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Nécrologie : Mame Diarra Da Sylva, la voix du terrain s’est tue

La presse sénégalaise est en deuil. La journaliste Mame Diarra Da Sylva de Sud FM est décédée ce jeudi, laissant derrière elle le souvenir d’une professionnelle passionnée, courageuse et profondément attachée au journalisme de terrain.

Pour plusieurs générations de journalistes et d’auditeurs, Mame Diarra incarnait l’image même du reporter de terrain. Toujours au cœur de l’événement, elle considérait le reportage comme l’essence du métier. Sa voix familière a accompagné les grands moments de l’actualité nationale pendant plus de deux décennies.

Son nom reste notamment associé à ce célèbre « Weuy sama ndaye » lancé en direct sur les ondes de Sud FM le 20 avril 2018, alors qu’elle échappait de justesse à une grenade lacrymogène aux abords de l’Assemblée nationale lors des manifestations liées au vote de la loi sur le parrainage. Une séquence devenue culte dans l’histoire récente de la radio sénégalaise et qui illustre parfaitement son engagement sur le terrain.

Originaire de Kolda, Mame Diarra Da Sylva est arrivée dans le métier presque par hasard, encouragée par le doyen Mansour Sow. Après ses débuts à la RTS de Kolda, elle rejoint Dakar et poursuit sa carrière avec détermination, multipliant les formations professionnelles au CESTI, mais aussi à la Deutsche Welle en Allemagne.

En 2024, la Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS) lui avait rendu hommage lors du Sargal national de la presse, saluant son parcours exceptionnel et sa contribution à la formation de nombreuses générations de journalistes. Elle y rappelait son amour inconditionnel du terrain et invitait les jeunes reporters, particulièrement les femmes, à sortir des rédactions pour aller au contact des réalités.

« Le journalisme, c’est d’abord le terrain », répétait-elle souvent.

Aujourd’hui, cette passionnée du reportage nous quitte, mais son héritage demeure. Son professionnalisme, son courage, sa générosité et son attachement à l’information de proximité resteront gravés dans la mémoire de ses collègues, de ses auditeurs et de toute la famille de la presse sénégalaise.

À sa famille, à ses proches, à ses collègues de Sud FM et du Groupe Sud Communication, la rédaction adresse ses sincères condoléances.

Repose en paix, Mame Diarra Da Sylva. La voix s’est tue, mais l’exemple demeure.

De Wade au FMI en passant par Sonko: les grands sujets qui font la Une des quotidiens

L’actualité de ce jeudi 4 juin 2026 est marquée par le centenaire de l’ancien président Abdoulaye Wade, les premières secousses politiques après la formation du nouveau gouvernement, les inquiétudes économiques liées à la dette et aux négociations avec le FMI, ainsi que la libération sous contrôle judiciaire de l’ancien ministre Moustapha Diop.

Le Soleil célèbre le centenaire de Wade

Le quotidien national consacre un dossier spécial de huit pages au centenaire d’Abdoulaye Wade. Le journal revient sur son parcours politique, de la longue marche vers le pouvoir au « Sopi », présenté comme une philosophie politique, en passant par les grands travaux, son leadership continental et l’héritage qu’il laisse au Sénégal et à l’Afrique.

Le journal annonce également la participation attendue du président Bassirou Diomaye Faye à la cérémonie commémorative.

FMI, dette et prix : les inquiétudes économiques

Le quotidien EnQuête affiche à sa Une un dossier préoccupant intitulé : « La bombe à retardement ». Le journal estime que le mois de juin sera décisif pour les finances publiques avec les discussions autour du FMI, de la dette et des eurobonds.

Selon EnQuête, le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye devra arbitrer entre rigueur budgétaire, maîtrise des prix et stabilité sociale, alors que la hausse des coûts de l’énergie menace l’équilibre financier de l’État.

Cette même préoccupation est reprise par WalfQuotidien qui parle des « patates chaudes » que constituent la hausse des prix du pétrole, la réduction progressive des subventions et le poids de la dette publique.

Les premières tensions autour du nouveau gouvernement

Plusieurs journaux s’intéressent aux conséquences politiques du remaniement gouvernemental.

Sud Quotidien évoque des divergences au sein de la coalition « Sénégal Bii Ñu Bëgg », parlant d’une « fracture au grand jour ».

WalfQuotidien titre sur « Le pari de Diomaye », tandis que L’AS parle d’une autre « guerre » entre Pastef et le Président. Le journal met en avant les tensions supposées autour des nominations aux postes stratégiques de l’administration.

De son côté, Le Quotidien publie une chronique provocatrice affirmant que le président Bassirou Diomaye Faye aurait « renvoyé Pastef dans l’opposition ».

Sonko au cœur des débats politiques

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) poursuit son offensive contre Ousmane Sonko.

EnQuête, Le Quotidien et plusieurs autres journaux rapportent que le FDR réclame son exclusion de l’Assemblée nationale après son intronisation comme président de l’institution parlementaire.

Par ailleurs, la polémique née des déclarations d’Aldiouma Sow se poursuit. Les Echos et WalfQuotidien reviennent sur sa réponse aux accusations de pacte ou de serment secret évoquées récemment dans le débat politique.

Moustapha Diop retrouve la liberté

C’est l’un des faits marquants du jour.

Les Echos, Sud Quotidien, L’Observateur et L’AS consacrent une large place à la libération de Moustapha Diop après plus d’une année de détention.

Les Echos rapporte une déclaration forte de l’ancien ministre : « J’étais en mission à la prison de Rebeuss ».

Le journal souligne l’importante mobilisation de ses militants et sympathisants lors de sa sortie de prison, tandis que L’Observateur révèle les conditions strictes de son contrôle judiciaire.

Senelec sous pression

Les difficultés du secteur de l’électricité occupent également une place importante.

Les Echos révèle que l’Autorité de Régulation de la Commande Publique a annulé une nouvelle fois l’attribution du marché des compteurs intelligents de la Senelec et renvoyé le dossier à une réévaluation.

L’Observateur s’intéresse pour sa part au retour des délestages, un sujet qui inquiète les populations. Le journal parle du retour d’un « cauchemar national » et recueille les réactions des consommateurs face aux coupures d’électricité observées ces derniers jours.

Parti socialiste : la bataille de succession s’intensifie

EnQuête, L’Observateur et WalfQuotidien consacrent plusieurs articles à la crise interne du Parti socialiste.

La bataille autour de la succession d’Aminata Mbengue Ndiaye semble prendre de l’ampleur avec les critiques du courant « Dundal PS » et les réponses de la direction du parti.

Diplomatie : Macky Sall et Coly Seck à la Une

Sud Quotidien revient sur la rencontre entre Macky Sall et Emmanuel Macron à Paris, dans le cadre de la candidature de l’ancien président sénégalais au poste de Secrétaire général de l’ONU.

Le même journal annonce également la désignation de Coly Seck à la tête d’une commission stratégique des Nations unies.

Culture : Youssou Ndour à l’honneur

Enfin, plusieurs quotidiens saluent la nomination du chanteur sénégalais Youssou N’Dour comme vice-président de la CISAC.

Une responsabilité majeure qui place l’artiste sénégalais au premier rang de la défense des intérêts de plusieurs millions de créateurs à travers le monde.

Youssou N’Dour nommé vice-président de la CISAC : une reconnaissance mondiale pour le droit d’auteur

Le chanteur sénégalais et lauréat d’un Grammy Award, Youssou N’Dour, a été nommé vice-président de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs, la CISAC.

Cette nomination a été annoncée ce mercredi 3 juin et prendra officiellement effet lors de l’Assemblée générale annuelle de la CISAC, prévue le jeudi 4 juin à Paris. L’événement s’inscrit dans le cadre de la célébration du centenaire de l’organisation internationale.

La CISAC représente aujourd’hui plus de 5 millions de créateurs à travers 227 sociétés membres réparties dans 111 pays. Elle joue un rôle central dans la protection du droit d’auteur, le renforcement des systèmes de gestion collective et la défense des intérêts des auteurs, compositeurs, écrivains, artistes visuels et créateurs audiovisuels.

À travers cette organisation, les créateurs sont accompagnés pour garantir une rémunération équitable de l’utilisation de leurs œuvres à l’échelle mondiale.

Ces dernières années, la CISAC a également fait de l’intelligence artificielle un axe prioritaire de son action de plaidoyer. L’organisation appelle notamment à ce que les œuvres utilisées pour l’entraînement des modèles d’IA soient mieux encadrées, que les créateurs puissent concéder des licences pour ces usages et qu’ils soient justement rémunérés.

Avec cette nomination, Youssou N’Dour rejoint la direction d’une institution clé du secteur culturel mondial, renforçant ainsi la présence africaine dans les instances internationales de gouvernance du droit d’auteur.

Mamadou Lamine Diallo relance le débat institutionnel et appelle à « changer de République »

Le leader du mouvement TEKKI et ancien député, Mamadou Lamine Diallo, est revenu sur les enseignements à tirer de l’expérience du tandem exécutif entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

Dans une publication sur son réseau social , l’ancien parlementaire rappelle qu’à l’occasion des concertations politiques initiées en 2025 par le chef de l’État, il avait défendu l’idée selon laquelle l’Afrique faisait face avant tout à des « problèmes institutionnels ». Selon lui, le Sénégal ne fait pas exception à cette réalité.

Mamadou Lamine Diallo estime que l’expérience de la formule politique « Sonko mooy Diomaye » a mis en lumière les limites de ce mode de gouvernance et révélé « toute la force du présidentialisme dans les mentalités ».

Pour le leader de TEKKI, cette séquence politique conforte sa conviction ancienne, inspirée notamment des recommandations des Assises nationales, selon laquelle une réforme institutionnelle profonde est nécessaire. « Changer de République est la clef », affirme-t-il, plaidant ainsi pour une refonte du système politique sénégalais.

Électricité : la Senelec annonce des perturbations temporaires liées à des contraintes de production

La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) a annoncé ce mercredi que le système électrique national connaît actuellement des contraintes exceptionnelles d’exploitation susceptibles d’entraîner des perturbations dans la fourniture de l’électricité dans certaines localités du pays.

Dans un communiqué, la société explique que cette situation est notamment liée à l’indisponibilité temporaire de certains moyens de production. Parmi les installations concernées figure la centrale flottante Karpowership (KPS), où des opérations de maintenance programmées sont en cours afin de garantir le bon fonctionnement des équipements.

La Senelec souligne que ces travaux interviennent dans un contexte marqué par une forte demande en électricité, alimentée notamment par les températures élevées enregistrées sur l’ensemble du territoire national.

Face à cette situation, l’entreprise affirme avoir mobilisé tous les moyens de production disponibles et mis en œuvre des mesures d’optimisation pour assurer la stabilité du réseau. Malgré ces efforts, des interruptions temporaires de service pourraient être observées pendant les périodes de forte consommation.

« Les équipes techniques de Senelec, en étroite collaboration avec l’ensemble des partenaires du secteur, sont pleinement mobilisées afin de rétablir les capacités de production concernées dans les meilleurs délais et de minimiser les impacts sur la qualité de service », indique le communiqué.

Ligue 1 : Teungueth FC à un pas du titre, ultime suspense pour la relégation

Le rideau va tomber ce jeudi 4 juin sur la saison 2025-2026 de Ligue 1. Comme le veut la tradition, les huit rencontres de la 30e et dernière journée se joueront simultanément à partir de 17 heures. Si certaines équipes ont déjà atteint leurs objectifs, plusieurs enjeux majeurs demeurent et pourraient trouver leur dénouement au terme de 90 minutes qui s’annoncent palpitantes.

Teungueth FC en position de force pour le sacre

Leader avec 51 points, Teungueth FC abordera cette ultime journée avec son destin entre les mains. Les Rufisquois se déplaceront sur la pelouse de Guédiawaye FC avec l’ambition de décrocher un nouveau titre de champion du Sénégal.

Mais derrière, la pression reste forte. L’AJEL de Rufisque, deuxième avec 49 points, et Génération Foot, troisième avec 48 points, gardent intactes leurs chances de sacre. Les deux équipes s’affronteront d’ailleurs dans ce qui constitue le choc de cette dernière journée. Une rencontre qui pourrait profiter au leader, mais qui pourrait également relancer totalement la course au titre en cas de faux pas de Teungueth.

Le podium également en jeu

Quatrième avec 47 points, l’US Gorée n’a pas dit son dernier mot. Les Insulaires accueilleront le Stade de Mbour avec l’espoir de profiter d’un éventuel faux pas de leurs concurrents directs pour grimper au classement.

Cinquième avec 43 points, Wallydaan FC cherchera également à conclure sa remarquable saison sur une bonne note lors de son déplacement à Saint-Louis face à la Linguère.

Le Casa Sports, sixième avec 40 points, tentera quant à lui de consolider sa place dans le haut du tableau face à Dakar Sacré-Cœur.

Une lutte pour le maintien encore ouverte

Si Guédiawaye FC, Dakar Sacré-Cœur et l’ASC HLM Dakar ont déjà assuré leur maintien parmi l’élite, le suspense demeure pour d’autres formations.

La Sonacos, quinzième avec 25 points, n’est pas encore totalement à l’abri. Les Huiliers devront réaliser un résultat positif sur la pelouse de l’US Ouakam pour éviter toute mauvaise surprise.

L’ASCE La Linguère, quatorzième avec 24 points, joue également gros face à Wallydaan FC. Les Saint-Louisiens ont besoin d’un succès pour améliorer leur situation.

Enfin, l’ASC Cambérène, lanterne rouge, disputera une rencontre capitale face au Jaraaf. Les Cambérénois devront s’imposer et espérer des résultats favorables sur les autres terrains pour entretenir leurs espoirs de maintien.

Le programme complet de la 30e journée

  • Génération Foot – AJEL de Rufisque
  • ASC Cambérène – Jaraaf
  • ASC HLM Dakar – AS Pikine
  • Casa Sports – Dakar Sacré-Cœur
  • US Ouakam – Sonacos
  • US Gorée – Stade de Mbour
  • Guédiawaye FC – Teungueth FC
  • ASCE La Linguère – Wallydaan FC

À l’heure du coup d’envoi, toutes les calculatrices seront de sortie. Entre la course au titre, les places d’honneur et la bataille pour le maintien, cette dernière journée promet un multiplex à haute intensité qui livrera les derniers verdicts d’une saison particulièrement disputée.

Retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale :le FDR dénonce une violation de la Constitution

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) est monté au créneau ce mercredi pour dénoncer ce qu’il qualifie de « violation flagrante » de la Constitution et du Code électoral dans le cadre du retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale.

Dans une déclaration rendue publique à Dakar, la plateforme de l’opposition estime que le leader de PASTEF ne peut légalement siéger comme député et demande que l’acte adopté par l’Assemblée nationale soit annulé.

Le FDR s’est d’abord félicité de la mobilisation des forces politiques et citoyennes contre ce qu’il décrit comme une « tentative de coup d’État parlementaire ». Selon ses responsables, 147 partis et mouvements politiques ont déjà apporté leur soutien à une déclaration signée le 24 mai dernier pour s’opposer à la procédure ayant permis le retour de l’ancien Premier ministre au Parlement.

La coalition salue également la saisine du Conseil constitutionnel par des députés de l’opposition, estimant que cette démarche vise à préserver la stabilité institutionnelle et le respect de l’État de droit.

Au cœur de la contestation figure l’interprétation de l’article LO172 du Code électoral. Le FDR soutient qu’un ministre élu député perd son mandat parlementaire s’il ne quitte pas le gouvernement dans les délais prévus par la loi. Selon l’organisation, la modification récente du règlement intérieur de l’Assemblée nationale ne saurait suffire à contourner les dispositions constitutionnelles et électorales en vigueur.

Pour les signataires, seule une loi organique, conformément à l’article 54 de la Constitution, pourrait encadrer le retour d’un membre du gouvernement à l’Assemblée nationale dans certaines conditions. Ils accusent ainsi la majorité parlementaire d’avoir tenté d’introduire une disposition relevant du domaine électoral dans le règlement intérieur de l’institution.

Le FDR affirme que cette démarche constitue une triple violation de la Constitution, du Code électoral et du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. La plateforme demande en conséquence le retrait de la mesure contestée et l’exclusion d’Ousmane Sonko de l’hémicycle.

Dans le même temps, l’organisation rejette les déclarations du président de PASTEF associant la saisine du Conseil constitutionnel à une prétendue volonté du chef de l’État de lui nuire politiquement. Pour le FDR, le débat doit rester strictement juridique et institutionnel.

Réaffirmant son attachement au respect des lois de la République, la coalition appelle l’ensemble des forces vives du pays à se mobiliser pour défendre les institutions et préserver les acquis démocratiques du Sénégal.

« La Constitution et les lois doivent être respectées. Il y va de la sauvegarde de notre vivre-ensemble, de la paix et de la stabilité de notre République », conclut le communiqué signé à Dakar, le 3 juin 2026.

Ligue 2 : Essamaye FC et Diambars décrochent leur billet pour l’élite, Ndiambour et Thiès FC relégués

La Ligue 2 sénégalaise a livré son verdict ce mercredi à l’issue de la 30e et dernière journée. Au terme d’un championnat particulièrement disputé, Essamaye FC et Diambars valident leur accession en Ligue 1, tandis que Ndiambour et Thiès FC quittent l’antichambre de l’élite pour le National 1.  

Leader avant cette ultime journée, Essamaye FC n’a pas tremblé devant son public en s’imposant 1-0 face à Amitié FC. Grâce à ce succès, le club ziguinchorois termine champion de Ligue 2 avec 48 points et accède pour la première fois de son histoire à la Ligue 1.  

La bataille pour la deuxième place a tourné à l’avantage de Diambars. Les Académiciens de Saly ont réalisé une démonstration de force en écrasant NGB (4-0) à l’extérieur. Avec 47 points, ils retrouvent ainsi l’élite un an seulement après leur relégation.  

Malgré sa victoire convaincante contre l’ASC Saloum (2-0), l’AS Douanes échoue au pied du podium avec le même total de points que Diambars (47), mais une différence de buts moins favorable. Le DUC, tenu en échec par Oslo FA (0-0), termine quatrième avec 44 points.  

Dans la lutte pour le maintien, le suspense a duré jusqu’au bout. Battu 3-1 par l’UCST Port, Ndiambour n’a pas réussi à sauver sa place en Ligue 2 et accompagne Thiès FC en National 1. Les Thiessois, malgré leur victoire 2-0 sur la pelouse de l’AS Bambey, paient une saison trop irrégulière et terminent à la dernière place avec 24 points.  

Cette ultime journée aura donc confirmé la montée historique d’Essamaye FC et le retour immédiat de Diambars parmi l’élite du football sénégalais. À l’inverse, Ndiambour et Thiès FC devront tenter de rebondir en National 1 la saison prochaine.

Moustapha Diop obtient une liberté provisoire après plus d’un an de détention

Le député-maire de Louga et président du parti FARLU, Moustapha Diop, a bénéficié d’une liberté provisoire ce mercredi 3 juin 2026. La décision a été prise par la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice, mettant fin à 1 an et 12 jours de détention.

Moustapha Diop était poursuivi dans le cadre de l’affaire relative à la gestion des fonds destinés à l’acquisition de masques de protection contre la Covid-19. Il était notamment accusé d’un détournement présumé de 2,5 milliards de francs CFA, une affaire qui avait conduit à la levée de son immunité parlementaire.

Avant cette procédure, l’ancien ministre s’était distingué en assurant lui-même sa défense devant l’Assemblée nationale, sans l’assistance d’un avocat. Son dossier suit désormais son cours devant les juridictions compétentes, tandis que sa remise en liberté provisoire relance le débat autour de cette affaire très médiatisée.

Des organisations féministes dénoncent la faible représentation des femmes dans le nouveau gouvernement

À la suite de la nomination du nouveau gouvernement du Sénégal, des organisations féministes ont publié un communiqué dans lequel elles expriment leur « profonde déception » face à la faible présence des femmes dans la nouvelle équipe gouvernementale.

Selon le décret présidentiel n°2026-1130 du 1er juin 2026, portant nomination de 30 ministres sur proposition du Premier ministre Ahmadou Al Amine Mohamed Lo, seules 4 femmes figurent dans la composition du gouvernement. Un chiffre jugé « insuffisant et préoccupant » par les signataires.

Les organisations rappellent que cette situation n’est pas nouvelle. Elles soulignent que dans le précédent gouvernement, la représentation féminine était déjà limitée, avec 4 femmes sur 34 membres. Une proportion qu’elles estiment très en deçà du poids démographique des femmes, qui représentent près de 49,4 % de la population sénégalaise.

Les signataires estiment que cette sous-représentation traduit une inégalité persistante dans l’accès des femmes aux postes de décision, malgré les engagements répétés des autorités en faveur de l’égalité des sexes.

Elles rappellent notamment la déclaration du Président Bassirou Diomaye Faye, faite en septembre 2025 à la tribune des Nations Unies, dans laquelle il réaffirmait son engagement pour « l’égalité parfaite entre les sexes, l’autonomisation des femmes et leur accès aux postes de décision ». Pour les organisations féministes, l’écart entre ces engagements et la réalité gouvernementale est manifeste.

Dans leur communiqué, elles estiment que cette situation fragilise la crédibilité des discours officiels et appelle à des réformes structurelles fortes. Elles invoquent notamment des engagements internationaux du Sénégal, dont le Protocole de Maputo, ratifié en 2004, ainsi que des dispositions constitutionnelles relatives à l’égalité.

Les organisations féministes appellent ainsi à une réforme juridique ambitieuse, incluant une parité effective dans les nominations, la révision de certains textes de loi jugés discriminatoires, ainsi que l’introduction de la reconnaissance du féminicide dans le droit pénal sénégalais.

Elles réclament également le renforcement de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, et une meilleure harmonisation du droit national avec les conventions internationales ratifiées par le Sénégal.

Enfin, elles disent rester vigilantes et déterminées à poursuivre le plaidoyer pour que l’égalité entre les femmes et les hommes ne demeure pas une promesse, mais devienne une réalité concrète dans les politiques publiques.