégal, mettant en avant ses qualités de résilience, de tolérance et de foi inébranlable en l’avenir du pays.

Dans son allocution, Bassirou Diomaye Faye a présenté le parcours d’Abdoulaye Wade comme une leçon de persévérance pour les générations actuelles. Dans « un siècle pressé », où tout semble devoir être obtenu immédiatement, le Président a rappelé que l’ancien opposant historique avait connu quatre défaites présidentielles avant d’accéder au pouvoir en 2000.

« Quatre défaites qui auraient brisé un homme ordinaire », a-t-il souligné, saluant la capacité de Wade à transformer les revers en étapes vers la victoire, sans jamais céder à la violence ni au renoncement. Une référence qui a suscité de vives réactions dans la salle, notamment parmi les compagnons historiques de l’ancien chef de l’État.

Le Président Faye a particulièrement insisté sur la patience comme vertu politique. Selon lui, la trajectoire de Wade démontre que « les plus justes causes sont presque toujours les plus patientes ». Un message adressé à la jeunesse sénégalaise, invitée à privilégier l’endurance et la constance plutôt que la recherche de résultats immédiats.

Autre enseignement majeur tiré de l’expérience de l’ancien président : le respect de l’adversaire politique. Dans un contexte où le débat public est souvent marqué par la polarisation, Diomaye Faye a rappelé que les opposants ne sont pas des ennemis mais des compatriotes ayant une vision différente du pays.

« On peut s’opposer sans se déchirer et se succéder sans se détruire », a-t-il déclaré, plaidant pour une culture démocratique fondée sur le dialogue, le respect mutuel et la préservation de l’unité nationale.

Le chef de l’État a également salué chez Abdoulaye Wade sa capacité à concilier engagement partisan et sens supérieur de l’intérêt national. « Un homme de combat, jamais de rancune. Un homme de pouvoir, jamais prisonnier du pouvoir », a-t-il lancé sous les applaudissements du public.

Dans l’un des passages les plus marquants de son discours, Bassirou Diomaye Faye a dressé le portrait d’un dirigeant capable de dépasser les clivages politiques et de privilégier toujours la cohésion du pays. Il a rappelé que Wade avait enseigné à plusieurs générations de responsables politiques que « l’adversaire du jour peut devenir le partenaire du lendemain » et qu’aucune querelle ne mérite de mettre en péril la stabilité du Sénégal.

Le Président de la République a confié que, dans les moments les plus difficiles de l’exercice du pouvoir, certaines figures historiques demeurent des sources d’inspiration. Parmi elles, Abdoulaye Wade occupe une place particulière.

« Vous m’avez appris sans le savoir qu’on peut tenir bon sans se durcir », a déclaré Diomaye Faye, avant de souhaiter longue vie à son prédécesseur.

Par-delà l’hommage rendu à un ancien chef de l’État, ce discours apparaît également comme un message politique. En exaltant la patience, la tolérance, le respect de l’adversaire et la primauté de la nation sur les querelles partisanes, Bassirou Diomaye Faye a esquissé sa propre vision de l’exercice du pouvoir et de la démocratie sénégalaise.

Politique : Moussa Bala Fofana claque la porte de PASTEF

Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, Moussa Bala Fofana, a publié un communiqué dans lequel il revient sur sa reconduction au sein du gouvernement et annonce sa démission du parti PASTEF–Les Patriotes.

Dans ce texte, le ministre exprime d’abord sa gratitude au Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, pour la confiance renouvelée à son endroit. Il souligne également les relations de travail « constructives » entretenues avec le chef de l’État et l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko, affirmant que les chantiers de son département ont toujours constitué sa « seule et unique préoccupation ».

Réagissant aux propos du président de PASTEF, Moussa Bala Fofana affirme avoir agi « en toute liberté et à titre personnel » dans sa décision de rester au gouvernement. Il précise avoir fait un choix guidé par « la conscience, le devoir et l’intérêt supérieur de la Nation », au détriment de toute logique partisane.

« Entre une logique partisane et ce que je considérais être mon devoir envers la Nation, j’ai choisi de poursuivre la mission confiée au service du Sénégal », écrit-il, assumant les conséquences politiques de sa position.

Le ministre dresse ensuite un bilan détaillé de son action à la tête du département de l’Urbanisme, évoquant notamment les programmes de logements à Mbour 4 et Thiès, la réforme territoriale, la modernisation de l’état civil, la gestion du site de Mbeubeuss, ou encore la mise en œuvre de nouveaux outils de planification urbaine et foncière.

Moussa Bala Fofana a aussi annoncé officiellement sa démission de PASTEF, affirmant vouloir rester cohérent avec sa démarche et ses choix politiques récents. Il insiste cependant sur l’absence de rupture personnelle, saluant ses anciens compagnons de parti et appelant au respect mutuel.

« Un patriote peut bien démissionner d’un parti, mais jamais de la Patrie », conclut-il, affirmant rester disponible pour servir le Sénégal « avec loyauté, humilité et sens du devoir », quelle que soit sa position politique.