Pour assurer sa défense dans ce dossier relatif à des rapports de la CENTIF, le députémaire des Agnams est allé dénicher des ténors du barreau. À savoir : Mes Jacques Pascal Gomis, Alassane Cissé, Baboucar Cissé et Doudou Ndoye. De grands noms du barreau, étonnés du fait que même leur client, Farba Ngom, ne connait ni les tenants, ni les aboutissants de ses accusations.
Si c’est le parquet financier qui poursuit Farba Ngom sur la base de rapports « accablants » Cellule nationale de Traitement des Informations financières, la bataille judiciaire sera âpre. En effet, pour assurer sa défense, Farba Ngom est allé chercher du lourd avec de très grands praticiens du droit. Un pool d’avocat a même de défense n’importe qu’elle dossier. Face à la presse, hier, les conseils de Farba Ngom, Mes Jacques Pascal Gomis,Alassane Cissé, Baboucar Cissé et Doudou Ndoye, ont relevé le flou qui entoure ce dossier très médiatique. « Monsieur Mohamadou Farba Ngom n’a jamais été mis par l’organisme dit Centif en état de connaître et de fournir les éléments concer- nant les soi-disant affaires signalées, ni sur leur origine, ni sur leur destination, conformes aux lois et règlement, ou en violation de celles-ci », s’insurgent les conseils de Farba.Avant de relever que, conformément à l’article 677-98 du Code de procédure pénale (loi N°2023-14 du 2Août 2023), en considération de l’obligation d’enquête préliminaire mise à la charge du Procureur de la République finan- cier Mohamadou Farba Ngom et ses conseils se déclarent être à la disposition desAutorités pour, enfin, savoir de quoi il s’agit et répon- dre à leurs préoccupations. Selon Me Doudou Ndoye, jusqu’à présent, aucune déclaration officielle du procureur ou des autorités judiciaires compétentes n’a été faite pour clarifier les faits reprochés à son client. « Je n’accuse pas le procureur de la République. Mais il n’a rien dit, rien fait, du moins à ma connaissance », insiste la robe noire.Avant de hausser le ton : « Nous sommes des avocats, pas des lecteurs de communiqués. Nous attendons des faits précis, des éléments concrets, pour pouvoir défendre notre client », a-t-il conclu.
