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Des organisations féministes dénoncent la faible représentation des femmes dans le nouveau gouvernement

À la suite de la nomination du nouveau gouvernement du Sénégal, des organisations féministes ont publié un communiqué dans lequel elles expriment leur « profonde déception » face à la faible présence des femmes dans la nouvelle équipe gouvernementale.

Selon le décret présidentiel n°2026-1130 du 1er juin 2026, portant nomination de 30 ministres sur proposition du Premier ministre Ahmadou Al Amine Mohamed Lo, seules 4 femmes figurent dans la composition du gouvernement. Un chiffre jugé « insuffisant et préoccupant » par les signataires.

Les organisations rappellent que cette situation n’est pas nouvelle. Elles soulignent que dans le précédent gouvernement, la représentation féminine était déjà limitée, avec 4 femmes sur 34 membres. Une proportion qu’elles estiment très en deçà du poids démographique des femmes, qui représentent près de 49,4 % de la population sénégalaise.

Les signataires estiment que cette sous-représentation traduit une inégalité persistante dans l’accès des femmes aux postes de décision, malgré les engagements répétés des autorités en faveur de l’égalité des sexes.

Elles rappellent notamment la déclaration du Président Bassirou Diomaye Faye, faite en septembre 2025 à la tribune des Nations Unies, dans laquelle il réaffirmait son engagement pour « l’égalité parfaite entre les sexes, l’autonomisation des femmes et leur accès aux postes de décision ». Pour les organisations féministes, l’écart entre ces engagements et la réalité gouvernementale est manifeste.

Dans leur communiqué, elles estiment que cette situation fragilise la crédibilité des discours officiels et appelle à des réformes structurelles fortes. Elles invoquent notamment des engagements internationaux du Sénégal, dont le Protocole de Maputo, ratifié en 2004, ainsi que des dispositions constitutionnelles relatives à l’égalité.

Les organisations féministes appellent ainsi à une réforme juridique ambitieuse, incluant une parité effective dans les nominations, la révision de certains textes de loi jugés discriminatoires, ainsi que l’introduction de la reconnaissance du féminicide dans le droit pénal sénégalais.

Elles réclament également le renforcement de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, et une meilleure harmonisation du droit national avec les conventions internationales ratifiées par le Sénégal.

Enfin, elles disent rester vigilantes et déterminées à poursuivre le plaidoyer pour que l’égalité entre les femmes et les hommes ne demeure pas une promesse, mais devienne une réalité concrète dans les politiques publiques.

ALDIOUMA SOW DÉFIE OUSMANE SONKO ET APPELLE À L’UNITÉ AUTOUR DU PROJET DU PRÉSIDENT DIOMAYE FAYE

Dans une longue déclaration publiée à la suite de la récente sortie d’Ousmane Sonko, Aldiouma Sow, membre du Bureau Politique National de PASTEF, a tenu à clarifier sa lecture de la situation politique actuelle et du fonctionnement du pouvoir exécutif.

D’emblée, il insiste sur ce qu’il considère comme une constante : la volonté du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de maintenir le dialogue politique comme méthode de gouvernance. Selon lui, cette posture n’est ni conjoncturelle ni tactique, mais « une valeur politique cardinale » que le chef de l’État assume depuis son appel au dialogue national de mai 2025, réitéré à plusieurs reprises.

Aldiouma Sow souligne également que le chef de l’État aurait toujours privilégié, selon lui, une démarche d’ouverture, y compris dans un contexte politique marqué par de fortes tensions et des accusations diverses. Il estime que cette attitude traduit une volonté de cohésion et de stabilité institutionnelle.

Dans son texte, le responsable de PASTEF aborde ensuite la question des engagements politiques passés et des lectures divergentes autour des dynamiques internes du parti. Il affirme que le président Diomaye Faye n’aurait conclu « aucun pacte secret » lors de sa période d’incarcération, ni pris d’engagement politique conditionnant son action future. Il rappelle que, selon lui, seuls le programme présidentiel et la prestation de serment doivent servir de grille d’évaluation de son action.

Plus largement, Aldiouma Sow évoque ce qu’il qualifie de « tentatives de déviation du projet », dénonçant certaines pratiques internes et des stratégies politiques qu’il juge contre-productives pour la stabilité du parti et de la majorité.

Il met en garde contre ce qu’il appelle une « dérive messianique », qu’il estime dangereuse pour la survie institutionnelle de PASTEF. À ses yeux, le projet politique doit rester républicain, collectif et au service des institutions, loin des logiques de personnalisation excessive.

Dans la dernière partie de sa déclaration, il appelle les responsables politiques ayant répondu aux sollicitations du Président de la République à rester fiers de leurs choix, estimant qu’ils ont agi en cohérence avec les idéaux du parti et de la République.

Enfin, Aldiouma Sow tend la main à ceux qui hésitent encore, les invitant à rejoindre une démarche qu’il qualifie de patriotique et institutionnelle, concluant que « le projet réussira avec les vrais patriotes ».

Les Lionceaux U17 attendus à Dakar dans la nuit du 4 juin après leur sacre continental

La Fédération sénégalaise de football a annoncé le retour au pays de l’équipe nationale masculine U17, fraîchement sacrée championne d’Afrique à l’issue de la Coupe d’Afrique des Nations disputée à Rabat.

Vainqueurs de la Tanzanie en finale, les Lionceaux ont réalisé un parcours remarquable, couronné par un titre continental qui confirme, une nouvelle fois, la montée en puissance du football de jeunes au Sénégal.

Selon la FSF, la délégation nationale regagnera Dakar à bord d’un vol de Royal Air Maroc. Leur arrivée est prévue à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass, dans la nuit du jeudi 4 juin à 00h55.

Dans son communiqué, la Fédération appelle à une forte mobilisation nationale pour accueillir les champions d’Afrique. Autorités, supporters, acteurs du sport et citoyens sont invités à se rendre massivement à l’aéroport afin de réserver aux jeunes Lions un accueil populaire et festif.

ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique et échange avec Emmanuel Macron à l’Élysée

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, a été reçu mardi 2 juin 2026 à l’Palais de l’Élysée par le président français Emmanuel Macron, dans un contexte marqué par les discussions autour de la succession du Secrétaire général des Nations unies.

À l’issue de cette rencontre, Macky Sall a salué « un accueil chaleureux » et des « échanges fructueux » avec le chef de l’État français. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, il a insisté sur leur convergence de vues concernant l’avenir de l’Organisation des Nations unies.

« Nous partageons la vision d’une ONU ambitieuse, réformée et revitalisée pour renforcer son efficacité, sa représentativité et sa capacité à répondre aux attentes des peuples et des États », a-t-il déclaré.

Cette audience à l’Élysée intervient alors que le nom de Macky Sall circule parmi les personnalités africaines susceptibles de briguer le poste de Secrétaire général de l’ONU à l’issue du mandat de l’actuel titulaire. Sans confirmer officiellement une candidature, l’ancien chef de l’État sénégalais multiplie depuis plusieurs mois les consultations et rencontres avec des dirigeants et partenaires internationaux.

La question de la réforme du système multilatéral et de la gouvernance mondiale est devenue un sujet majeur dans les débats internationaux, notamment en raison des crises sécuritaires, climatiques et économiques qui affectent plusieurs régions du monde. Dans ce contexte, les appels à une ONU plus représentative des équilibres géopolitiques actuels se font de plus en plus pressants.

La rencontre entre Macky Sall et Emmanuel Macron est ainsi perçue comme une étape importante dans les échanges diplomatiques autour des défis du multilatéralisme et de l’avenir des institutions internationales.

Le déballage de Sonko, les dossiers de l’ASER et des bracelets électroniques, ainsi que le sacre des U17 au menu des quotidiens

L’actualité de ce mercredi 3 juin 2026 est dominée par trois grands sujets : la sortie médiatique d’Ousmane Sonko après son départ de la Primature et la formation du nouveau gouvernement, plusieurs dossiers judiciaires et financiers qui continuent d’alimenter le débat public, ainsi que le deuxième sacre continental des Lionceaux à la CAN U17.

POLITIQUE : SONKO ROMPT LE SILENCE ET DURCIT LE TON

La quasi-totalité des quotidiens reviennent sur la première grande déclaration publique d’Ousmane Sonko depuis son limogeage.

Walf Quotidien barre à sa Une : « Sonko ouvre les hostilités ». Le journal met en avant les avertissements du leader de Pastef qui évoque la poursuite de supposés complots contre lui et affirme que s’il le souhaitait, le gouvernement pourrait tomber.

Le Quotidien titre : « Sonko vide ses dossiers ». Le journal révèle les confidences du leader de Pastef sur le protocole du Cap Manuel, les négociations autour de la formation du gouvernement et ses divergences avec le président Bassirou Diomaye Faye.

Même tonalité dans L’Observateur, qui parle d’un « divorce politique consommé » et d’un Sonko qui « balance tout et met en garde Diomaye ».

Les Échos évoque également un déballage sans précédent. Le quotidien met en exergue plusieurs déclarations fortes de l’ancien Premier ministre, notamment son refus de présenter son départ comme une séparation à l’amiable, ses réserves sur le choix du ministre de la Justice et sa conviction que le pays vit désormais une forme de cohabitation politique.

De son côté, L’AS parle d’un « déballage contre Diomaye », tandis que Le Témoin Quotidien estime que Sonko a ouvert « un nouveau front » contre le chef de l’État.

Pour sa part, Sud Quotidien préfère retenir les explications fournies par le leader de Pastef au lendemain de la formation du nouveau gouvernement avec le titre : « Ousmane Sonko clarifie ».

DIOMAYE-SONKO : LES COULISSES D’UNE RUPTURE

Le journal EnQuête consacre sa manchette au dossier avec un titre sans ambiguïté : « Le clash ! ».

Le quotidien s’intéresse aux échanges entre le président Diomaye Faye et Ousmane Sonko sur plusieurs dossiers stratégiques : la restructuration de l’État, les subventions aux hydrocarbures, la renégociation des contrats ainsi que la composition du gouvernement.

Le journal tente également d’expliquer pourquoi le chef de l’État a choisi des personnalités indépendantes pour les ministères dits de souveraineté et analyse les perspectives politiques à l’horizon 2029.

NOUVEAU GOUVERNEMENT : L’HEURE DES ATTENTES

Le Soleil met l’accent sur les attentes suscitées par la nouvelle équipe gouvernementale. Le quotidien national souligne que citoyens, observateurs et acteurs politiques scrutent désormais les premiers pas du gouvernement dirigé par Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô.

Dans la même dynamique, Sud Quotidien estime que la réorganisation gouvernementale traduit une volonté de rendre l’État plus efficace.

Le journal rapporte également l’avis de l’économiste Mor Gassama selon lequel la fusion des ministères de l’Économie et des Finances devrait permettre d’accélérer la prise de décision.

DOSSIER ASER : LES 37 MILLIARDS REVIENNENT AU CŒUR DU DÉBAT

Après la séquence politique marquée par les déclarations d’Ousmane Sonko, plusieurs quotidiens s’intéressent à nouveau au dossier des 37 milliards de francs CFA de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale, l’ASER.

Le Témoin Quotidien ouvre sa Une sur ce sujet avec le titre : « Marché des 37 milliards : l’alerte tardive de Jean Michel Sène ». Le journal revient sur les circonstances dans lesquelles des alertes auraient été émises autour de ce marché public aujourd’hui au centre de nombreuses interrogations.

De son côté, L’AS met en avant « cette lettre confidentielle qui relance les interrogations ». Le quotidien révèle l’existence d’un document susceptible d’apporter un nouvel éclairage sur les responsabilités et le déroulement de cette affaire qui continue d’alimenter le débat public.

DOSSIERS JUDICIAIRES : LES BRACELETS ÉLECTRONIQUES AU CŒUR DES ENQUÊTES

Le dossier des bracelets électroniques occupe également une place importante dans plusieurs journaux.

L’Observateur révèle des détails explosifs sur un marché de plus de 11 milliards de francs CFA désormais dans le viseur du Pool judiciaire financier. Le journal fait état de plusieurs milliards de francs considérés comme non justifiés par les enquêteurs.

Le Quotidien annonce l’ouverture d’une enquête sur ce marché.

Les Échos rappelle que l’affaire est suivie depuis 2024 et implique plusieurs personnalités ainsi que des responsables d’entreprises spécialisées dans la cybersécurité.

Le Témoin Quotidien associe ce dossier à celui du marché d’armement de 45 milliards de francs CFA et estime que le Pool judiciaire financier continue d’exhumer de nouveaux éléments.

CAN U17 : LE SÉNÉGAL TOUJOURS AU SOMMET DE L’AFRIQUE

L’autre grande information du jour est sportive.

Le Sénégal a remporté sa deuxième Coupe d’Afrique des Nations U17 après son sacre de 2023 en battant la Tanzanie aux tirs au but en finale au Maroc.

Le Soleil célèbre « Le Sénégal dans son royaume ».

Record titre : « Les Lionceaux comme les Lions ! », saluant le parcours exceptionnel de la sélection nationale.

Walf Quotidien parle du Maroc comme d’une « terre promise pour le Sénégal » et rappelle que le pays a remporté deux trophées continentaux en seulement cinq mois.

Sud Quotidien évoque un Sénégal désormais « dans la cour des grands ».

L’Observateur souligne la prestation du gardien Assane Sarr, considéré comme l’un des grands artisans du sacre.

Enfin, EnQuête et L’AS saluent également ce nouveau titre continental qui confirme la domination du football sénégalais chez les jeunes.

En résumé, les journaux de ce mercredi sont dominés par les répercussions politiques de la rupture entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye, les dossiers financiers sensibles de l’ASER et des bracelets électroniques, avant de célébrer le nouveau sacre continental des Lionceaux qui maintiennent le Sénégal au sommet du football africain des jeunes.

Les Lionceaux rugissent à nouveau : le Sénégal champion d’Afrique U17

Le Sénégal renoue avec les sommets du football africain des moins de 17 ans. Les Lionceaux de la Teranga ont remporté, ce mardi à Rabat, la CAN U17 2026 en venant à bout de la Tanzanie lors de la séance des tirs au but (4-2), après un match nul d’un but partout à l’issue du temps réglementaire.

Dans une finale disputée et riche en intensité, les deux équipes se sont rendu coup pour coup. La Tanzanie a longtemps cru pouvoir créer l’exploit face à l’une des références du football de jeunes sur le continent. Mais les Sénégalais ont fait preuve de caractère pour revenir au score et pousser leur adversaire jusqu’à l’épreuve des tirs au but.

Lors de la séance décisive, les Lionceaux ont affiché davantage de maîtrise et de sang-froid. Plus précis dans leurs tentatives, ils ont transformé quatre tirs contre deux pour les Tanzaniens, s’offrant ainsi un nouveau sacre continental.

Trois ans après leur premier titre décroché en 2023, les protégés de Lamine Ludovic Sane confirment la vitalité de la formation nationale et la place du Sénégal parmi les grandes nations africaines du football de jeunes.

Ousmane Sonko : « Nous contrôlons l’Assemblée nationale, mais nous ne bloquerons pas le pays »

Au lendemain de la formation du nouveau gouvernement sans aucun ministre issu de PASTEF, Ousmane Sonko a affiché sa fermeté tout en appelant ses partisans à la retenue. Face à la presse, le leader de PASTEF a dénoncé un gouvernement qu’il juge dépourvu d’assise politique, tout en assurant que son parti n’engagera aucune action visant à paralyser les institutions.

« Ce gouvernement n’a aucune assise politique. Partout dans le monde, il faut une machine politique pour faire avancer un pays », a déclaré Ousmane Sonko, estimant qu’il est difficile de gouverner durablement sans le soutien d’une force politique organisée.

Le président de PASTEF a rappelé que son parti ne compte aucun représentant dans le nouvel exécutif, malgré sa position dominante à l’Assemblée nationale. Il a salué les responsables qui ont choisi de rester fidèles à la ligne du parti, affirmant qu’ils ont privilégié les convictions aux avantages liés aux fonctions gouvernementales.

Au cours de son intervention, Ousmane Sonko a insisté sur le poids institutionnel de son camp. « Nous contrôlons l’Assemblée nationale », a-t-il martelé, avant d’assurer que PASTEF dispose des moyens politiques et parlementaires pour faire entendre sa voix.

Toutefois, il a écarté toute volonté de confrontation immédiate avec le pouvoir exécutif. « Si nous voulons bloquer le pays, nous en avons les moyens. Mais le Sénégal n’a pas besoin de cela », a-t-il déclaré, appelant les militants et sympathisants à garder leur calme.

Le leader de PASTEF a également affirmé que son parti ne donnera aucun prétexte au président de la République pour l’accuser d’entraver l’action gouvernementale. « Nous ne sommes pas les adversaires du président Bassirou Diomaye Faye et de sa coalition. C’est à eux de répondre aux préoccupations des Sénégalais », a-t-il soutenu.

Tout en dénonçant des manœuvres politiques dirigées contre lui, notamment autour de son retour à l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a prévenu que son camp utiliserait les mécanismes institutionnels à sa disposition si ses adversaires engageaient un bras de fer politique.

S’adressant enfin aux militants de PASTEF, il les a invités à se mobiliser en vue des prochaines échéances électorales, notamment les élections territoriales de 2027 et la présidentielle de 2029, qu’il considère comme les prochaines étapes de la reconquête politique du parti.

Cette sortie marque un nouveau tournant dans les relations entre le chef de PASTEF et le nouvel exécutif. Si Ousmane Sonko exclut pour l’heure toute logique de blocage, il rappelle néanmoins que son parti conserve un poids déterminant au sein des institutions et entend le faire valoir dans le débat politique national.

Sidy Alpha Ndiaye quitte la Présidence de la République

Le Professeur Sidy Alpha Ndiaye a annoncé, ce mardi 2 juin 2026, sa démission de ses fonctions de Ministre Directeur de cabinet adjoint du Président de la République et de Coordonnateur du pôle juridique de la Présidence.

Dans une déclaration adressée à ses proches et sympathisants, l’universitaire explique son départ par des raisons essentiellement politiques et de conviction. Il affirme avoir accepté des responsabilités au sein de l’État dans le but de contribuer à la mise en œuvre des réformes juridiques promises aux Sénégalais dans le cadre du projet de rupture porté par PASTEF.

Pour Sidy Alpha Ndiaye, une majorité politique investie par le suffrage populaire doit pouvoir exercer pleinement les responsabilités exécutives. Il estime ainsi que la situation actuelle ne correspond pas à cette exigence démocratique.

Membre du MONCAP et de PASTEF, il considère que son parti n’assume plus pleinement les responsabilités gouvernementales, évoquant une présence limitée à des postes individuels sans véritable dynamique collective portée par la formation politique.

Face à ce qu’il présente comme une question de cohérence avec ses valeurs et ses engagements, le professeur titulaire des universités a choisi de se retirer de ses fonctions. « La loyauté à mes valeurs intrinsèques commande un choix moral, éthique et politique », soutient-il.

Cette démission intervient au lendemain de la formation du nouveau gouvernement .

Dr Ibrahima Sy : « Notre seule boussole reste l’intérêt supérieur de la Nation »

Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, a exprimé sa profonde gratitude au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et au Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo, après sa reconduction dans le nouveau gouvernement.

Dans sa note, le ministre a indiqué mesurer pleinement « l’honneur » et « l’ampleur de la responsabilité » qui accompagnent cette confiance renouvelée. Selon lui, cette reconduction constitue une motivation supplémentaire pour poursuivre les réformes et les actions engagées en faveur de l’amélioration du système de santé sénégalais.

Dr Ibrahima Sy a également rendu hommage à l’ensemble des acteurs du secteur de la santé, notamment les directeurs, responsables des structures sanitaires, professionnels de santé et agents du ministère. Il a souligné que les résultats obtenus jusqu’à présent sont le fruit d’un travail collectif fondé sur l’engagement, le professionnalisme et le sens du devoir.

Le ministre a aussi adressé ses remerciements au peuple sénégalais pour sa confiance et son soutien constants. Il a eu une pensée particulière pour les populations de Podor, sa localité d’origine, dont il a salué les prières et les marques de confiance.

Dans sa déclaration, Dr Ibrahima Sy a tenu à saluer le président du PASTEF, Ousmane Sonko, avec qui il dit avoir partagé neuf années de compagnonnage politique et de combat militant. Il lui a exprimé sa reconnaissance et lui a souhaité plein succès dans la poursuite de son engagement politique.

« Nous avons fait le choix, en tant que patriotes, de servir le pays au-delà de toute autre considération, avec comme seule boussole l’intérêt supérieur de la Nation », a-t-il notamment affirmé.

Se projetant sur les défis à venir, le ministre de la Santé a appelé les acteurs de son département à renforcer leur esprit d’équipe et à demeurer au service exclusif des populations, dans le respect des principes de bonne gouvernance, d’équité et de justice sociale.

Dr Ibrahima Sy a enfin réaffirmé son ambition de contribuer à la construction d’un système de santé « toujours plus performant, accessible et résilient », au bénéfice de tous les Sénégalais.

Revue de presse : Composition du nouveau gouvernement, bras de fer Diomaye–PASTEF et liste des Lions à la Une des quotidiens

L’actualité est largement dominée ce matin par la publication du nouveau gouvernement du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo, qui continue de susciter commentaires, analyses et interrogations dans la presse nationale. « Diomaye s’assume », titre WalfQuotidien. Le journal estime que le chef de l’État a fait le choix d’imprimer sa propre marque à travers une équipe gouvernementale construite autour du programme Diomaye-Président et du Plan Sénégal Vision 2050. Walf souligne également l’entrée de nouvelles figures et le renforcement de certains ministres stratégiques.

Le Soleil parle quant à lui d’une « grande reconfiguration ». Le quotidien national met en avant un gouvernement mêlant continuité et renouvellement avec dix-huit nouveaux entrants issus de Pastef, de la coalition Diomaye Président, des partis alliés et de la technocratie. Le journal accorde également une large place à la feuille de route présentée par le nouveau Premier ministre.

Pour L’Observateur, le message politique est clair. Sous le titre « Diomaye sans état d’âmes », le journal souligne que le Président a privilégié l’intérêt de l’État au détriment des considérations partisanes. Le quotidien revient notamment sur la phrase prononcée par le Premier ministre : « La patrie et la République au-dessus de toute considération partisane ».

Le Quotidien va encore plus loin et évoque « une séparation sans fardes », estimant que Diomaye Faye et Ousmane Sonko actent désormais leur rupture politique. Le journal souligne toutefois que plusieurs responsables issus de Pastef ou de la mouvance patriotique demeurent dans l’équipe gouvernementale.

Même lecture du côté d’EnQuête qui titre : « Diomaye seul à la manœuvre ». Le journal revient sur les négociations avortées avec Pastef et les divergences qui ont conduit à la formation de ce gouvernement sans l’aval officiel du parti dirigé par Ousmane Sonko.

Libération parle des « prémices d’une confrontation » et détaille les tensions nées du refus de Pastef de participer au gouvernement. Le journal met en lumière les divisions internes provoquées par le maintien de plusieurs responsables proches du parti au sein de l’exécutif malgré les consignes du COMEX.

Dans un ton beaucoup plus offensif, Yoor-Yoor Bi dénonce « le grand reniement du 1er juin » et considère la nouvelle équipe gouvernementale comme une rupture avec le Projet porté par Pastef. Le journal évoque même l’avènement des « transhumants de l’intérieur ».

Autre sujet politique à la Une : la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Les Échos révèle que quatorze députés de l’opposition ont saisi le Conseil constitutionnel pour contester cette décision. Selon le journal, les requérants s’appuient sur l’article 54 de la Constitution et demandent aux « sept sages » de se prononcer sur la légalité de la procédure.

Dans le registre judiciaire, plusieurs journaux reviennent sur le dossier Ama Baldé. Les Échos annonce que le lutteur a été placé sous contrôle judiciaire. Libération précise qu’il devra se présenter périodiquement devant les autorités judiciaires dans le cadre de son suivi.

L’actualité sportive est marquée par la Coupe du Monde 2026. L’Observateur annonce que Moustapha Mbow et Ilay Camara ont été retirés de la liste définitive de Pape Thiaw. Le sélectionneur a finalement retenu Bara Sapoko Ndiaye parmi les 26 Lions appelés à défendre les couleurs du Sénégal au Mondial.

Record consacre également sa Une à ce dossier et revient sur le suspense qui entourait les dernières places de la sélection nationale. Le journal note que la prestation convaincante de Bara Sapoko Ndiaye face aux États-Unis a pesé dans les derniers arbitrages du staff technique.

Enfin, la presse rend un hommage appuyé au professeur Moustapha Kassé. Le Soleil salue la mémoire d’un « universitaire d’exception » tandis que Le Quotidien évoque « une recherche universitaire en deuil » après la disparition de l’éminent économiste et enseignant.